Bauhaus-Universität Weimar

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D IOPTR1QU E OCULAIRE. 
parallèles à l’axe (lignes pleines) lui seraient parallèles après la réfraction. Ceux (lignes 
pointillées) qui forment un angle avec l’axe du cylindre forment avec lui, au sortir du 
cylindre,|le même angle qu’avant son entrée, et ils sont parallèles entre eux; de plus, ils 
sont situés du même côté de l’axe du cylindre que les rayons incidents. — Cet effet 
dioptrique peut être obtenu par deux lentilles convexes identiques distantes entre elles 
du double de la distance focale. — Un tel cylindre est donc une lunette astronomique 
non grossissante, mais donnant des images droites des objets. 
Un autre genre d’effet dioptrique semble être réalisé dans certains yeux d’insectes. 
Matthiessen a fait observer qu’une pile de couches analogues à des verres de montre à 
faces parallèles produit l’effet d’une lentille convexe, lorsque les indices des couches 
diminuent dans la direction où marche la lumière, et si les concavités sont tournées 
vers la source lumineuse. Suivant Exner, dans certains yeux composés (Limulus) cet effet 
d’une « loupe en étages » paraît combiné avec l’effet du cylindre emboîté, conformé¬ 
ment à la fig. 78. 
Ces principes semblent être employés dans des combinaisons diverses dans les yeux 
composés des arthropodes. De plus, ils y sont combinés le plus souvent avec la réfraction 
sphérique. Chez les arthropodes vivant hors de l’eau, la face externe 
d de chaque facette est en effet plus ou moins sphérique. Quand aux 
arthropodes à mœurs amphibies, ils ont des facettes planes ou à peu 
près. On remarque, en effet, qu’à l’opposé de ce qui existe pour les 
lentilles, l’effet dioptrique des cylindres emboîtés purs (sans effet sphé¬ 
rique) est à peu près indépendant du milieu ambiant. La réfraction 
est en somme la même dans l’eau et hors de l’eau. 
Dans l’œil des vertébrés, la réfraction sphérique se combine aussi 
dans une certaine mesure avec l’effet du cylindre emboîté. La réfraction 
dans le cristallin, en tant qu’elle dépend de sa structure particulière (et 
non de ses deux surfaces) est en réalité celle qui est décrite ici. 
70. Dans l’application de ces principes dans la nature, Exner dis¬ 
tingue deux types d’yeux composés. Le premier type produit des images 
droites par apposition, à peu près conformément à la théorie de 
J. Mueller. Le second produit des images droites, dites par superposi¬ 
tion; à certains égards, son effet dioptrique est analogue à celui des 
vertébrés, sauf que l’image fournie est droite. 
71. Yeux à images par apposition. — Le prototype choisi est l’œil de 
Limulus, parce que chez cet animal les cônes cristallins adhèrent à la 
Fig. 78. cornée, et que par conséquent, on peut isoler l’appareil dioptriqne dans 
son ensemble, et le soumettre à des expériences physiologiques. La cor¬ 
née commune a une surface à peu près unie; les cônes cristallins ont une structure 
analogue à celle de la fig. 78, avec sommets (tronqués) tournés en arrière. La rétinule 
jusque tout arrive près (à 0mm, 04) du sommet du cône. Le' cône et la rétinule ont une 
enveloppe commune de pigment. 
Si l’on place sous le microscope le segment antérieur de l’œil, c’est-à-dire la cornée 
totale avec la forêt de cônes cristallins, ces derniers en haut, et si l’on met au point vers 
les sommets des cônes, on voit chaque cône sous forme d’un cercle lumineux, étroit vers 
la pointe, plus large ailleurs. Ces cercles se présentent sur fond obscur. Ce fond obscur 
n’est pas dû à l’absorption de la lumière par le pigment intermédiaire entre les cônes, 
car rien n’est changé au phénomène si on a enlevé le pigment au pinceau. Il est dû à ce 
que la lumière ne peut pas sortir d’un œil élémentaire. 
Pour imiter l’état réel des choses, laissons la surface libre de la cornée (totale) en 
contact avec l’air, et couvrons les cônes (sous un verre couvrant) d’un liquide ayant à 
peu près l’indice de réfraction du sang de l’animal. Rien ne semble changé au phéno¬ 
mène. Toutefois, avec une certaine mise au point, on voit sur le sommet de chaque 
cône une image (diffuse) renversée des objets extérieurs (fenêtre). C’est évidemment 
l’image xy de la ligure 76, située dans le sommet du cône, au devant de la rétine. 
Voyons la marche des rayons lumineux au-delà du cône, vers la rétine. Si l’on éclaire 
l’œil par un seul foyer lumineux, on voit un point lumineux au sommet de chaque 
cône dont l’axe est approximativement parallèle à la lumière incidente et à l’axe du
        

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