Bauhaus-Universität Weimar

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DIGESTION. 
l’animal vivant, il montra clairement l’importance de cette glande dans les phénomènes 
digestifs. 
L’étnde de l’action des autres sucs digestifs ne fut pas non plus négligée. L’action 
sacchariflante de la salive fut signalée par Leuchs en 1831. Pour élucider le [rôle de la 
hile on analysa les troubles digestifs produits par la fistule biliaire (opération imaginée 
par Schwann en 1844). On fit aussi des fistules intestinales (Thiry) pour recueillir le 
produit de sécrétion des glandes intestinales et rechercher son action digestive. Cl. Ber¬ 
nard découvrit le pouvoir inversif du suc intestinal sur le sucre de canne. 
Enfin, lorsque les découvertes de Pasteur apprirent quel rôle jouent les microrga- 
nismes dans les phénomènes de fermentation, la physiologie de la digestion fit de 
nouveaux progrès; on rechercha la part que prennent les microbes aux processus 
digestifs. 
D’un autre côté, dans ces dernières années, on a commencé l’étude de la physiologie 
comparée delà digestion. Une riche moisson de faits est venue récompenser le zèle des 
expérimentateurs. Bornons-nous à signaler, parce que nous aurons à les analyser lon¬ 
guement dans le courant de cet article, les travaux de Metchnikoff sur la digestion 
intra-cellulaire des protozoaires et des métazoaires inférieurs, ceux de Hoppe Seyler, de 
Krukenberg, de F. Plateau, de Léon Fredericq, de Boürquelot, etc., sur la digestion 
chez les invertébrés. 
II. Aperçu sur là constitution de l’appareil digestif et son perfectionnement 
dans la série animale. —■ La digestion consistant essentiellement en une dissolution 
des aliments à l’aide de liquides fournis par l’organisme, la forme la plus simple que 
l’on puisse imaginer pour un appareil destiné à cette fonction serait celle d’un réservoir 
ou poche, dont l’orifice de communication avec l’extérieur se dilaterait pour laisser passer 
les aliments ou leurs résidus, mais demeurerait clos pendant la durée du travail digestif, 
afin de conserver les sucs sécrétés et le produit de leur action fermentaire. Un appareil 
d’une telle simplicité se montre chez les animaux les moins perfectionnés, les zoophytes; 
il consiste en effet en une cavité creusée dans le parenchyme du corps, et communiquant 
avec l’extérieur par un seul orifice servant à la fois de bouche et d’anus; cette cavité 
représente de plus le système circulatoire; elle sert aussi parfois à la respiration et loge 
encore chez certains animaux (Coralliaires) les organes reproducteurs. Mais la tendance 
à la division du travail fait que cette organisation si simple ne se rencontre pas chez les 
animaux plus élevés; un premier perfectionnement consiste dans l’ouverture de la cavité 
digestive au dehors par deux orifices opposés, dont l’un sert à l’entrée des aliments, 
(bouche) et l’autre livre passage au résidu de l’acte digestif (anus). La cavité digestive 
perd la forme primitive d’une poche, et affecte celle d’un tube plus ou moins renflé vers 
le milieu et plus ou moins contourné. Déplus, ce tube acquiert une paroi propre distincte 
de la masse générale du corps; en s’isolant des tissus d’alentour, il devient libre et ne 
demeure plus que suspendu plus ou moins lâchement par un repli (:mésentère) dans la 
cavité générale du corps. La paroi du tube est essentiellement formée par une membrane, 
dite muqueuse, chargée de sécréter les liquides digestifs; les cellules qui la tapissent 
jouissent aussi tout d’abord de la faculté d’imprimer le mouvement de progression à la 
masse alimentaire par leurs cils vibratiles; mais, chez les animaux les plus élevés, ce 
mouvement, qui doit être plus énergique, est donné par une tunique musculaire dont les 
parois du tube digestif se recouvrent extérieurement à la muqueuse. Le tissu connectif 
qui tapisse en dehors le tube intestinal se modifie corrélativement; quand les mouve¬ 
ments deviennent étendus, il se transforme en une membrane lisse séreuse. La propriété 
d’élaborer les liquides digestifs n’est d’abord localisée à aucune partie déterminée du 
tube digestif; mais la division du travail entraîne aussi une spécialisation dans les fonc¬ 
tions de l’épithélium de la muqueuse; de plus la fonction sécrétoire ne reste pas localisée 
à cet épithélium; elle s’étend à des organes qui en dérivent et qui se séparent plus ou 
moins de la paroi du tube digestif" ce sont les glandes. Enfin l’acte mécanique lié à la 
fonction digestive se complique de plus en plus; la bouche, qui n'est primitivement 
qu’un orifice contractile, s’arme de différents appareils de préhension, de mastication, 
etc. Un coup d’œil jeté sur la constitution du tube digestif chez quelques types zoolo- 
giques va nous permettre de juger des perfectionnements qu il acquiert dans la série 
animale.
        

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