Bauhaus-Universität Weimar

CROISSANCE. 
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conditions de moindre stabilité physiologique. Mais dès qu’il s’agit de préciser, les diver¬ 
gences sont grandes. 
En Suède et au Danemark, d’après Hertel et d’autres, on voit qu’à l’àge de 6 ans, 
14 ou 16 p. 100 des garçons ont quelque maladie chronique. Dès le début, jusqu’à9 ans, 
la courbe s’élève rapidement; à 9 ans, léger temps d’arrêt, puis elle continue à monter 
jusqu’à 11 ans : entre 10 et 11 ans, chute considérable qui est à son maximum à 12 ans; 
puis nouvelle (ascension lente de 12 à 14 ou 15 ans. Nouvelle chute à 17 ans, nouvelle 
montée à 18 et 19 ans. 
Chez les filles, 22 ou 25 p. 100 ont des maladies chroniques à 6 ans; et la courbe 
monte jusqu’à 14 ans, après deux légers arrêts vers 9 à 10 ans et vers 11 à 12 ans. Après 
14 ans, chute de la coui’be. 
Hartwell, en Amérique, a vu que la période de la puberté est celle de la mortalité 
minimum (de 12 à 16 ans, en gros) : ce serait donc une période de résistance accrue, de 
vitalité plus grande, et la période de croissance rapide, la période pré-pubertère par con¬ 
séquent serait de celles où la résistance à la maladie est la plus grande. Axel Key pense 
de la sorte : pour lui la maladie a plus de prise durant les époques de croissance lente 
que durant la période de croissance rapide. L’année de plus vigoureuse santé serait à peu 
près la dix-septième; la dix-huitième par contre serait une année de santé très médiocre, 
et aussi la treizième. (En Suède tout au moins : mutatis mutandis pour les autres pays, et 
climats, et races.) « Tous les faits, dit-il, nous indiquent sans aucun doute la nécessité 
de conclure que la période de développement lent qui précède la puberté est une période 
pendant laquelle l’aptitude à résister aux influences pathologiques externes est faible, et 
le pourcentage de la maladie augmente, surtout dans les années qui précèdent immé¬ 
diatement le développement de la puberté. » 
Cette conclusion s’applique spécialement aux garçons : chez les filles la relation entre 
la croissance rapide et la résistance à la maladie est moins apparente : u Dans le déve¬ 
loppement des filles, la courbe de la maladie atteint son premier sommet dans la seconde 
année de la puberté (la treizième, qui est Tannée de l’accélération de la croissance en 
poids, après quoi elle descend très peu, et s’élève non tout de suite après la fin de la 
croissance pubertale, mais en réalité deux ans plus tard (à la dix-huitième année). Nous 
voyons, en conséquence, que la dernière année de la puberté doit être considérée comme 
étant caractérisée par une résistance inférieure à celle qui existe dans Tannée qui suit 
immédiatement la fin de la période. 
Hertel (Danemarck) considère les trois ou quatre ans qui précèdent la puberté comme 
étant une période de délicatesse plus grande, de moindre résistance aux influences exté¬ 
rieures défavorables.-La mortalité maxima est à 12 ou 13 ans, juste avant la puberté. 
Pour lui aussi, la période d’accélération de croissance à la puberté est une période de 
résistance plus grande aux influences pahologiques. 
Tout autre est la conclusion de Combes (Lausanne), et elle reflète certainement l’opi¬ 
nion — ou la tradition — de beaucoup de médecins. Pour Combes, en effet, la maladie 
s’accroît avec la croissance : plus un enfant s’accroît, et plus il est sujet à la maladie. Les 
périodes de croissance accélérées sont celles de résistance minimum. Il faut observer tou¬ 
tefois que les statistiques de Combes (sur 7 000 enfants seulement) n’ont pas été dressées 
de la même façon : il comprend certaines maladies que Hertel et Key laissent de côté, et 
il juge par la stature, au lieu que Key juge par le poids : or la stature et le poids ne 
croissent pas simultanément, mais à un an d’intervalle, environ. 
On conclura sans peine de ce qui précède, que la question n’est pas encore tranchée : 
il faut de nouvelles recherches. 
Si la croissance a quelque action sur la maladie, la réciproque n’est pas moins 
exacte. Chacun a vu des cas où, à la suite d’une maladie fébrile en particulier, la crois¬ 
sance en stature a pris un essor considérable. Il semble même (Bouilly : De la fièvre de 
croissance) y avoir une affection spéciale, suraigüe, qui a pour principal effet de détermi¬ 
ner la croissance. Cette affection, caractérisée par de la fièvre avec délire, des douleurs 
locales (auteur des os et articulations, une congestion ou même une ostéite des zones 
juxta-épiphysaires, et survenant souvent à la suite de quelque exercice violent déter¬ 
mine parfois des accroissements de stature considérables. Elle se montre de 10 à 18 ans, 
et après elle on a vu des accroissements de 1 et 2 centimètres en 8 ou 10 jours.
        

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