Bauhaus-Universität Weimar

COTOIN E 
COUMARINE. 
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violentes, comme celles de la strychnine. Chez le chien on observe aussi des convulsions; 
mais, si la dose n’est pas trop forte, ces convulsions ne déterminent pas nécessairement 
la mort. Il faut donc nettement ranger la cotarnine parmi les alcaloïdes convulsivants. 
D’après P. Marfori, l’action constrictive sur les vaisseaux serait très hypothétique. 
La pression artérielle s’élève pendant les convulsions : mais, sur l’animal curarisé, la 
cotarnine ne détermine aucune augmentation de pression. 
Le coeur ne paraît être atteint (chez la grenouille comme sur les homéothermes) que 
si les doses sont extrêmement fortes. 
COTOÏNE (C22H18G6). — Principe contenu dans l’écorce de coto (Bolivie) En 
traitant ces écorces par l’éther, on obtient la cotoïne qu’on peut faire, après plusieurs 
purifications successives, cristalliser sous forme d’aiguilles. L’écorce de coto contient 
aussi de la paracotoïne, de l’hydrocotoïne (C1SH1404) et des carbures, paracotène (C12H18) 
et paracotol (ClsH240). 
En thérapeutique on l’a prescrite contre la diarrhée ; mais son usage est très restreint. 
Son action physiologique a été étudiée par Burkart{(Wurtzb. med. Corresp. bl., 1878, 
n° 20), Fribram ( Prag. med. Woch., 1880, 31-33) et Albertoni (La cotoina. Ann. univ. di 
medicina, 1882,18 p.). 11 résulte de ces recherches qu’elle n’a pas d’action toxique, même 
à la dose d’un gramme, chez le lapin. Pribram avait supposé qu’elle empêche la putré¬ 
faction intestinale, mais cela n’a pas été confirmé par Albertoni. Cependant ce même 
physiologiste a pu constater sur lui-même que les dérivés sulfophényliques qui appa¬ 
raissent normalemement dans l’urine, pendant et après la digestion, disparaissent de 
l’urine, quand oit a ingéré de la cotoïne, comme si cette substance empêchait, dans l’in¬ 
testin grêle, la transformation ultime des aliments en produits aromatiques. 
COUMARINE (C9H602). — C’est Vogel qui, en 1820, découvrit la coumarine 
dans la fève de Tonka. U la confondit avec l’acide benzoïque. Guibourt reconnut en elle 
une substance distincte. 
C’est une substance cristallisable volatile, qui est assez répandue dans le règne végé¬ 
tal. On la trouve surtout dans la fève de Tonka (Coumarouna ou Dipterix odorata), dans 
le mélilot (Melilotus officinalis et Melilotus vulgaris), dans VAntoxanthum odoratum, YAspe- 
rula odorata, la rue odorante (Ruta graveolens), le rhizome d’Hierochlora borealis, 1 ’Orchis 
fusca, les feuilles de Faham, Angrœcum fragrans, la Nigritella alpina, etc. Mais, suivant 
C. Zwenger et II. Bodenbender, la coumarine n’existerait à l’état libre que dans la fève 
de Tonka. Partout ailleurs, par exemple dans le mélilot, elle existerait en combinaison 
avec l’acide mélilotique ou hydrocoumarique C9H10O3. 
C’est de la fève de tonka qu’on extrait surtout la coumarine. On coupe la fève en 
petits morceaux et on l’épuise par de l’alcool à 90°. On évapore l’alcool; le résidu siru¬ 
peux se prend en une masse cristalline. On purifie par plusieurs cristallisations et par le 
noir animal. 
Pour l’extraire des fleurs du mélilot, on en fait un extrait aqueux qu’on traite par 
l’éther. On traite cet extrait à fioid par l’ammoniaque, et la coumarine est mise en 
liberté. 
On a pu réaliser la synthèse de la coumarine (Perkin) en traitant l’hydrure de salicyle 
sodé par l’anhydride acétique. Il se formerait dans une première phase de l’hydrure d’acé- 
tosalicyle qui, perdant ensuite les éléments d’une molécule d’eau, se transforme en cou- 
marine. 
Cflri02,Na + (C2K00)20 = C7E002,C2H30 + 
Hydrure Anhydride Hydrure d’acéto- 
de salicyle sodé. acétique. salicyle. 
C7H502C2H30 — H20 — C9H802 
Hydrure d’acéto- Coumarine. 
salicyle. 
C2H302Na 
Acétate 
de soude. 
Ce procédé de synthèse a été modifié par Trimann et Hersfeld. Donc, selon Perkin, 
la coumarine résulterait de la combinaison de l’aeétyle C2fl30 avec le radical salicyle 
déshydraté C7H50 que Perrin nomme diptyle. 
Strecker, Fittig et Lieben considèrent la coumarine comme l’anhydride interne de
        

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