Bauhaus-Universität Weimar

COPULATION. 
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La blatte femelle possède une poche génitale — où s’ouviœ l’utérus — et un réservoir 
spermathécique, et la copulation se fait par cette poche, les spermatozoïdes s’accumu¬ 
lant dans le réservoir. Chez le mâle, le canal éjaculateur aboutit, non pas au pénis 
comme le dit Brehm, mais entre différents organes, le pénis, le titillateur, et plusieurs 
autres pièces accessoires dont l’usage est peu connu. Le pénis, même n’est pas perforé, 
il est plein, allongé, grêle, chitineux. Les probabilités sont que toutes ces pièces servent, 
de façons diverses, à ouvrir la poche génitale femelle et à faciliter le contact. D’après 
Cornélius, le mâle se glisse sous la femelle, la portant sur son dos, et la copulation est 
très rapide. 
Elle est plus complète et plus longue chez les Mantes, et c’est un fait fréquent que, 
pendant l’acte même, la femelle dévore, en partie son conjoint. Fabre a discuté ce phé¬ 
nomène : et le mâle décapité ne cesse point pour cela son œuvre procréatrice. Les Acri¬ 
diens ou Locustides sont aussi pourvus d’organes d’accouplement : mais chez les Grillons 
il y a simple contact : le mâle fixe sur l’orifice femelle un spermatophore qui se vide peu 
à peu dans la poche. 11 y a copulation chez les Termites, chez les Éphémères. Chez ces 
dernières, l’avant-dernier anneau abdominal porte des appendices copulateurs articulés. 
11 y a copulation chez les Diptères aussi, chez la mouche commune, par exemple, mais 
sans intromission : il n’y a pas de poche copulatrice, mais des réceptacles séminaux, au 
nombre de trois, servant à emmagasiner la semence déposée au cours du rapide accou¬ 
plement. 
Chez les Lépidoptères il y a une poche copulatrice volumineuse et une armature copu¬ 
latrice spéciale chez le mâle,. Le pénis est volumineux chez les Coléoptères; il est corné, 
et à l’état de repos se retire dans l’abdomen : la copulation est interne et complète. Il 
est volumineux aussi chez les Hyménoptères (abeille, etc.). 
Les Mollusques sont généralement hermaphrodites, à l’exception de bon nombre de 
Lamellibranches et de tous les Céphalopodes. 
Il n’y a pas de copulation chez les Lamellibranches, qu’ils soient bisexués ou uni- 
sexués : les œufs et les spermatozoïdes sont expulsés et se rencontrent dans la cavilé 
du manteau ou la cavité branchiale. 
Les Gastéropodes ont des organes copulateurs : poche copulatrice et pénis. La copu¬ 
lation est souvent réciproque; elle se fait aussi en chaîne, les individus qui la forment 
étant mâles pour le voisin de droite et femelles pour le voisin de gauche, par exemple. 
Peut-être même y a-t-il auto-copulation chez les hermaphrodites, comme la Lymnée. 
En tous cas, il est certain qu’une lymnée isolée dès sa naissance produit des œufs 
féconds. 
Les Hétéropodes, unisexés, ont un pénis volumineux et une poche copulatrice, ou 
vagin. Le pénis est plein, mais le sperme passe par une gouttière superficielle. Cette 
gouttière est souvent prolongée par un sillon quand le pénis est à distance de l’orifice 
génital mâle (comme chez divers gastéropodes). 
Chez les Céphalopodes le pénis n’existe pas, mais un des bras est transformé en 
hectocotyle. Il se remplit de spermatophores qu’il abandonne à la femelle, sans intro¬ 
mission véritable : parfois il se détache du corps, et on l'a pris pour un ver spécial 
(Cuvier). 
Pas de copulation chez les Ascidies. 
Chez les vertébrés, la eopulation est à peu près constante, et c’est chez ce groupe 
que les organes d’accouplement présentent le plus grand développement. 
Elle manque toutefois chez la majorité des Poissons, où, le plus souvent, la femelle 
abandonne ses œufs sur lesquels le mâle va ensuite verser la laitance. Quelques-uns 
d’entre eux ont pourtant des organes copulateurs, et ceux qui n’en ont pas en font le 
simulacre en frottant l’une contre l’autre leurs faces ventrales. 
On observe la copulation chez les poissons vivipares, chez les raies, les chimères, les 
chien deiner (Scy Ilium). Chez les Sélaciens, par exemple, il y a un utérus où il se fait même 
un véritable placenta ombilical (connu déjà d’Aristote), et le mâle présente des organes 
copulateurs en relation avec les nageoires pelviennes. Il y a sans doute une façon de copu¬ 
lation, extérieure au moins, chez l’Hippocampe et chez Je Zoarces, qui est vivipare. 
Chez les Amphibiens la copulation se fait par simple contact, souvent très prolongé 
(grenouille, crapaud). Les œufs se fécondent à mesure qu’ils sont expulsés. Un progrès
        

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