Bauhaus-Universität Weimar

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CONTRACTURE. 
va stimuler la contraction musculaire sans relâche, sans fatigue, et la conséquence de 
cette excitation permanente sera la contracture. 
Même sans lésion matérielle, il peut y avoir encore excitation permanente, dans le 
cas d’une excitabilité exagérée des centres nerveux. Même à l’état normal, les muscles 
reçoivent sans cesse l’excitation nerveuse; leur tonicité est mise en jeu incessamment; et 
cette tonicité est de nature réflexe, provoquée par les excitations sensitives, et spéciale¬ 
ment celles des nerfs sensitifs des muscles. Supposons cette tonicité exagérée, et nous 
aurons, au lieu de l’état tonique du muscle, l’état de contracture. Ce n’est qu’une ques¬ 
tion de degré; la contracture, c’est la tonicité exagérée des muscles, et on pourrait faci¬ 
lement trouver dans les innombrables modalités cliniques tous les termes de transition 
entre la simple tonicité et les contractures les plus énergiques. 
La catalepsie est aussi, à ce qu’il semble, une contracture, mais une contracture très 
faible. Là encore il n’y a de trouble pathologique que dans l’innervation centrale. Le 
muscle est normal; mais la volonté a provoqué une contraction qui ne peut plus cesser, 
alors que cependant la volonté n’agit plus. Les centres nerveux excités par la volonté 
restent excités, même quand la volonté a disparu; et cette excitation prolongée, très 
faible d'ailleurs, persiste jusqu’à ce qu’une nouvelle excitation réflexe ou centrale 
vienne modifier l’état des centres. 
Ainsi, en dernière analyse, la catalepsie et la contracture sont des phénomènes 
très voisins, ne différant probablement que de degré, et ces phénomènes mêmes ne sont 
que des modifications pathologiques de la tonicité des muscles, étroitement liée à l’état 
clés centres nerveux. 
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