Bauhaus-Universität Weimar

CU RARIS ANTS (Poisons). 
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quatre substances, étudiées au point de vue de leur action curarisante par la méthode de 
Sajntesson précédemment indiquée, nous voyons que la moins toxique de toutes est la 
méthyl-pyridine : viennent ensuite, par intensité croissante : la méthyl-quinoline, la 
méthyl-isoquinoline et enfin la diméthyl-thalline. La quinoline et l’isoquinoline exercent 
des effets presque analogues et se rapprochent davantage de la pyridine que de la thal- 
line. Pour toutes ces substances, la première courbe de la fatigue fut prise une heure 
après l’injection et une demi-heure après la décapitation. A cette première courbe ont 
succédé encore plusieurs autres, prises à des intervalles de temps réguliers. Dans la 
grande majorité des cas, c'est pendant la première courbe qu’on observe la plus grande fati¬ 
gabilité : les courbes suivantes sont de plus en plus longues, la résistance de la prépara¬ 
tion névro-musculaire va en augmentant. Cette différence est parfois très considérable, 
la résistance devient de plus en plus grande à chaque nouvel essai. La deuxième ou la 
troisième courbe atteint l’optimum, après quoi la fatigabilité ne subit plus de modifica¬ 
tion. 
Santesson représente ces résultats sous la forme d’un diagramme : sur l’abscisse sont 
enregistrées les doses du poison (par 50 grammes du poids de la grenouille), sur les 
ordonnées le nombre des contractions jusqu’à épuisement complet. Nous voyons qu’avec 
l’augmentation des doses l’intensité d’action croît tout d’abord très rapidement, elle est 
proportionnelle aux doses et est représentée par une ligne droite; ensuite elle croît avec 
bien plus de lenteur. En outre, il est à remarquer que les courbes, correspondant aux 
différentes substances, ont une ascension divergente et l’écart s’accentue de plus en plus 
rapidement. La courbe delà méthyl-pyridine s’écarte le plus et atteint très lentement le 
maximum; la courbe de la diméthyl-thalline monte presque verticalement. 
Rapport des puissances toxiques mis en regard du rapport des poids moléculaires. 
PUISSANCE TOXIQUE. RAPPORT DES POIDS MOLÉCULAIRES. 
Méthyl-pyridine....... 1.......... 129,4 
Isomères. . . 179,4 
....... 227,4 
Ce qui correspond à : 1’: 1,4 : 1,75. 
Nous voyons, par conséquent, qu’il n’existe pas à proprement parler de proportion¬ 
nalité entre la puissance toxique et le poids moléculaire. Il est vrai que le corps à plus 
grand poids moléculaire possède l’action la plus intense; le corps à poids moléculaire le 
plus faible possède l’action la moins marquée, mais ces chiffres ne présentent aucune 
proportionnalité définie. On ne peut affirmer qu’une chose (Santesson), c’est que l’hy¬ 
dratation augmente sensiblement l’action toxique, fait démontré déjà pour différents 
alcaloïdes naturels, qui renferment les noyaux hydratés pyridiques. Et si l’on compare 
les dérivés méthyliques aux bases correspondantes, on s’aperçoit que l’introduction de 
radicaux méthyliques augmente sensiblement l’action curarisante1. 
Bibliographie. —Santesson (C. G.). Versuche über die Nervenendwirkung methylirter 
Pyridin-, Chinolin-, Isochinolin- und Thallinverbindungen (A. P. P., 1895, xxxv, 22-56). 
— Bochefontaine. Expér. pour servir à l’étude des propriétés physiologiques du chlorure 
d’oxéthylquinoléine-ammonium (C. R., 1882, xcv, 1293-1294). 
Bases névriniques : choline, muscarine, névrine. — Ces trois bases sont très 
toxiques (surtout les deux dernières) et possèdent une action curarisante marquée. 
1. Parmi les dérivés de la quinoléine, jouissant de propriétés curariformes, citons encore le 
chlorure d'oxe'thylguinole’ine-ammonium, étudié par Bochefontaine. Les échantillons étaient 
fournis par Würtz, qui en avait réalisé récemment la synthèse. Cette substance est douée de pro¬ 
priétés toxiques considérables : 0sr,051 en injection sous-cutanée, devinrent rapidement funestes 
pour un cobaye (de 370 gr.), en produisant la mort au bout de douze minutes avec les symptômes 
généraux paralytiques. Pour la grenouille, une dose de 0sr,06 détermine la mort au bout de deux 
heures avec les mêmes symptômes. Si on lie l’artère fémorale d'un côté et qu’on injecte 0sr,037 de 
cette substance, l'animal devient inerte, en conservant les mouvements spontanés du membre mis 
à l’abri du poison. L’excitabilité motrice du nerf sciatique du côté paralysé est abolie, elle est 
conservée pour le membre lié. La contraction musculaire est partout conservée. Les battements 
cardiaques tombent de 50 à 20 à la minute. 
Méthyl-quinoline....... 2,50 ) 
Méthyl-isoquinoline..... 3,75 ( 
Diméthyl-thalline...... 25,00 .
        

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