Bauhaus-Universität Weimar

CRISTALLIN. 
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équatoriale située entre l’équateur et la forte insertion du ligament suspenseur à la face 
postérieure du cristallin. Eu second lieu, mais dans une moindre mesure, sur une ligne 
pré-équatoriale, située entre l’équateur et l’insertion du même ligament à la face anté¬ 
rieure du cristallin. Enfin, un troisième point (peu important), pour le début de la cata¬ 
racte naphtalinique, serait le pôle postérieur de la lentille. Ces trois zones auraient, 
d’après cela, une signification prépondérante pour la nutrition de l’organe. 
Cataracte glucosique. — Une cataracte expérimentale analogue à la précédente, 
débutant de même, est le résultat de l’incorporation de grandes quantités de sucre à des 
grenouilles (Deutschmann) et à des chiens (Magnus). Seulement elle est plus difficile à 
obtenir que la naphtalinique, et elle ne va pas aussi loin. Magnus l’a obtenue en admi¬ 
nistrant à de jeunes chiens et chats de deux à trois jours journellement 100 à 200 grammes 
de sucre de raisin. — On sait que les diabétiques sont souvent atteints d une cataracte, qui 
peut rester stationnaire et même rétrograder si le diabète diminue. La seule ingestion 
de glucose dans l’humeur aqueuse peut troubler le cristallin. Il est donc permis de 
supposer que chez le diabétique la teneur de l’humeur aqueuse en sucre trouble les 
phénomènes osmotiques entre l’humeur aqueuse et le cristallin, soutire de l’eau à ce 
dernier et le trouble. —Les frères Cavazzani ont trouvé du sucre dans l’humeur aqueuse 
de chiens rendus diabétiques par l’extirpation du pancréas. Les couches corticales du 
cristallin en renfermaient des traces, mais pas le noyau (ni le vitréum?). Du reste, si l’on 
place une grenouille sur du sucre, le cristallin se trouble par soustraction d’eau, tout 
comme si on la plaçait sur du sel marin. La cataracte se produit seulement plus diffici¬ 
lement que dans ce dernier cas. 
Cataracte saline et par soustraction d’eau à l’animal. — Kunde d’abord, puis 
Heubel, Deutschmann, Magnus, d’autres encore, ont étudié cette forme de cataracte 
expérimentale. L’expérience réussit très bien chez la grenouille ; il suffit de la placer 
(24 heures et moins) dans un bocal, sur du sel marin (d’autres sels hygroscopiques de 
soude ont le même effet). L’animal perd beaucoup d’eau, se dessèche, et le cristallin se 
trouble. Il s’éclaircit si l’on remet l’animal dans l’eau, et en plongeant le cristallin seul 
dans l’eau. La même cataracte se produit chez la grenouille si l’on place des cristaux 
de sel marin sous la peau, dans les sacs lymphatiques. 
Chez le chien et le chat (moins facilement chez le lapin), la même cataracte est le 
résultat de l'ingestion de sel marin (10 à 20 grammes) dans l’estomac, et cela déjà au 
bout de cinq à huit heures. Seulement les animaux périssent le plus souvent avant que le 
trouble ne soit total (Magnus). 
Encore une fois le trouble commence à l’équateur (ou plutôt aux trois zones, d’après 
Magnus). La cause microscopique en est l’apparition de granulations et de vésicules dans 
les fibres cristalliniennes. Plus encore que la cataracte naphtalinique et la glucosique, 
celle-ci semble être le résultat d’une soustraction d’eau au cristallin, d’autant plus que 
le cristallin se trouble de même si on le met (dans sa capsule) sur du sel marin. 11 paraî¬ 
trait que les gens travaillant dans les salines sont souvent atteints de cataracte. 
Bibliographie. -— Bence Jones (Proceed. of the Royal Institution of Great Britain, 
486o, iv, part, vi, n° 42). — Bouchard (Rev. clin, d’oculistique, juillet 1886, n° 6). — Bou¬ 
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ders (Arch. f. Anat. u. Physiol., 1853, 459). —• Dor (Rev. génér. d’opht., 1887, n° 1). — 
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1387). — Tscherning. Optique physiologique, Paris, 1898). — Ulrich (A. f. Opht., xxvi, 
42; A. f. Anat., 1898, xxxvi, 197). — Ulry (A. d’opht., 1898, 145). 
NUEL. 
CROCI DE (C44H70O28). — Glucoside qui constitue le principe colorant du safran. 
Avec HG1 elle donne du sucre (crocose?) et de la crocétine (C34H4609) (D. W-, (2), 1459).
        

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