Bauhaus-Universität Weimar

CYANHYDRIQUE (Acide). 645 
Chez les animaux à sang froid, le cœur est plus rapidement touché que chez les ani¬ 
maux à sang chaud. 
Action sur la respiration, les échanges gazeux et la chaleur animale. — Ittner, en 1809, 
avait déjà signalé l’action énergique de l’acide cyanhydrique sur la respiration; en 1819, 
Coullon note à son tour les troubles respiratoires au cours de ses expériences. En 1824, 
Schubarth cherche à déterminer expérimentalement le mécanisme de ces troubles respi¬ 
ratoires, et note une accélération du rythme de la respiration chez les animaux qui meu¬ 
rent lentement, comme le cheval. Preyer, contrairement à ces assertions, constate un 
ralentissement de plus en plus considérable des mouvements] respiratoires depuis la 
première période jusqu’au coma. 
On doit distinguer deux cas dans la période de coma : 1° lorsqu’il y a mort; 2° lors¬ 
qu’il y a survie. 
1° On observe un ralentissement progressif, quelquefois précédé d’une accélération 
passagère. 
2° Après avoir constaté un maximum de ralentissement, il s’établit une accélératiod 
progressive, qui peut quelquefois dépasser la normale. 
La respiration est pénible, les inspirations profondes. 
L’inspiration présente souvent un caractère tétanique; en mettant à nu le diaphragme 
d’un lapin empoisonné par l’acide cyanhydrique, on peut voir ce muscle s’arrêter dans 
un état de contraction spasmodique inspiratoire. 
Boehm a étudié les modifications respiratoires à l’aide d’appareils enregistreurs, et en 
injectant aux animaux des quantités de poison parfaitement déterminées. Dans la pre¬ 
mière période il voyait se produire, quelle que fût la dose employée, trois ou quatre 
mouvements respiratoires très profonds et pénibles, auxquels succédait une série de 
mouvements respiratoires accélérés. Les expirations ont un caractère manifestement 
convulsif. Lorsque l’animal succombe, on constate une contraction du diaphragme en 
position inspiratoire. 
Lazarski a vu, de même que Boehm, un ralentissement des mouvements respiratoires- 
Il y a toujours une diminution dans le volume gazeux qui pénètre dans les poumons; 
Gaethgens a observé qu’un lapin qui, avant l’intoxication, expirait en une minute 253 cen¬ 
timètres cubes d’air, n’en expirait plus que 53 après l’empoisonnement par l’acide cyan¬ 
hydrique. 
Un autre lapin, qui en expirait 339co,7 avant, n’en expirait plus que 139co,4 après. 
La ventilation pnlmonaire était insuffisante, et en même temps on voyait s’abaisser 
le taux des échanges gazeux. 
100 centimètres cubes d’air expirés par un lapin normal renferment : 
4,264 de CO2 
15,51 de O. 
100 centimètres cubes d’air expirés par le même lapin intoxiqué par l’acide cyanhy¬ 
drique renferment : 
2C°,993 de CO2 
19oc,28 de O 
Dans une autre expérience 100 centimètres cubes d’air expirés par un lapin sain 
renferment : 
4 ce. de CO2 
16°°,02 de O 
Après intoxication, 100 centimètres cubes d’air expirés renferment : 
20C,41 de CO2 
1900,18 de O 
Donc les animaux empoisonnés par l’acide cyanhydrique expirent une moins grande 
proportion d’air dans le même temps, et cet air contient moins d’acide carbonique et 
plus d’oxygène qu’avant l’empoisonnement. 
Geppert a étudié avec soin les échanges gazeux chez les animaux intoxiqués par
        

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