Bauhaus-Universität Weimar

696 DÉFÉCATION. 
d’où le nom qu’il lui donne de centre ano-génito-spinal. Les fibres motrices gagnent le 
rectum par les nerfs sacrés. 
Nasse indique que les fibres motrices pour le côlon descendant et le rectum vont de 
la moelle lombaire à la chaîne sympathique, et de là au plexus mésentérique inférieur. 
Il admet que la plus grande partie des fibres motrices quittent la moelle au voisinage 
de ce plexus. L’excitation du sympathique lui donne les effets les plus nets, et les plus 
rapprochés se trouvent près de l’artère mésentérique inférieure. 
Masius poursuit ses observations sur l’innervation du sphincter externe de l’anus et 
conclut à l’existence d’un centre médullaire pour le sphincter externe, qu’il localise chez 
le lapin vers la 6e lombaire et chez le chien vers la 5° lombaire. Chez le lapin, les fibres 
motrices quittent la moelle par les 2e et 3e nerfs sacrés; le 2e nerf sacré ayant une action 
motrice plus intense que le 3e. 
Goltz, en sectionnant la moelle entre la région thoracique et la région lombaire, 
admet que les mouvements du sphincter externe sont gouvernés par un centre dans la 
moelle lombo-sacrée. 
Il était admis jusqu’ici que le sphincter externe constitué par des fibres striées était 
immédiatement et irrévocablement paralysé quand lamoelle dorsale était détruite. Cette 
opinion est juste en tant que, immédiatement après la lésion, l’anus reste béant. On peut 
se convaincre facilement de cet état de l’anus en suspendant par la queue l’animal. Sur 
le cadavre d’un chien que l’on vient de tuer, l’ouverture de l’anus dans ces conditions est 
assez large pour permettre de distinguer une partie du rectum. Il en est de même sur 
un chien opéré, ayant au préalable subi l’ablation de la moelle lombaire et sacrée. Mais, 
si l’on attend quelques mois, on constate que l’anus est bien fermé et qu’il est impossible 
de voir l’intérieur du rectum. Si l’on comprime le rectum au-dessus de l’anus, on déter¬ 
mine un prolapsus de la muqueuse; mais assez rapidement ce prolapsus disparaît, et 
l’anus se referme de nouveau. Le même prolapsus obtenu chez l’animàl récemment 
opéré persiste, même quand on arrose l’anus d’eau froide. 
L’excitation électrique montre encore nettement la vitalité et l’excitabilité des fibres 
striées de l’anus, quand les autres muscles du squelette sont dégénérés. Sons l’influence 
du courant, l’anneau se contracte énergiquement. 
Il existe des points autour de l’anus qui paraissent être plus favorables à l’excitation 
que les autres régions. 
Le sphincter strié est cependant sous l’influence de la volonté comme les muscles du 
squelette, et il est étonnant qu’il présente des différences si considérables. 
On ne peut objecter que le sphincter reçoit quelques filets nerveux émergeant de la 
partie supérieure de la moelle non détruite. Les recherches de Langley et d’ANDERSON 
répondent à cette critique. Ils ont montré, en effet, que chez le chien l’excitation seule des 
Ire et IIe paires sacrées détermine la contraction du sphincter, celle des paires lombaires 
étant inefficaces. A plus forte raison ne doit-on pas supposer une action des nerfs quit¬ 
tant la moelle dorsale, ainsi que le montrent les expériences de Goltz. 
Quand le tonus du sphincter est rétabli après la destruction de la moelle, il ne se 
produit aucune modification si, dans une troisième opération, on détruit une grande 
partie de la moelle dorsale. 
Contre ces faits, on pourrait alléguer la possibilité que des filets nerveux, partant de 
la moelle cervicale, suivent le trajet du sympathique pour arriver ainsi jusqu’à l’anus. 
Mais deux voies seulement pourraient établir cette communication, le vague et la chaîne 
du sympathique. Or aucun observateur n’a vu l’excitation de ces nerfs déterminer des 
contractions anales chez les animaux à moelle sectionnée. 
Il reste deux hypothèses possibles. Ou bien le sphincter anal renferme dans sa propre 
substance la cause de son tonus, comme les faisceaux striés du cœur ou bien l’activité; 
du sphincter dépend des ganglions nerveux disséminés dans la cavité thoracique et abdo¬ 
minale. 
La découverte de Langley et Dickinson permet d’étudier cette hypothèse. Ils ont 
trouvé que les faisceaux nerveux qui traversent un ganglion ont perdu leur excitabilité 
si l’animal est empoisonné par la nicotine. 
Un chien reçut 40 milligrammes de nicotine (expérience de Fuld). Il se produisit une 
selle après laquelle l’anus se ferma ^activement. Mais on ne vit aucune diminution
        

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