Bauhaus-Universität Weimar

CŒUR. 
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cardiaque. Ainsi s’expliquerait l’aspiration du cœur droit et la coïncidence de cette aspi¬ 
ration avec un petit choc précordial. 
Modifications de la forme, du diamètre et de la position du cœur. — Galien 
enseigna que le cœur, pendant la systole, se rétrécit et s’allonge. Cette opinion était par¬ 
tagée par Vésale, Borelli, Winslow et autres. Au contraire, Lower, Sténon, Bassuel, Ferrein, 
Lancisi, Sénac, Haller, etc., soutinrent le raccourcissement, se basant pour la plupart sur 
des raisons théoriques. Si le cœur s’allongeait, disait le chirurgien Bassuel, les colonnes 
charnues des valvules auriculo-ventriculaires, fortement tendues par cet allongement, 
devraient maintenir les valvules dans un état d’abaissement qui permettrait au sang de 
retourner aux oreillettes. Haller fut le premier qui s’adressa à l’observation directe pour 
élucider la question. Lorsqu’il approcha la pointe d’un scalpel du sommet du cœur d’une 
grenouille vivante, il constata que la pointe s’éloignait de l’instrument pendant la sys¬ 
tole, et venait se blesser pendant la diastole. Dans un cas d’ectopie du cœur, il avait 
constaté aussi le raccourcissement systolique. Il ne signala qu’une seule exception, le 
cœur de l’anguille; mais Fontana démontra la fausseté de cette exception. 
Plus tard, le comité de Dublin et le comité de Philadelphie s’occupèrent aussi de la 
question. D’après le premier, le cœur se raccourcit, en se contractant, tandis que pour le 
deuxième il s’allonge. Dans la neuvième expérience, faite sur un cheval soumis à la respi¬ 
ration artificielle, il est dit : le ventricule gauche, pendant sa diastole, est aplati et allongé ; 
lors de sa systole, il est raccourci et prend une forme arrondie. 
Ludwig reprit la question chez le chat et observa sur le cœur in situ les modifications 
suivantes : pendant la diastole, la base du cœur possède la forme d’une ellipse dont le 
grand diamètre est dirigé de droite à gauche, et le petit d’avant en arrière. Pendant la 
systole, cette base prend la forme circulaire, de sorte que le diamètre transversal dimi¬ 
nue et le diamètre antéro-postérieur augmente; en outre, le cœur se raccourcit dans le 
sens longitudinal. Cependant Ludwig observa que, si le cœur est détaché, et chargé, en 
position verticale, d’un poids à la pointe, le diamètre antéro-postérieur diminue aussi 
bien que le diamètre transversal, pendant la systole, tandis que l’axe longitudinal aug¬ 
mente. En parlant de cette expérience, Tigerstedt fait remarquer que la position du cœur 
'et la manière dont il est soutenu influent sur la forme diastolique et que pendant la sys¬ 
tole le cœur cherche à corriger cette forme : si pendant la diastole un des]diamètres est plus 
grand qu’à l’état habituel, ce sera surtout ce diamètre-là qui pendant la systole se rac¬ 
courcira, et réciproquement. Ainsi, lorsque le cœur repose par sa face postérieure sur une 
lamelle de verre, il prend pendant la diastole, la forme d’un gâteau aplati; mais, pendant 
la systole, la base s’arrondit et la pointe se soulève. Lorsque le cœur est affaissé sur sa 
base, celle-ci se rétrécit pendant la systole, et la pointe remonte. Lorsque le cœur est 
suspendu par ses oreillettes, il pend, pendant la diastole, comme une poche aplatie, tan¬ 
dis que, pendant la systole, la base s’arrondit et la pointe se soulève en se rapprochant de 
la base. 
Chauveau et Faivre comparèrent les diamètres antéro-postérieur et latéral des ven¬ 
tricules, pendant la diastole et la systole, en mesurant la circonférence de la masse ven¬ 
triculaire dans chacun de ces deux états. Ils constatèrent que le rétrécissement est à son 
maximum au niveau de la partie moyenne, qu’il est plus faible vers la pointe, et qu’il est 
à son minimum vers la base. Par conséquent, partout le diamètre antéro-postérieur est 
diminué, tandis que le diamètre latéral est augmenté. Quant à l’axe longitudinal, l’arron¬ 
dissement du cône ventriculaire prouve qu’il est raccourci. Chauveau et Faivre s’en assu¬ 
rèrent encore, en suspendant un cœur excisé de manière que sa pointe vienne effleurer 
un plan horizontal et fixe; à chaque systole la pointe s’écartait sensiblement du plan, 
pour l’affleurer de nouveau au moment de la diastole. 
Spring insiste sur ce fait que, dans le vide thoracique, la forme du cœur diastolique 
dépend, jusqu’à un certain point, des mouvements du diaphragme et de ceux des pou¬ 
mons. La forme diastolique, dit-il, n’est pas l’opposé de la forme systolique; à propre¬ 
ment parler, il n’y a pas de forme qui soit propre à la diastole. Pendant la période pré¬ 
systolique, l’agrandissement ou la dilatation du ventricule a lieu dans le sens de la 
largeur et de l’épaisseur, avec raccourcissement de l’axe longitudinal ou rapproche¬ 
ment de la pointe vers la base. Pendant la systole proprement dite, le resserrement a 
surtout lieu dans le sens du diamètre transversal; le cœur change aussi en une forme
        

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