Bauhaus-Universität Weimar

DÉGLUTITION. 
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Ce fut Max Marckwald 1 qui localisa exactement le centre de déglutition. Il détruisit au 
moyen d’une forte aiguille la substance de la moelle allongée d’un lapin des deux côtés 
du raphé au niveau des extrémités supérieures des tubercules cendrés à ce moment, les 
actes de la déglutition étaient normaux, sauf le mouvement du mylohyoïdien, qui faisait 
parfois défaut. S’il approchait l’aiguille des sommets des tubercules et s’il détruisait la sub¬ 
stance nerveuse située au-dessus et un peu en dehors de celles-ci (dans ce but, on enfonce 
l’aiguille ou un fin perforateur à travers le plancher du 4° ventricule, le cou étant courbé 
de façon que la tête soit disposée perpendiculairement au corps), il atteignait le centre 
de la déglutition, en laissant intact le centre de la respiration. L’examen microscopique 
de la région atteinte montra que la substance d’une région très circonscrite avait été 
détruite 2. 
La figure 97 se rapporte à une expérience au cours de laquelle des déglutitions 
furent obtenues par l’excitation du nerf laryngé sup. gauche, alors que du côté droit 
telle excitation restait sans effet. La figure présente vers la droite un groupe cellulaire 
Fig. 97. — Aspect microscopique, agrandissement d’une coupe transversale de la moelle allongée du lapin, 
au niveau de l’extrémité inférieure des olives. — X, centre des pneumogastriques. — XI. noyaux de 
l’hypoglosse. — E, lésion par piqûre, remplie de sang extravasé. — JAK, partie interne dn cordon céré¬ 
belleux contenant des cellules ganglionnaires. 
appartenant au noyau du pneumogastrique, complètement détruit par la piqûre. De 
l’autre côté le groupement cellulaire est resté normal. 
D’autre part Marckwald réussi de détruire le tubercule cendré et d’anéantir complète¬ 
ment la respiration, sans que la déglutition s’en ressentait. 
Il faut noter que l’excitation directe de la moelle allongée ne provoque pas de mou¬ 
vement de déglutition, ce qui dépend probablement de l’excitation simultanée de fibres 
motrices et de fibres inhibitrices. Marckwald faisait une coupe transversale par la moelle 
allongée précisément à la hauteur des extrémités supérieures des tubercules cendrés 
(alae cinereae). Le lapin continuait à respirer régulièrement, mais sans mouvoir ses 
narines. L’excitation des nerfs laryngés supérieurs ne provoquait plus de déglutition 
et ne causait plus d’inhibition des respirations. Il s’ensuit de là que le centre de la déglu¬ 
tition est situé dans le plancher du quatrième ventricule plus haut que le centre de la 
respiration et que dans celui-ci entrent les nerfs laryngés supérieurs de haut en bas. 
Inhibition de la déglutition. — Nous avons vu dans les courbes de la figure 93 
1. Heber die Ausbreitung der Erregung und Hemmung vom Schluckcentrum auf das Athmungs 
centrum (Z. B., 1889, xxv, 529). 
2. P. Véjas, Experimentelle Beiträge zur Kenntniss der Verbindungsbahnen des Kleinhirns 
und der Verlauf der funiculi graciles und cuneati [Arch. f. Psychiatrie, 1881, xvi, 1).
        

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