Bauhaus-Universität Weimar

CŒUR. 
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3° « Les oreillettes se contracteront avec le rythme du sinus veineux, si le moindre 
fragment les rattache à lui : il en est de même pour le ventricule. 
4° « Le sinus veineux se contracte encore lorsqu’il est isolé (insitu) du reste du cœur. 
5° « Les oreillettes isolées se contractent moins souvent que le sinus veineux, mais 
plus fréquemment que le ventricule (William, chez l’anguille). Il est rare de rencontrer 
en tous deux une égale faculté rythmique indépendante. 
6° « Il est très rare que le ventricule isolé se contracte indépendamment. » 
Quelque nombreuses et variées qu’aient été les expériences de Mills, il n’a pu confir¬ 
mer l’observation de Gaskell, que le ventricule de la tortue, isolé, se contracte auto¬ 
matiquement avec autant de régularité que l’oreillette isolée. Il a observé, au moins 
pour ce qui est relatif au Pseudemys rugosa, que le ventricule n’a pas plus de tendance 
aux contractions rythmiques automatiques chez cet animal que chez la grenouille. 
Gela prouve une fois de plus combien il faut être prudent dans la généralisation des 
observations recueillies sur un animal, non seulement pour des animaux d’espèces di¬ 
fférentes, mais même pour d'autres ayant entre eux d’assez grandes affinités. 
Les recherches les plus nombreuses sur le cœur des reptiles ont été faites par Gaskell. 
Laissant de côté tout ce qui concerne l’innervation du cœur de ces animaux, à 
laquelle Gaskell a apporté un large tribut, résumons brièvement ses observations sur le 
rythme spontané et sur la succession des mouvements dans les segments divers du 
cœur de la tortue. (On the innervation of the heart vith especial reference to the heart of 
the tortoise. J. P., iv, n° 2, 43.) 
Voici les faits principaux observés par Gaskell dans quelques expériences pratiquées 
d’après la méthode de Stannius. 
1° « L’enlèvement du sinus jiar section ou par ligature détermine un arrêt momen¬ 
tané des oreillettes et du ventricule, suivi d’un rythme auriculo-ventriculaire qui, lent 
au début, devient graduellement plus rapide, sans jamais atteindre pourtant la rapidité 
primitive, telle qu’elle était, avec le sinus intact. 
2° « La durée de cet arrêt dépend du lieu de la section; il est peu sensible ou n’existe 
pas si la section est pratiquée au point de jonction du sinus et des oreillettes; il est 
beaucoup plus considérable lorsqu’une partie des oreillettes avec le sinus a été sectionnée. 
3° « Durant cet arrêt, l’enlèvement du sinus et des oreillettes, au moyen de la sec¬ 
tion ou d’une ligature, détermine dans le ventricule un rythme qui est plus rapide 
immédiatement après la section, mais qui devient graduellement de plus en plus lent 
jusqu’à complet et permanent arrêt du ventricule. » 
Mais le rythme ventriculaire dans ce dernier cas apparaît évidemment comme un 
rythme d'excitation et non un phénomène automatique. Malgré cela, Gaskell est con¬ 
vaincu de l’existence (chez la tortue) d’un automatisme ventriculaire, quoique d’un degré 
inférieur. II établit ensuite ces deux principes fondamentaux, qui, comme nous l’avons 
souvent vu dans les pages précédentes, ont trouvé une confirmation générale au cours 
des dernières expériences, du moins dans leur partie essentielle. 
1° « La faculté de contraction rythmique indépendante diminue régulièrement, à 
mesure que nous passons du sinus au ventricule. 
2° « La faculté rythmique de chaque région cardiaque varie en sens inverse de sa dis¬ 
tance du sinus. » 
Gaskell a voulu ensuite comparer le pouvoir rythmique des oreillettes et du sinus 
avec celui d’une bandelette musculaire sectionnée dans la pointe du ventricule, en insti¬ 
tuant des recherches ingénieuses, dont il nous fait connaître les résultats comme il suit : 
« IN ou s voyons que, de même que le cœur entier de la tortue reste immobile pen¬ 
dant un moment lorsqu’il est isolé, et recommence à se contracter ensuite, de même 
un fragment quelconque du muscle ventriculaire recommence à se contracter après 
un arrêt de plus longue durée. Le rythme du ventricule entier commençant à allure lente, 
augmente graduellement jusqu’au maximum de vitesse; de même pour un fragment de 
tissu musculaire ventriculaire, le rythme, lent au début, augmente graduellement de 
rapidité. Dans l’un et l’autre cas (cœur entier et fragment musculaire), il n’existe donc 
aucune différence fondamentale entre les phénomènes rythmiques, et nul facteur parti¬ 
culier n’est nécessaire pour la production d’un rythme plutôt que d’un autre. La différence 
est une différence de degré et non pas d’espèce, en ce que le temps nécessaire pour la
        

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