Bauhaus-Universität Weimar

CRUSTACES. 
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accélèrent le rythme des mouvements du cœur (Écrevisse, Crabe) (C. G. Carüs, A. Brandt, 
Plateau). 
9° Le nombre des pulsations par minute, même dans des conditions en apparence 
identiques, diffère souvent d’un individu à l’autre (Plateau) et, comme on le verra 
plus loin, le rythme peut varier en un temps très court chez le même animal (H. de 
Varigny). 
Innervation du cœur. — Les mouvements du cœur des Décapodes sont régis : 
1° par des cellules intracardiaques automotrices; 2° par des nerfs accélérateurs et modé¬ 
rateurs. 
L’existence de petits centres nerveux automoteurs est démontrée, quel que soit, le 
résultat des recherches histologiques, par la persistance des pulsations dans le cœur com¬ 
plètement isolé extrait du corps de l’animal. Le cœur de l’Écrevisse peut battre, dans ces 
conditions, pendant une heure (Berger, Brandt); les cœurs isolés du Homard et du 
Crabe maintenus dans une atmosphère humide battent une heure à une heure et quart 
(Plateau). 
Dans le cœur en place, toutes les excitations de l’animal, un mouvement provoqué 
par une cause extérieure, une lésion douloureuse (amputation d'une patte, par exemple) 
déterminent tantôt une accélération, tantôt un arrêt momentané. Enfin, bien que le 
rythme soit en général régulier, il n’est pas rare d’observer des anomalies, telles que le 
pouls alternant où les pulsations sont alternativement amples et petites. Tout cela prouve 
avec quelle prudence il faut interpréter les résultats des expériences à l’aide de matières 
toxiques (H. de Varigny). 
Les excitations violentes du tégument ou de quelques autres parties du corps déter¬ 
minent en général l’arrêt du cœur. Ce sont au contraire les excitations faibles et pro¬ 
longées qui amènent l’accélération cardiaque (Crabe) (Jolyet et Viallanes). 
Une série d’auteurs ont décrit, chez les Décapodes, sous les noms de nerf cardiaque, 
nerf cérébro-cardiaque, un nerf impair naissant soit directement des ganglions cérébroïdes 
(Mocquard), soit du système stomato-gastrique, accompagnant l’artère 'céphalique, sui¬ 
vant la face supérieure de la poche malaxatrice et se rendant au cœur. Pour Lemoine, 
Y.ung, Plateau, ce nerf est accélérateur, toutes les excitations mécaniques, chimiques et 
électriques de ce nerf accélérant notablement le rythme des mouvements du cœur, sa sec¬ 
tion amenant au contraire un ralentissement. Les mêmes physiologistes croient pouvoir 
affirmer que les ganglions cérébroïdes n’ont aucune action sur les mouvements de 
l’organe, l’excitation électrique de ces ganglions ne modifiant en rien le tracé des pulsa¬ 
tions. Enfin pour Mac Intosh, Dogiel, Plateau, la partie thoracique de la chaîne nerveuse 
contiendrait un centre modérateur ou d’arrêt; l’excitation électrique ou mécanique de 
cette portion de la chaîne produisant soit le ralentissement, soit l’arrêt du cœur en dias¬ 
tole, tandis que la destruction de la chaîne thoracique supprimant le centre modérateur, 
amène, malgré la perte de sang, une augmentation notable de l’amplitude des pulsations, 
de sorte que Plateau avance qu’il existe, au point de vue de l’action sur le cœur, un 
véritable antagonisme entre le nerf cardiaque et la chaîne nerveuse. 
Tous ces résultats, bien que d’une grande netteté apparente, ont été mis en doute par 
les recherches de Jolyet et Viallanes sur le Crabe commun et celles plus récentes de 
Conant et Clark, aussi sur un Crabe, le Callinectes hastatus. Pour ces auteurs, les centres 
accélérateurs et modérateurs cardiaques sont Tun et l’autre localisés dans la masse ner¬ 
veuse étoilée représentant, chez les Bracliyures, l’ensemble des ganglions sous-œsopha¬ 
giens et de la chaîne. Je résumerai les faits d’après Conant et Clark : De chaque côté du 
corps, trois nerfs naissant de la masse nerveuse étoilée se dirigent en arrière et forment, 
de chaque côté également, un plexus dans le sinus péricardique. Chacun de ces plexus 
envoie des filets nerveux au cœur. 
Des trois nerfs indiqués, celui qui naît le plus antérieurement au point d’émergence 
du nerf récurrent cutané est modérateur. Les deux autres, naissant respectivement à la 
hauteur du nerf de la troisième patte mâchoire et de la première patte locomotrice, sont 
accélérateurs. 
Le nerf cardiaque (dans le sens amcien) a échappé à Jolyet et Villanes dans leurs 
investigations sur le Crabe, et ils admettent qu’à supposer qu’il existe, son action directe 
sur le cœur ne peut être que très secondaire. Ces divers résultats, en désaccord les uns
        

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