Bauhaus-Universität Weimar

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DÉGLUTITION. 
Quand le ballon était situé plus haut dans le canal, la contraction suivait l’élévation ini¬ 
tiale de plus près ; le contraire se produisait si l’on examinait les parties inférieures; cela 
prouve bien que la contraction consécutive se propageait de haut en bas; elle offre à 
tous les points de vue les caractères d’un mouvement normal. 
Ou peut constater le même phénomène chez des chiens dont l’oesophage a été préa¬ 
lablement mis à nu. Quand, par des exitations successives des nerfs laryngés supérieurs, 
l’estomac est devenu tellement rempli de gaz que le moindre mouvement suffit pour 
faire passer de l’air dans l’œsophage, on voit à chaque bouffée d’air une contraction 
parcourir tout l’organe de haut jusqu’en bas, sans qu’il y ait eu le moindre mouvement 
préalable de déglutition. L’éructation en elle-même ne s’accompagne d’aucun mouvement 
antipéristaltique de l’œsophage; elle est suivie d’un mouvement partiel, péristaltique, de 
déglutition. 
Nous n’avons jamais admis dans cet organe de mouvements antipéristaltiques, d’ac¬ 
cord en cela avec Wild1 3 et Mosso4 5. Wild et Mellinger4 n’en ont point vu au cours de 
vomissement. On a dit aussi que Rühle également les nie formellement; je n’ai pu me 
convaincre de la chose .par la lecture 
de son important travail. Il dit6 : « La 
partie inférieure de l'oesophage se con¬ 
tracte après une faible irritation méca¬ 
nique, et se relâche aussitôt; il est pro¬ 
bable, par conséquent, que les sub¬ 
stances expulsées de l’estomac provo¬ 
quent une contraction qui se produit 
d’abord au cardia même, et, se trans¬ 
mettant de bas en haut, fait avancer 
les matières. » « Il n’est pas probable 
que la contraction de l’œsophage soit seule en jeu dans ce cas; la force de la pression 
à laquelle l’estomac est soumis rend cette hypothèse invraisemblable. D’ailleurs, des 
chiens auxquels on a sectionné les nerfs vagues au cou (ce qui, d’après Dupuy, paralyse 
l’œsophage) vomissent souvent : c’est encore là un argument de plus. » 
Fia. 92. — Mouvements de la deuxième division de 
l’œsophage pendant une éructation. 
Il conclut : « Les contractions de l’œsophage, si elles se produisent toujours de la 
manière que Budge les décrit, ne doivent avoir d’autre rôle que de faciliter le rejet des 
matières alimentaires. Nous pouvons apprécier exactement la valeur et le rôle de cette action 
adjuvante. » 
Budge7 ne s’avance pas davantage. En décrivant sa septième expérience, il dit qu’il 
ouvre la cavité thoracique (sans pratiquer la respiration artificielle) pour observer l’œso¬ 
phage, il lie le pylore et provoque ensuite le vomissement. 11 continue : « L’œsophage 
tout entier cessa de se contracter, lorsque l’estomac se trouvait précisément au maxi¬ 
mum de tension; aussitôt il se contractait dans sa partie sus-diaphragmatique, avec une 
telle force que, plus haut, le canal était gonflé d’air. Ce processus continua de place en 
place, jusqu’au gosier. Je ne pus guère observer ces phénomènes d’une façon aussi claire 
lorsque j’avais versé du liquide par le pylore, et que j’exerçais des pressions plus ou 
moins fortes. Les substances montaient à une hauteur variable. » 
Rühle a donné aussi la preuve importante de ce que « la résistance que le cardia offre 
aux substances contenues dans l’estomac pour les empêcher de retourner en arrière 
disparaît spontanément lors du vomissement. Cependant nous ne pourrions dire si nous 
avons affaire à un relâchement simple des fibres circulaires de cette région, ou bien si 
1. Edinburgh Med. and Surg. Journal, Oct. 1842, 493. 
2. Müller’s Archiv, 1841, 332. 
3. Ueber die peristaltische Bewegung cl. OEsophagus, etc. Henle et Pfeiffer, v, 76. 
4. Loc. cit., 10. 
5. A. g. P., xxiv, 244. 
6. Der Antheil des Magens am Mechanismus des Erbrechens mit einem Anhänge über den 
Antheil der Speiseröhre. Traube's Beiträge zur experimentellen Pathologie und Physiologie, 
fase, i, 1846, 1. 
7. Die Lehre vom Erbrechen, Bonn, 1840, 54.
        

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