Bauhaus-Universität Weimar

DIAPÉDÈSE, 
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sels organiques d’argent (lactate, acétate, citrate), on obtient des préparations d’une 
pureté parfaite dans lesquelles on ne trouve ni pores ni lacunes. 
Les cellules endothéliales reposent sur une mince membrane amorphe, sans structure 
histologique, dont la coupe optique s’accuse par un double contour régulier. 
Le tissu conjonctif accompagne comme un satellite les vaisseaux sanguins sur tout 
leur parcours; sur les artérioles, les capillaires et les veinules, il forme un revêtement 
discontinu de cellules fixes, ordonnées par rapport aux vaisseaux et allongées dans le 
sens de sa marche. C’est la couche rameuse périvasculaire de Renaut, le périthélium d’EBERTH 
etIvanoff. 
Au niveau des veinules on aperçoit, dans la paroi, des faisceaux de fibres musculaires 
lisses. Elles sont disposées sous forme de petits amas transversaux et constituent une 
couche contractile discontinue. Les capillaires se continuent directement et à plein canal 
avec les veinules; il est toutefois facile de reconnaître où commencent les origines du 
système veineux. A ce niveau on constate, en elfet, une dilatation brusque du calibre des 
voies sanguines. 
Quoi qu’il en soit, la (paroi des capillaires et des veinules est toujours très mince; sa 
transparence est telle qu’elle permet très facilement de suivre au microscope les dépla¬ 
cements de la colonne sanguine. 
La constitution histologique relativement peu compliquée de cette paroi vasculaire 
montre, de plus, qu’elle ne peut former une barrière infranchissable pour les éléments 
qu’elle maintient. Les cellules endothéliales sont assemblées les unes aux autres par une 
substance unissante dont la résistance est minime. Arnold considère, en effet, les espaces 
intercellulaires comme remplis par une substance liquide et visqueuse ; pour nombre d’his¬ 
tologistes, le ciment intercellulaire est un albuminate fluide que les réactifs coagulent. 
Quant aux cellules endothéliales, elles ne forment pas, par leur assemblage, un tube 
rigide; elles sont extensibles et jouissent même d’une certaine mobilité les unes par 
rapport aux autres. Cette mobilité est en rapport avec leur origine ; d’après les recherches 
de Ziegler, elles dérivent des cellules mobiles de la surface du sac vitellin. Plusieurs 
observateurs, tels que Stricker, Goloübeyv, Klebs, Severini, ont constaté un certain degré 
de contractilité dans la paroi endothéliale des capillaires les plus simples. Cette pro¬ 
priété doit, d’après Klebs et Metchnikoff, jouer un rôle important dans la formation des 
orifices qui ne sont nullement préformés, comme l’avait admis Arnold. Quoique ce dernier 
observateur ne parle pas de la contractilité des cellules pariétales, il admet cependant 
que les espaces qui se trouvent entre ces éléments changent suivant les conditions de 
la tension et de la diffusion, de sorte que la position respective des cellules est très 
variable. On peut aussi comparer, avec Metchnikoff, les orifices qui s’ouvrent entre les 
éléments endothéliaux pour laisser passer les globules et le plasma et qui se ferment 
après leur passage, avec les pores de l’ectoderme des éponges qui s’ouvrent et se fermen 
également pour livrer passage aux corpuscules suspendus dans l’eau ambiante. 
Une dernière preuve de la contractilité des cellules endothéliales des vaisseaux est 
fournie par les changements de position que présentent ces éléments : on peut les voir 
dans certaines conditions quitter la paroi et pénétrer, à l’aide de leurs mouvements 
amiboïdes, dans la cavité même des conduits vasculaires. 
Tels sont les éléments histologiques qui concourent à la diapédèse; telles sont leurs 
propriétés physiologiques réciproques. 
Étude de la diapédèse au microscope. — Diapédèse des leucocytes. —Pour étudier 
le phénomène de la diapédèse des leucocytes au microscope, et pour suivre ses différentes 
phases, on peut recourir à la méthode de Cohnheim et opérer sur la mésentère d’une 
grenouille faiblement curarisée. 
On choisit une grenouille mâle pour éviter les œufs que renferme l’abdomen de la 
femelle ; on pratique une entaille peu large sur le flanc gauche, afin de ne pas rencontrer 
le foie. L'animal repose par le dos sur une lame porte-objet suffisamment large. On attire 
une anse intestinale avec son mésentère; on étale rapidement ce dernier de façon 
qu’il occupe la partie évidée d’un petit rond de liège qui a été préalablement fixé sur la 
lame porte-objet avec du baume de Canada. On peut recouvrir avec une lamelle la por¬ 
tion de péritoine qui doit servir à l’étude; mais l’examen peut être fait directement à 
l’aide d’un objectif à immersion assez puissant.
        

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