Bauhaus-Universität Weimar

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CŒUR. 
il nous semble toutefois que les effets d’arrêt observés par lui ne sout pas de nature 
nerveuse, mais, si nous osons nous exprimer ainsi, de nature hydraulique. 
Les différences également observées par Dogiel en provoquant l’inhibition ne néces¬ 
sitent aucunement un mécanisme nerveux spécial, puisque Foster et Dew Smith avaient 
déjà démontré que l’inhibition des oreillettes exige un courant moins fort que l’inhibi¬ 
tion des ventricules. 
Schoenlein (Heber das Herz von Aplysia limacina. Z. B., xxx, 1894, 187) a étudié le 
cœur de Y Aplysia limacina, un Gastéropode marin pleuro-branchial, commun dans lés 
eaux du golfe de Naples. La forme du cœur rempli de sang est celle de l’estomac d’un 
chien. Des filets nerveux partent du collier œsophagien, se rattachent à une paire de 
ganglions viscéraux desquels des rameaux se dirigent vers les artères branchiales; il ne 
paraît pas qu’il existe de rapports plus étroits entre ces nerfs et le cœur. Pourtant 
l’électrisation des faisceaux branchiaux provoque des contractions ventriculaires. 
Si le cœur est tenu immergé dans le sang du même animal, ou dans une chambre 
humide, en présence d’oxygène, il continue à se contracter pendant trois, cinq, sept 
jours; il a une résistance extraordinaire aux poisons, au courant électrique et aux 
actions mécaniques de tout genre, car, après être resté en repos pendant quelque 
temps, à la suite d’excitations anormales il recommence toujours à battre. 
Relativement au nombre des contractions du cœur séparé de l’organisme, l’auteur dit 
que les conditions d’une expérience myographique, aux points de vue de la température 
et du poids, ont la plus grande influence sur le nombre des contractions; il est impos¬ 
sible pour cette raison d’indiquer une moyenne de pulsations normale. A la tempéra¬ 
ture de 12 à 13°, huit contractions par minute peuvent être considérées comme fré¬ 
quentes, et trois contractions en deux minutes comme extrêmement rares. 
Pour provoquer de fréquentes contractions dans un cœur qui bat très lentement ou 
qui se trouve en repos complet, on se sert avec avantage du réchauffement, de l’aug¬ 
mentation de tension et de la tétanisation prolongée pendant quelques minutes. 
Une grande élévation de température produit une telle’fréquence de contraction que 
les l'elàchements deviennent incomplets, les points inférieurs de la courbe se trouvant 
sur une ligne ascendante. La contraction devient souvent de plus en plus haute 
qu’auparavant, de sorte que l’ensemble de la courbe monte. La hauteur de chaque con¬ 
traction peut cependant diminuer ou rester égale, tandis qu’elle croît rarement. La gran¬ 
deur du raccourcissement tonique dépasse celle des contractions qui se sont produites à 
la température normale. Cependant la durée delà contraction diminue assez rapidement, 
tandis que la rapidité de l’ascension et de la descente de la courbe augmente. 
En continuant réchauffement, il y aura d’abord diminution de la tonicité, puisque 
le relâchement dépasse la rétraction. Celle-ci diminue, en même temps que les contrac¬ 
tions isolées deviennent plus faibles. Au delà de 44° à 45°, on observe des symptômes de 
rigidité, tandis que l’irritabilité subsiste encore dans le muscle cardiaque; la rigidité est 
complète à 30°. A 32 et 33° survient l’arrêt du cœur. 
Le poids propre du cœur ne peut pas tendre l’organe suspendu au myographe assez 
pour le faire battre pendant longtemps. Mais il suffit du poids du levier ou de l’addition 
d’une charge même très petite pour obtenir des contractions fortes et durables. Si l’on 
tient compte du nombre des contractions par minute à mesure qu’on charge davantage 
le cœur, on observe qu’à chaque augmentation de poids il se produit, jusqu’à une cer¬ 
taine limite maximum, une augmentation des contractions. Le poids le plus fort que 
puisse supporter le cœur d’Aplysie pendant quelques minutes est d’environ cinq grammes. 
La hauteur de contraction est sensiblement diminuée à ce moment, et des irrégularités 
dans la série de contractions et dans leur hauteur indiquent que le cœur est arrivé à la 
dernière limite de sa puissance. 
Au cours de ses expériences, Schoenlein a calculé le travail accompli par le cœur, 
ainsi que le rapport entre le poids et le travail accompli par le cœur dans l’unité de 
temps. Le résultat obtenu par lui est que la totalité de l’augmentation du travail, pen¬ 
dant une période donnée, n’est pas attribuable uniquement à l’accroissement numérique 
des contractions, mais qu’ici, de même que pour le muscle strié, le produit de la hau¬ 
teur de contraction par le poids augmente avec le poids. La hauteur de contraction ne 
diminue pourtant pas en raison inverse du poids, mais plus lentement. De plus, les
        

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