Bauhaus-Universität Weimar

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CUIVRE. 
lement reconnaître et repousser de la consommation; elles contiennent environ 3 milli¬ 
grammes de cuivre, on peut les consommer sans être incommodé. 
Nous devons faire remarquer ici que, si l’huître peut vivre dans une eau contenant des 
sels de cuivre, la moule, au contraire, y est immédiatement intoxiquée. 
La propriété qu’ont les tissus végétaux de fixer les sels de cuivre a été mis à profit 
par l’industrie pour reverdir des légumes conservés. 
La méthode le plus généralement employée consiste à plonger les légumes au 
moment de leur cuisson dans un bain très étendu de sulfate de cuivre. 
On place dans un chaudron de cuivre 100 litres d’eau additionnés de 30 à 70 grammes 
de sulfate de cuivre, on introduit dans cette solution bouillante de 60 4 70 litres de 
légumes. A. Gautier a constaté que la quantité de cuivre fixée par les légumes est 
très minime et s’élève à peine au 1/6 ou au 1/4 de la quantité du cuivre ajouté. 
Le cuivre s’y fixe sous forme d’albuminates insolubles, d’autant mieux que le légume 
est plus frais et plus tendre. La chlorophylle se combine au cuivre et se conserve dans 
cette combinaison insoluble. 
La coloration verte est due surtout à ce que la chlorophylle ne se modifie pas dans 
les cellules de la pellicule. Ce fait est dû vraisemblablement aux propriétés antiseptiques 
et antifermentescibles du cuivre, qui s’oppose à l’action des diastases aptes à modifier 
la chlorophyllle (A. Gautier). 
Dans l’organisme des animaux supérieurs, la localisation du cuivre se fait en petite 
proportion dans la plupart des tissus; mais c’est principalement dans le foie que se fait 
cette accumulation. Le fait a été signalé par la plupart des auteurs. Nous nous contente¬ 
rons de résumer ici les expériences les plus récentes et les plus précises de Brandl. Cet 
auteur a constaté que, lorsqu’on injecte dans les veines 3 grammes de cuivre par kilo¬ 
gramme de poids d’animal, le foie en retient 15,15 p. 100. 
Quand on injecte sous la peau 21 grammes de cuivre par kilo, le foie en retient 
53 p. 100; lorsqu’on administre le sel de cuivre par la voie gastrique chez des chiens et 
des lapins, la quantité qui s’en accumule dans le foie oscille entre 1,15 et 6,94 p. 100 
de la quantité introduite. Ges expériences ont été faites avec le tartrate double de cuivre 
et de soude. 
Chez une chienne qui avait pris en quinze jours 719 grammes d’oléate de cuivre, on en 
a retrouvé 1,57 p. 100 dans le foie et la bile. Une chienne absorbe en quatorze jours 
658 grammes de cuivre sous forme d’albuminate ; on n’en retrouve que 1,41 p. 100 dans 
le foie, la bile et les reins. 
Un lapin, qui a ingéré en cent trente jours 40 grammes de sulfate de cuivre, n’a 
retenu dans son foie que 0,97 p. 100 du cuivre introduit. Une chienne, qui prend en 
quinze jours 465 grammes de cuivre sous forme de sulfate, n’en a fixé que 6,77 dans le foie. 
Ces chiffres montrent : 1° que c’est surtout dans le foie que s’accumule le cuivre qui a 
pénétré dans l’organisme; 2° que l’absorption des sels de cuivre se fait mal par la voie 
gastrique. 
Rabuteau a analysé le foie d’une femme qui, en cent vingt-deuxjours, avait pris dans 
un but thérapeutique 43 grammes de sulfate de cuivre. Cette malade succomba de tuber¬ 
culose trois mois après avoir cessé tout traitement; l’auteur trouva dans son foie (Ur,239 
de cuivre. Le foie retient donc longtemps le cuivre qui s’y est accumulé. 
Le cuivre ne se localise pas exclusivement dans le foie, on en retrouve dans le rein; 
Soules a signalé la présence du cuivre dans les os, les squelettes des ouvriers de ce 
métal présentaient une couleur verte particulière qui permettait de les reconnaître parmi 
les ossements déplacés lors de la désaffectation du cimetière de Durfort (Tarn). 
Bergeret et Mayençon ont constaté que les sels de cuivre diffusent dans tout l’orga¬ 
nisme, et se localisent plus spécialement dans le foie et le cerveau. Ils ont fait leurs 
expériences avec du sulfate de cuivre ammoniacal et recherché le cuivre par la méthode 
électrolytique, qui permet de déceler la présence de un millionième de cuivre dans un 
liquide. 
Élimination. — L’élimination des sels de cuivre se fait par tous les émonctoires. 
Le rein n’est pas l’émonctoire principal, le cuivre passe cependant en partie dans les 
urines, ainsi que l’ont constaté Chevallier et Boys, Pécholier et Saint-Pierre, qui ont pu 
retrouver du cuivre dans l’urine des ouvriers ciseleurs et des ouvriers en verdet.
        

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