Bauhaus-Universität Weimar

412 CON VULSIVANTS (Poisons). 
plètement que la température est plus élevée (Voir la discussion intéressante de Stokvis, 
188-202). 
De la nature des substances convulsivantes. — Dès le plus simple examen on 
s’aperçoit qu’il est presque impossible d’établir un groupe de substances convulsivantes. 
Rien n’est plus disparate en effet, que la liste des poisons qui peuvent provoquer des 
convulsions. Nous y verrions rangés, l’oxygène à trois atmosphères, l’acide carbonique, 
le chlorure de lithium, la strychnine, le camphre, la tétanotoxine, le bichlorure de mé¬ 
thylène, l’essence d’absinthe, la cocaïne, la thébaïne, la cinchonine, la morphine, les 
ptomaines fabriquées par l’organisme normal, et détruites, par exemple, par les antito¬ 
xines du corps thyroïde. Tous ces corps sont convulsivants. Quel lien peut exister entre 
eux? 
Le groupement estd'autant plus difficile que tel poison, convulsivant pour une espèce 
animale, n’est pas convulsivant pour une autre. La cocaïne, qui provoque de violentes 
convulsions chez le chien (à température normale ou élevée), provoque des convulsions 
faibles chez le lapin, et chez la grenouille elles sont nulles ou à peu près. L’atropine, 
poison convulsif redoutable pour l’homme, est à peu près inoffensive pour les animaux, 
et elle ne peut provoquer des convulsions chez eux comme chez l’homme. 
La dose de cocaïne nécessaire pour amener les convulsions semble être exactement 
proportionnelle au développement de l’appareil cérébral. Si nous comparons la sensibi¬ 
lité de diverses espèces animales à la convulsion par la cocaïne, et que nous comparions 
cette sensibilité au développement de leur appareil cérébral, nous trouvons le rapport 
suivant. 
POIDS DU CERVEAU 
rapporté à 1 kilogr. d’animal 
grammes. 
Lapin..... 
. 4 
0,18 
Cobaye .... 
7 
0,07 
Pigeon .... 
8 
0,06 
Chien..... 
9 
0,02 
Singe..... 
18 
0,012 
Ce parallélisme confirme l’opinion émise précédemment : que la cocaïne doit être 
rangée (ainsi que l’atropine) parmi les poisons convulsivants à type cortical. Par consé¬ 
quent, plus l’appareil cérébro-cortical est développé, plus ces sortes de poisons sont 
convulsivants à petite dose. 
Si l’on se réfère à la théorie que nous avons exposée plus haut, l’excitation convulsi- 
vante est une des phases de mort de la cellule nerveuse, on verra que presque toutes les 
substances pourront à telle ou telle dose devenir convulsivantes; mais il faut que nulle 
intoxication intercurrente n’intervienne, qui empêche de noter le phénomène. Par 
exemple, comment, avec les sels de potassium, qui tuent si rapidement le cœur, pourra- 
t-on observer nettement des convulsions? Il est très probable que les sels de potassium 
seraient convulsivants, si le cœur ne s’arrêtait pas tout d’abord : car le lithium et l’am¬ 
monium provoquent des convulsions, et, d’autre part, les poissons qu’on place dans une 
solution d’un sel potassique meurent avec des convulsions violentes. 
La térébenthine a certainement une action convulsivante ; mais, ainsi que je m’en 
suis assuré dans de récentes expériences, inédites encore, cet effet convulsivant est mas¬ 
qué par l’action toxique de la térébenthine sur le globule rouge et l’hémoglobine. Il s’en¬ 
suit ce phénomène, qui paraît d’abord paradoxal, et qu’ou peut au contraire très facile¬ 
ment expliquer, que la respiration artificielle énergique, au lieu d’arrêter les convulsions, 
les excite; car, sans respiration artificielle, l’hématose n’est pas suffisante, et les centres 
moteurs ne sont plus excitables pour provoquer les convulsions. 
On pourrait sans doute prendre ainsi quantité de substances qu’on ne range pas en 
généra] parmi les poisons convulsivants, et montrer que toutes, à un moment donné de 
leur action, si le sang n’est pas empoisonné, si le cœur continue à battre, si les cellules 
terminales motrices ne sont pas paralysées, sont convulsivantes, portant de préférence 
leur action excitatrice sur les cellules corticales, ou bulbaires, ou médullaires; mais en 
somme détruisant la cellule nerveuse motrice en la faisant passer par une phase d’exci¬ 
tabilité exagérée, qui se traduit par des convulsions. 
DOSE CONVULSIVE 
par kilogr. d’animal.
        

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