Bauhaus-Universität Weimar

CRUSTACÉS. 
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Les reins branchiaux se composent de cellules dont le contenu est identique à celui 
de certaines cellules de la glande antennaire (Saccule, voir plus loin) renfermant comme 
lui une matière cristallisable fortement acide, très soluble dans l’eau et j’alcool. La 
méthode des injections physiologiques (dissolution de matières colorantes dans un 
liquide salé physiologique, soit 0,94 p. 100 de sels variés pour l’Écrevisse, ou dans l’eau 
de mer pour les Crustacés marins, injection dans le cœlome et examen des tissus deux 
ou trois jours après) montre que les cellules des reins branchiaux absorbent le vert de 
méthyle, le carminate d’ammoniaque, le brillant congo G, le tournesol bleu qui vire au 
rouge, l’hémoglobine. Ces matières s’y retrouvent soit à l’état liquide, soit à l’état de 
petits grains (carminate) colorant des boules et des granules qui, comme dans la glande 
antennaire, représenteraient les produits d’excrétion. 
Quelques observations et expériences permettent de supposer que l’acide organique 
de 1 urine est fabriqué en totalité par les reins branchiaux et s’y accumule temporaire¬ 
ment sous la forme de boules jaunes, mais que les reins branchiaux étant dépourvus de 
canaux excréteurs, l’acide urinaire repasse dans le sang et est alors repris par le saccule 
de la glande antennaire qui le rejette au dehors (Kowalevsky, Cuénot). 
4° Glandes antennaires. — Les glandes antennaires, au nombre de deux, sont logées 
dans la région céphalique et leur canal excréteur aboutit à la base de chacune des antennes 
de la seconde paire ou antennes proprement dites. S’observant à peu près dans tous les 
groupes, sauf chez les Isopodes, elles n’existent cependant avec un développement com¬ 
plet, chez les adultes, que dans la sous-classe des Malacostracés (Décapodes, Schizopodes, 
Stomatopodes, Amphipodes); tandis que dans celle des Entomostracés (Copépodes, 
Ostracodes, Phyllopodes), ce sont, en général, des organes propres aux formes larvaires 
et qui disparaissent plus tard. Chez les Décapodes elles ont reçu, par suite de leur colo¬ 
ration chez l’Écrevisse, le nom de glandes vertes. 
Afin d’abréger, nous laissons de côté les glandes du test ou de la carapace et les 
glandes coxales, pour ne nous occuper que de la glande antennaire des Décapodes, 
aujourd’hui bien connue quant à son fonctionnement. L’organe, qui peut offrir parfois des 
dimensions relatives considérables et souvent une complication de structure très grande, 
se compose des trois parties suivantes : 1° Un saccule terminal toujours placé morpholo¬ 
giquement au-dessus de la deuxième partie. Il peut être plus ou moins cloisonné ou 
peut émettre des cæcums nombreux simples ou ramifiés; 2° Un labyrinthe représentant 
le tube contourné des Crustacés des autres groupes, mais affectant ici l’aspect d’une 
poche compliquée par l’existence de trabécules et de cloisons; il ne communique avec le 
saccule que par un seul orifice : saccule et labyrinthe se pénètrent souvent d’une façon 
inextricable; 3° La vessie ou réservoir urinaire, débouchant à l’extérieur par un petit 
canal, dont l’orifice de sortie est, chez certains types, muni d’un opercule mobile. La ves¬ 
sie peut présenter des dimensions énormes et varier d’aspect, depuis le simple réservoir 
ovoïde, jusqu’au système le plus étendu de cæcums ramifiés entourant le tube digestif 
(Paul Marchal). 
Le saccule et le labyrinthe constituent la partie glandulaire principale de l’organe 
urinaire; toutefois, chez les Brachyures, les Pagurides et les Caridides, la vessie parti¬ 
cipe aussi à la sécrétion. Souvent, dans ces différentes portions, la sécrétion se fait par 
séparation de gouttelettes, boules ou vésicules qui surmontent les cellules épithé¬ 
liales et tombent dans la cavité glandulaire. Le liquide excrété est produit en quantité 
considérable. Les vessies d’un Mciia squinado peuvent contenir, en effet, jusqu’à 18 centi¬ 
mètres cubes. Lorsque, chez un Mciia, on empêche l’évacuation en tenant les orifices 
fermés, l’animal meurt au bout de huit à quinze jours. Un fait analogue a été constaté 
chez l’Écrevisse (Paul Marchal, Strahl). 
Nature de la sécrétion. — Chez les formes marines, le liquide (sécrété ne contient 
pas d’eau de mer venue directement du dehors, bien qu’il ait à peu près le même degré 
de salure que cette eau. A l’état normal, il est limpide, incoagulable par la chaleur et 
les acides et contient des globules homogènes réfringents, ainsi que de rares débris 
cellulaires. 
Le plus souvent l’appareil excréteur ne renferme aucun dépôt solide. Il n’est pas rare 
cependant de rencontrer chez les Crabes (Maia, Carcinus, Portun.us) un dépôt pulvérulent 
formé de fines concrétions et siégeant dans la vessie. Chez Porcellana on trouve dans
        

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