Bauhaus-Universität Weimar

ÉLECTROTONUS. 
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rants électroioniques éprouvent 'une diminution de leurs forces électromotrices il se 
produit une variation négative analogue à celle du courant de repos du nerf {le décré¬ 
ment électrotonique de Bernstein), et cela aussi bien dans fanélectrotonus que dans le 
catélectrotonus. L’intensité de la variation négative varie suivant la position qu’occupe 
la partie irritée et dérivée par rapport à Ja région polarisée. Si cette dernière se trouve 
entre la partie irritée et la partie dérivée, on constate en tétanisant le nerf un renforce¬ 
ment de la variation négative du courant de repos (du courant de démarcation) dans le 
catélectrotonus, et un affaiblissement dans l’anélectrotonus, tout comme pour la secousse 
du muscle innervé par ce nerf; en même temps on observe une diminution (variation 
négative) des courants électrotoniques. L’affaiblissement de ces derniers est surtout 
marqué dans le cas où la partie dérivée se trouve au milieu du nerf dont un bout est 
irrité, et l’autre polarisé, Hermann (20), tout en ayant confirmé les faits trouvés par Bern¬ 
stein, leur donne une interprétation différente, déduite du fait constaté par lui, que la 
force du courant polarisateur augmente pendant la tétanisation du nerf. Cela a été 
déjà observé par Gruenhagen (21) qui l’a attribué à une diminution de la résistance du 
nerf à la suite de l’irritation. Or Hermann a démontré, par une série de recherches spé¬ 
ciales, qu’il ne s’agit ici nullement d’une diminution de résistance, et que le renforcement 
du courant polarisateur résulte exclusivement du développement des forces électro¬ 
motrices le long du nerf. Dans la partie intrapolaire, le courant d’action est justement 
influencé par la force du courant polarisateur. Si cette dernière est très grande et l’irri¬ 
tation a lieu de l’autre côté de la kathode, il ne se produit aucune variation de l’état 
électrique, l’excitation étant à son arrivée à la kathode trop faible pour être encore effi¬ 
cace. Le courant d’action suffisamment fort est toujours de même sens que le courant 
polarisateur et renforce ce dernier. Dans la partie extra-polaire, la seconde phase du 
courant d’action augmente dans l’anélectrotonus et diminue dans le catélectrotonus. 
Hermann a conclu de tous ces faits que l’onde de l’excitation, c’est-à-dire l’onde de la 
négativité, augmente à mesure qu’elle se dirige vers le point « positif » et diminue à 
mesure qu’elle se dirige vers le point « négatif » du nerf; en d’autres termes, l’onde de 
l’excitation augmente lorsqu’elle va vers des points plus fortement anélectrotoniques 
ou plus faiblement catélectrotoniques, et elle diminue à mesure qu’elle approche les 
points plus faiblement anélectrotoniques et plus fortement catélectrotoniques. C’est de 
ces faits qu’HERMANN déduit le principe de l’incrément polarisateur, qui lui sert de base à ses 
conceptions théoriques sur la nature de certains phénomènes électromoteurs dans le nerf. 
Effets consécutifs. — L’électrotonus galvanique proprement dit disparaît générale¬ 
ment après l’ouverture du courant polarisateur, mais il produit certains effets consécutifs 
décrits sous le nom de courants post-électrotoniques. D’après Fige (22), qui le premier 
étudia ces phénomènes, la disparition des courants électrotoniques après l’ouverture 
du courant polarisateur serait précédée d’une inversion de leur sens. Hermann a trouvé 
que cette inversion des courants post-électrotoniques ne se produit que dans l’anélee- 
trotonus, tandis que les courants post-catélectrotoniques après une inversion de très 
courte durée se dirigent dans le sens du courant polarisateur. L’intensité du courant 
post-anélectrotonique est toujours plus grande que celle du courant post-catélectroto- 
nique. Dans la région intrapolaire on constate également des courants post-électroto- 
niques de sens opposé à celui du courant polarisateur; dans le cas où ce dernier est de 
grande intensité et de courte durée, les courants post-électrotoniques sont du même 
sens que le courant polarisateur (courant de polarisation positif de du Bois-Reymond). 
D’après Hermann, le courant de polarisation positif serait tout simplement un courant 
d’action produit par une excitation post-anodique. Il importe de remarquer que l’étude 
de l’électrotonus de la partie intra-polaire présente de très grandes difficultés tech¬ 
niques. En dérivant deux points de la région intra-polaire, on dérive souvent une partie 
du courant polarisateur, et on diminue ainsi la force de polarisation dans cette partie 
du nerf. Les résultats obtenus dans ce cas, et même dans les cas où l’on s’est servi 
d’autres procédés, sont très compliqués, et leur interprétation très difficile. Ces difficultés 
expliquent en partie les résultats contradictoires auxquels, sont arrivés divers expéri¬ 
mentateurs. Aussi croyons-nous que, si en général la question de l’électrotonus présente 
encore bien des points obscurs, celle de Félectrotonus intra-polaire est à peine ébauchée 
et nécessite de nouvelles recherches.
        

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