Bauhaus-Universität Weimar

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CŒUR. 
Rappelons brièvement les résultats auxquels l’auteur est arrivé. 
1° Le principe général établi déjà par Gaskell, à savoir que la puissance rythmique 
de chaque région cardiaque varie en raison inverse de sa distance du sinus, a pu être 
confirmé par William, dans ses parties essentielles, sur le cœur d’anguille, puisque les 
diverses régions du cœur semblent manifester une puissance rythmique variable, qui va 
en décroissant à partir de la région ostiale du sinus, la plus développée à ce point de 
vue. Puis vient ensuite la région inter-jugulaire, puis le canal auriculaire et la paroi 
« basale »; puis l’oreillette, et finalement, à un niveau très inférieur, le ventricule. 
Ce dernier ne manifeste souvent aucune puissance rythmique indépendante. 
2° Les différences qui existent entre les rythmes propres des divers segments du 
cœur semblent être plutôt des différences de degré que d’espèce, parce qu’ils peuvent 
être, artificiellement, ramenés à un rythme unique et harmonique. 
3° De petites portions isolées d’oreillette ou de sinus peuvent manifester un rythme 
indépendant, de même nature en apparence que celui que l’on observe dans l’oreillette 
ou le sinus entier. 
4° La grande puissance rythmique que possède la partie ostiale du sinus fait que, 
dans le cœur intact, c’est cette partie qui inaugure la série des phénomènes qui consti¬ 
tuent la contraction cardiaque. Les autres parties du cœur se contractent en réponse à 
des excitations naissant dans cette partie du sinus; ce qui leur permet de se contracter 
beaucoup plus rapidement qu’elles ne le pourraient en vertu de leur propre puissance 
automatique. Donc toute influence servant à modifier l’allure rythmique du sinus mo¬ 
difiera l’allure du cœur entier. La tension mécanique des parois du sinus accélère la 
rapidité des contractions d’une manière sensible, et conséquemment le rythme cardiaque. 
Une élévation de température n’affectant que le sinus produit un effet semblable, tandis 
que la même influence agissant sur le ventricule est tout à fait impuissante à modifier 
le rythme cardiaque. 
5° Un fait digne de remarque est que, puisque le canal auriculaire conduisant l’exci¬ 
tation des segments supérieurs au ventricule, rejoint le ventricule un peu au-dessus de 
la moitié de sa face dorsale, la contraction du muscle ventriculaire prend naissance 
à cette région : elle influence la portion médiane du ventricule avant de s’étendre aux extré¬ 
mités. Exactement comme pour les muscles du squelette, dans lesquels l’onde [d’exci¬ 
tation (volontaire ou artificiellement provoquée par voie indirecte) part du point d’entrée 
du nerf correspondant. 
5° L’ordre selon lequel les divers segments du cœur se contractent (ordre qui, du 
reste, est identique à celui des autres vertébrés), peut être facilement et durablement 
renversé, si l’on stimule le ventricule d’un cœur en repos complet, tant par les excita¬ 
tions uniques de courant induit, que parle courant constant. 
6° Une particularité du cœur des poissons, c’est qu’on peut obtenir un rythme « sino- 
ventriculaire », les oreillettes étant en repos complet. « Dans ce cas, la contraction est 
transmise du sinus au ventricule en suivant la paroi basale de l’oreillette, qui a été 
décrite comme une prolongation du sinus. 
« [1 paraît donc qu’il existe deux voies au moyen desquelles une contraction peut 
se propager du sinus au ventricule; l’une à travers le tissu auriculaire proprement dit; 
l’autre par la paroi basale. Ces deux voies sont absolument distinctes physiologi¬ 
quement; les conditions auxquelles elles sont soumises (c’est-à-dire des influences ner¬ 
veuses) peuvent être telles que l’une des deux peut servir de conducteur pour la contrac¬ 
tion, tandis que l’autre est entièrement inerte. » 
7° William a étudié avec un soin extrême « les phénomènes d’obstruction (Blocking) »; 
il a comparé ses résultats avec ceux de Gaskell, qui avait étudié le même phénomène 
dans le cœur de tortue, avec lesquels ils concordent presque dans tous les points. 
Gaskell avait établi que : 
a) Des variations dans l’intensité d’un courant appliqué au tissu d’un côté du « block » 
n’ont aucun effet sur le passage de la contraction au delà du « block »; 
b) Que deux contractions consécutives ne peuvent pas passer un « block », sans qu’un 
écart de temps suffisant les sépare. 
Au contraire, William prend en plus grande considération, pour expliquer les phé¬ 
nomènes dont nous nous occupons maintenant, d’une part, la force [de la contraction
        

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