Bauhaus-Universität Weimar

ÉLECTRICITÉ. 
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démontrée expérimentalement par Pouillet. Nous pouvons ajouter que le champ magné¬ 
tique créé par un courant est proportionnel à l’intensité de ce courant. 
Puissance d’un courant. — Loi de Joule. — D'après ce que nous venons de voir, 
la puissance dépensée par un courant est représentée par le produit El; d’après la loi 
E2 
d’OHM Pouillet, elle est égale soit au produit I2 R, soit au quotient —. Nous trouvons l’ori¬ 
gine de cette énergie dans la dissolution du zinc de la pile par l’acide sulfurique. Nous 
verrons ultérieurement que l’on doit tenir compte non seulement de la réaction chimique 
principale, mais encore de toutes les réactions accessoires,)de tous les phénomènes phy¬ 
siques inévitables dans cette réaction chimique. Nous devons donc chercher avant tout 
ce que devient l’énergie ainsi dépensée dans la pile et mise à la disposition du circuit 
électrique. Nous supposerons que tout le circuit est immobile. 
Deux cas sont à distinguer. Ou bien le conducteur est un corps simple, ou bien il con¬ 
tient des liquides ou des solides de composition chimique complexe. 
Chauffage électrique; lampe à, incandescence. — Dans le premier cas, celui où il 
n’y a en circuit que des métaux, toute l’énergie électrique est transformée en chaleur dans 
le circuit. Le fil s’échauffe. Il peut être porté au rouge. Cet échauffement est mis à pro¬ 
fit dans beaucoup de circonstances; il est utile pour le physiologiste d’en connaître un 
certain nombre. 
L’échauffement d’un fil conducteur convenable peut être employé pour chauffer avec 
une régularité parfaite, sans jamais craindre d’élévation de température trop brusque, 
une enceinte quelconque. C’est le procédé de choix pour étalonner les calorimètres à 
rayonnement. En effet, une résistance parcourue par un courant s’échauffe tant que ses 
pertes par convection et par rayonnement ne sont pas trop grandes. Puis il arrive un 
moment où sa température devient stationnaire, les, gains équilibrant les pertes. A ce 
moment, la puissance dépensée étant constante, si le courant est bien constant, le flux de 
chaleur émis par la résistance chauffée, qui est équivalent à la puissance électrique 
dépensée est constant aussi. Il suffit donc de mesurer l’intensité du courant, et la différence 
de potentiel aux bornes de la résistance, pour avoir parle produit El l’énergie électrique 
transformée en chaleur et par la formule y, où J est l’équivalent mécanique de la 
calorie dans le système d’unités employé, le flux de chaleur produit. 
On voit ainsi que l’effet Joule, c’est-à-dire l’échauffement des conducteurs, permet 
non seulement d’obtenir dans une enceinte une température donnée, mais encore de 
savoir exactement les pertes de cette enceinte. Nous verrons dans le chapitre des unités 
de quel ordre de grandeur est la chaleur produite, et dans le chapitre des mesures 
comment on étalonne un calorimètre. 
Si l’on prend un conducteur dont la résistance par unité de longueur est grande, et si 
on y dépense de l’énergie électrique, son échauffement pourra être assez grand pour qu’il 
soit porté à l’incandescence. On peut fondre ainsi tous les métaux. Si on emploie comme 
conducteur le carbone, on peut le maintenir indéfiniment à l’incandescence. Pour qu’il ne 
brûle pas au contact de l’oxygène, et aussi pour que la perte de chaleur par convection 
soit réduite au minimum, on le place dans une ampoule de verre où on a fait le vide. 
Dans ces conditions, on obtient le meilleur rendement lumineux : c’est la lampe à incan¬ 
descence pratique. Son emploi est indiqué pour éclairer tous les objets difficilement acces¬ 
sibles, comme les cavités de toutes natures; la production de chaleur étant réduite au 
minimum, on peut aussi éclairer par ce procédé des objets qui ne supporteraient pas 
le voisinage d’une flamme ordinaire. Enfin, dans ce système d’éclairage, aucun produit de 
combustion ne se dégage : on peut donc s’en servir pour éclairer, sans vicier l’air, une 
enceinte fermée. 
On voit immédiatement, par la loi de Joule, que toutes les lampes à incandescence ne 
peuvent pas servir dans toutes les conditions. La source d’électricité qu’on possède a 
une force électromotrice E déterminée. Si donc on la ferme sur une lampe de résistance 
g2 
R, on dégagera dans cette lampe ’une quantité de chaleur —. Si R n’est pas calculé 
convenablement pour la force électromotrice E, il pourra se faire que la quantité de 
.chaleur soit trop faible ou trop forte, que par conséquent la lampe n’éclaire pas, ou
        

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