Bauhaus-Universität Weimar

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CŒUR. 
à tel ou tel point de la physiologie du cœur, et dans lesquelles fut pris pour sujet 
d’expérience le cœur des mammifères (Wooldridge, Tigerstedt, Gley, etc.). Toutefois 
des recherches systématiques n’avaient pas été faites, faute de méthodes appropriées, 
jusqu’à ce que Langkndorff, récemment, eût démontré la possibilité de faire survivre le 
cœur des mammifères pendant quelques heures de manière à permettre des recherches 
méthodiques. Pour réussir dans ces expériences, il faut établir une circulation artificielle 
dans le cœur isolé de l’organisme, afin d’assurer dans l’organe survivant une nutrition 
aussi parfaite que possible. 
Langendorff ne s’est pas borné à nous communiquer une méthode très ingénieuse 
répondant à ces exigences, mais il nous a donné aussi les résultats de ses recherches 
concernant le cours normal de la fonction cardiaque dnns de semblables conditions et 
les causes de son altération avec le temps, de même que les effets de l’excitation élec¬ 
trique de l’organe, de la température, etc. (Untersuch. am überlebend. Säugethierherzen. 
A. g. P., lxi, ‘291, 189a ; Ibidem, lxvi, 335, 1897). 
Il a observé le phénomène de Marey dans sa forme classique, et remarqué que chez 
les mammifères la systole surnommée par l’un de nous « post-compensatrice » plus 
énergique que les systoles précédentes ou suivantes. Pour les autres résultats nous 
renvoyons aux travaux originaux. (Voir aussi : P. Maass. Experim. Unt. über die Innerva¬ 
tion der Kranzgefässe d. Säugethier her zens. A. g. P., lxxiv, 281, 1899.) 
Waller et Reid, William, Bayliss et Starling, N. Martin (Phil. Trans., clxxiv, 663, 
1888; voir aussi : Physiol. Papers, Baltimore, 1895), Nawrocki (Ueher den Einfluss d. Temp. 
Diss., Rostock, 1896), etc. ont beaucoup contribué à l’étude de la physiologie du cœur des 
mammifères. Nous avons déjà précédemment rapporté ce qui dans leurs travaux concer¬ 
nait les propriétés générales du muscle cardiaque et l’électro-physiologie du cœur. 
Relativement à la durée de fonction du cœur des mammifères extrait de l’organisme, 
Waller et Reid nous donnent les indications historiques suivantes. Czermak et Piotrowsky 
observèrent que dans le lapin (Ak. W., xxv, 1857, |431) la persistance minimum des 
battements cardiaques était de 3 minutes; la plus élevée, de 36 minutes. La moyenne de 
60 observations fut de 11 minutes et 46 secondes. Rousseau observa sur le cœur d'une 
femme guillotinée des contractions jusqu’à 29 heures après la mort (C. R., 1855, 3). 
Vulpian a observé des contractions de l’oreillette droite du chien 93 heures 1/2 
après la mort (Ibid.) ; Brown-Séquard a observé de semblables contractions dans le ( bien 
53 heures, chez le lapin 34 heures, chez le cobaye 13 heures après le mort (Jour.de 
Phys., i, 1858, 357). 
Mais il faut remarquer avec Waller que dans la plupart des cas, le cœur demeure 
in situ, que les mouvements observés étaient généralement ceux de l’oreillette droite 
ou de la veine cave, et que, autant qu’on peut en conclure des descriptions données, 
les observations se rapportaient généralement à des tremblements flbriilaires de 
petites portions de muscle mises sous le microscope. Waller et Reid, au contraire, 
eurent l’occasion d’observer des contractions complètes du cœur jusqu’à 2 heures 
après la mort chez le chien, et chez le chat jusqu’à 23 minutes après la mort. Voici 
ce qu’ils observèrent sur un cœur de chat ou de chien enlevé immédiatement après la 
décapitation de l’animal et placé sur un support avec un levier léger qui appuie sur sa 
surface. 
1° « En général, la chute est assez régulière comme force et fréquence de contrac¬ 
tion; la force de contraction décline toutefois plus rapidement dans les premiers 
moments après l’excision qu’à des périodes ultérieures; la fréquence de contraction 
diminue régulièrement d’abord pendant la durée de l’expérience : plus tard des con¬ 
tractions se produisent à intervalles longs et irréguliers. 
2° « Une contraction bigéminée apparaît fréquemment, et c’est une irrégularité 
presque normale. Parfois la contraction est bigéminée depuis l’instant de l’excision 
jusqu’à la fin de l’observation : parfois elle est uniforme d’abord et devient graduelle¬ 
ment bigéminée. Le caractère bigéminé est plus prononcé à la base qu’à la pointe, et 
peut faire complètement défaut dans les oreillettes alors qu’il se manifeste dans le 
ventricule. 
3° « Un troisième phénomène se rencontre souvent, très marqué, lorsque le déclin de 
la force et de la fréquence n’est pas régulier. Un intervalle d’une longueur inaccou-
        

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