Bauhaus-Universität Weimar

ÉLECTRICITÉ. 
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une oscillation ayant une durée fixe, comme tout pendule. On peut augmenter ou 
diminuer cette fréquence en déplaçant le long de la tige une boule métallique. La durée 
d’oscillation est d’autant plus longue que la boule est plus loin de l’axe. On peut aussi 
incliner tout le système sur l’horizontale. Dans ces conditions, tout se passe comme si 
l’oscillation pendulaire était coupée au bout d’un temps d’autant plus court que l’incli¬ 
naison est plus grande : la fréquence augmente donc avec l’inclinaison. Cet appareil 
fonctionne à peu près bien entre 1" et 0",06 environ. 
Mais, quand on étudie au moyen de l’électromètre la différence de potentiel aux bornes 
du secondaire, on s’aperçoit qu’elle est soumise à de très grandes irrégularités, toutes 
les fois qu’on emploie les interrupteurs à contact solide. Aussi Foucault employa-t-il dès 
le début le contact à mercure. Dans l’interrupteur de Foucault (fig. 173), un électro¬ 
aimant séparé, actionné par une petite pile séparée qu’on appelle pile locale, attire un 
contact de fer doux, qui rompt le circuit de la pile locale. Le jeu est donc absolument 
le même que pour les interrupteurs ordinaires, sauf que la rupture se fait entre platine 
et mercure. Une deuxième pointe de platine trempe dans un deuxième godet à mer¬ 
cure et rompt alors rythmiquement le courant principal. La fréquence est variable au 
Fig. 173. — Bobine à interrupteur de Foucault. 
moyen d’une masselotte additionnelle comme dans l’interrupteur précédent. On est aussi 
maître de la fréquence et de l’intensité du courant excitateur séparément. 
Dans le modèle de Foucault, le contact de fer doux'arrive à toucher l’électro-aimant, 
Dans ces conditions, on a souvent des irrégularités dues au magnétisme rémanent. On 
peut les éviter, et augmenter en même temps la fréquence en plaçant un morceau de 
caoutchouc convenable sur le pôle d’aimant. Celui-ci renvoie alors très vite le contact 
s’il est venu le frapper avec une vitesse suffisante. Les vitesses sont dans ce cas, avec 
une pile locale puissante, comparables à celle de l’interrupteur précédent, et la régula¬ 
rité bien meilleure. 
Quand les courants employés sont très intenses, il faut prendre des précautions 
spéciales pour empêcher les godets 'de s’échauffer. 11 faut proscrire les petits godets 
des anciens appareils; on doit en employer de très larges. Dans ces conditions, il n’y a 
pas d’échaufîement, et les interruptions sont toujours bonnes. On place au-dessus du 
mercure un liquide isolant et refroidissant pour éteindre le plus vite possible l’étincelle 
de rupture. On a employé l’alcool, l’eau alcoolisée, le pétrole. Le meilleur est le pétrole; 
quand on a un large godet où le refroidissement se fait bien, on peut marcher ainsi 
très longtemps de suite, même avec des courants puissants. 
On a souvent employé des interrupteurs à mercure mus directement par le noyau de 
la bobine. On en a fait aussi à électro-aimants séparés avec et sans pile locale. Us sont 
disposés comme sur la figure. Enfin, Villard vient de réaliser pourles rayonsX un inter¬ 
rupteur à mercure dont une branche horizontale est entre les pôles d’un aimant en fer
        

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