Bauhaus-Universität Weimar

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CROISSANCE. 
E. Senge dit, à propos des animaux : « De nombreuses observations que nous avons 
recueillies, les faits signalés par les auteurs qui se sont occupés de cette question tien¬ 
draient à établir que la castration hâtive favorise la croissance, la taille, et le volume du 
corps ». Sans doute par « plus beaux », dans le passage d’ÂRisTOTE, il faut entendre 
« plus gros ». Chez la race bovine, les bœufs sont généralement plus grands que les tau¬ 
reaux de même âge, et plus gros aussi. Cornevin (Traité de zootechnie, 219) note que la 
corne du bœuf s’allonge beaucoup plus que celle du taureau, mais est moins épaisse. 
Chez le mouton, la castration en bas âge empêche l’apparition des cornes, on en arrête 
le développement si elles étaient déjà formées. Le chaponnage arrête de même la crois¬ 
sance des éperons des coqs. 
11 y a donc entre la sexualité et la croissance des rapports importants, comme le 
montrent déjà les phénomènes d’accélération de croissance avant la puberté. Chez la 
femme, après ovariotomie on observe parfois une croissance en stature: Duplay en a vu 
un cas chez une femme de 23 ans (Saint-Yves Ménard, loc. cit., 67). 
Influence de l’exercice. — L’influence favorable d’un exercice modéré et bien choisi 
sur le développement du corps, pendant la période de croissance, ne se discute plus. 
L’enfant, par sa naturelle exubérance, et l’agitation qui est le résultat d'une impulsion 
intérieure, témoigne de son besoin de mouvement, d’effort et d’action, et le mouvement 
qu’il se donne est utile. Le tout est de proportionner l’exercice aux forces du corps, et 
de le choisir de nature telle qu’il ne présente point d’inconvénients pour tel ou tel sys¬ 
tème, chose dont nous n’avons pas à nous occuper ici. Presque toujours, l’exercice 
favorise l’augmentation de la capacité respiratoire; il fait tomber la graisse, il accélère et 
régularise la circulation; il calme et fortifie le système nerveux; il hâte la formation 
des muscles, et la nutrition générale subit une excitation bienfaisante. Les livres spéciaux 
donnent toutes les indications sur les différents genres d’exercice. De façon générale, 
toutefois, il faut remarquer que l’action de l’exercice porte plutôt sur le poids que sur la 
stature. Tout récemment encore, H. G. Beyer, à Annapolis, comparant les statistiques 
de 188 cadets qui, pendant 3 ans, subirent un entraînement gymnastique spécial, avec 
celles de 4 537 cadets des années précédentes, qui ne subirent point cet entraînement, a 
vu que l’augmentation de taille a été, par individu, de 26mm,6, seulement, alors que la 
force musculaire était cinq fois plus grande. Au reste, l’influence de l’exercice peut 
varier aussi selon l’âge où il se fait, et à certains moments il est peut-être capable d’agir 
sur la taille aussi bien que sur le poids, le tour de poitrine, la masse musculaire, etc. 
Chez les animaux, l’exercice joue son rôle : les animaux qu’on veut engraisser sont 
soumis au repos : ils croissent vite, mais peu, et n’acquièrent guère de stature : les che¬ 
vaux qu’on destine aux hippodromes et qui font beaucoup d’exercice, acquièrent une 
taille assez élevée. 
En dehors des effets lents et permanents du repos ou de l’exercice, il y a encore des 
effets rapides et éphémères. 
Malling-Hansen en a fait une étude intéressante. 
Couchés, nous sommes de 1 centimètre, en moyenne, plus longs que debout, et après 
une marche la stature diminue toujours. Si [1 on mesure et pese un enfant à inter¬ 
valles réguliers, toutes les heures par exemple, au cours du jour, on observe des varia¬ 
tions considérables. En général, pendant la marche et l’exercice, la stature diminue — 
en proportions variables allant jusqu’à 1 centimètre et plus : — pendant le travail assis, 
ou le repos, elle augmente. Du matin au soir, aussi, la taille diminue, et du soir au 
matin elle augmente, c’est-à-dire qu’elle revient à son point de départ. Cambrer a 
vu qu’à 10 ans l’enfant est de 700 grammes moins lourd, et de 2 centimètres plus long, 
le matin que le soir. Mais ces faits n’ont rien à voir avec la croissance : ils sont d’ordre 
purement mécanique, et s’expliquent par l’élasticité de la plante des pieds et des disques 
intervertébraux principalement. 
Croissance et maladie. — En général, il semble y avoir certains âges poui cei- 
taines maladies, et il paraît aussi que, chez les enfants en particulier, la résistance a 
celles-ci est plus grande a certains âges qu à d’autres. Par là on est en droit de penser 
qu’à certaines phases du développement, pour des raisons d’ailleurs obscures, 1 organisme 
se trouve plus résistant et plus vigoureux : et alors, à d’autres, il doit 1 être moins, d où 
la conclusion que la croissance s’accompagne sinon d’un état pathologique, au moins de
        

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