Bauhaus-Universität Weimar

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ÉLECTRICITÉ (Poissons électriques). 
On voit, d’après ce tableau, qu’après une période lalente de 0",01 — O7,012a la 
décharge commence et atteint le premier maximum de son développement déjà après 
O7,015 — 0",0175, tandis que le deuxième et le troisième maximum sont séparés l’un 
de l’autre par un intervalle de plus de 0",01. On voit aussi, d’après le nombre de degrés 
de l’échelle galvanométrique, que le premier maximum (367°j est le plus grand, le 
deuxième (225°) est moindre, et le troisième (130°) est le plus faible. D’après Schoenleix, 
qui a pu confirmer en tous points les faits constatés par Gotch, la prévalence du pre¬ 
mier maximum de la décharge n’est pas absolue et dans certains cas le second maxi¬ 
mum est plus grand que le premier; la différence entre ces deux maximum est alors 
moindre qué lorsque le premier maximum prévaut. 
Le caractère ondulatoire de la décharge provoquée par une irritation électrique 
unique présente certainement un très grand intérêt pour la connaissance de la nature 
intime de la fonction de l’organe électrique. Malheureusement, l’explication de ce 
phénomène n’a pas pu être encore donnée. Jolyet fut le premier à expliquer ce phéno¬ 
mène par le fait que les différentes parties de l’organe n’entrent pas simultanément 
en fonction et que la fusion des flux dans certains cas de la décharge, aussi bien volon¬ 
taire qu’artificielle, ne se fait pas aussi complètement qu’on l’admet en général. Le retard 
Fig. 190. — Mesure de la période d’excitation latente dans l’appareil électrique de la torpille (Marey). 
e' s', l’excitation directe de la grenouille : e, s, excitation par l'intermédiaire de l’organe électrique. 
s, s‘, mesure le temps perdu dans l'organe électrique. 
constaté par d’Arsonval de là décharge de la partie postérieure de l’organe sur celle de 
la partie antérieure|plaiderait peut-être en faveur, sinon d'une certaine indépendance 
des décharges des différents départements de l’organe, au moins d’une non-simultanéité 
de leur mise en action. Gotch a repris cette idée de Jolyet et lui a donné quelque 
développement. Il croit pouvoir admettre que l’excitation de l’organe électrique ne se 
fait pas d’emblée. A la suite de l’irritation du nerf, l’excitation n’a lieu que dans un 
Fig. 191.— Deux tracés de décharge de torpille obtenus avec le signal électrique de Desprez (Marey). 
certain nombre plus ou moins limité de colonnes prismatiques et y produit un courant 
de décharge, qui se propage le long de l’organe, et qui irrite les autres colonnes pris¬ 
matiques de sorte que la décharge de ces dernières serait analogue à la secousse secon¬ 
daire de la préparation neuro-musculaire. Chacune de ces décharges secondaires présente 
son maximum : c’est ainsi que Gotch explique les maxima multiples de la décharge 
totale de l’organe. Cette manière de voir ne paraît pas plausible à Schœnlein, qui croit 
avoir démontré que le caractère oscillatoire de la décharge provoquée par une irritation 
électrique unique ne peut pas être considérée comme un phénomène général, mais 
qu’elle dépend probablement de la nature de l’irritant. Il est constant dans l’irritation 
avec un choc d’induction et ne se produit guère à la suite de l’irritation du nerf élec-
        

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