Bauhaus-Universität Weimar

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CŒUR. 
veineux et se propageant à travers le tissu musculaire, fût la cause de la contraction 
cardiaque. Étant donné, en outre, le manque de voies nerveuses auxquelles serait confiée 
la 'propagation de cette onde, il en résulte nécessairement qu’aucun des deux méca¬ 
nismes ordinairement admis n’est celui qui entre en jeu dans la contraction du cœur de 
ces Mollusques, et qu’il fallait en chercher un autre différent. Ce nouveau mécanisme, 
Foster et Dew Smith le trouvèrent dans l’excessive sensibilité que présente le tissu 
musculaire à l’excitation mécanique de pression ou de tension. En un mot, ce serait la 
pression du liquide sanguin exercée sur la paroi de la cavité cardiaque et la distension 
de celle-ci qui produiraient, selon eux, la contraction successive des divers segments du 
cœur. Mais il sera plus utile de citer les propres paroles des auteurs dans une note en 
réponse à Dogiel, où ils ont exposé succinctement leur théorie, déjà développée en détail 
dans le travail original précédent. 
« La rapidité et le caractère des contractions dans le cœur de l’Hélix dépendent d’une 
manière remarquable de la tension de ses cavités... L’augmentation de l’afflux sanguin 
dans le ventricule augmente le nombre des pulsations. Le cours du sang est-il subite¬ 
ment interrompu, les contractions cardiaques souffriront en général également une 
interruption, et le cœur demeure pendant un instant en diastole. Chez l’Hélix, le cours 
du sang des vaisseaux artères pulmonaires vers l’oreillette aussi bien que la résistance 
à l’écoulement du sang du ventricule vers les tissus doit être, vu les particularités de 
la circulation sanguine chez les Mollusques, attribué essentiellement aux mouvements 
de l’animal. On s’en rendra facilement compte en découvrant le cœur d’Hélixde manière 
à pouvoir observer en même temps les contractions cardiaques et les mouvements de 
l’animal. Cette régularisation machinale du cœur paraît suffire à toutes les exigences de 
la vie paresseuse d’un Mollusque. Les Mollusques n’ont nul besoin de nerfs accélérateurs 
ou modérateurs. Dans notre travail, nous affirmions n’avoir pu trouver chez Hélix aucun 
nerf modérateur. Nous avions, à la vérité, cru découvrir plusieurs fois des effets modé¬ 
rateurs à la suite de l’excitation de différentes régions du corps, mais nous étions 
ramenés chaque fois à la conviction que l’arrêt des contractions était produit par les 
mouvements généraux que produisait l’excitation, mouvements qui déterminent l’arrêt 
du courant sanguin vers les oreillettes. » 
Tous les phénomènes d’inhibition qui ne seraient pas dus à l’excitation directe de la 
paroi musculaire, de même que tous les phénomènes d’accélération et d’augmentation 
de la fonction cardiaque, seraient dus, selon ces auteurs, à des variations dans la pres¬ 
sion intra-cardiaque déterminées par les mouvements du corps de l’animal. 
Nous ne savons pourtant pas si, après les résultats des recherches de Darwin, cette 
théorie peut encore être maintenue. 
Pour le moins, il faut admettre que, lorsque la réplétion du cœur est assurée, une 
onde unique puisse le traverser dans toute sa longueur, en déterminant la pulsation; 
ce qui n’exclut pas que l’onde doive manquer complètement quand le segment le plus 
automatique du cœur (le segment veineux) n’est pas suffisamment stimulé par la pres¬ 
sion sanguine. 
Une excitation unique de fermeture ou d’ouverture de courant induit, pourvu qu’elle 
soit suffisante, provoque une contraction ne différant en rien d’un battement spontané. 
A quelque moment de la circulation cardiaque que tombe l’excitation, l’effet obtenu est 
invariablement le même. 11 semble donc, selon ces observations, que le cœur du limaçon 
n’a pas de période réfractaire, ce qui pourrait seulement arriver si la contraction car¬ 
diaque n’était pas maximale, selon les idées que nous avons développées autre part. 
Mais, en passant graduellement de courants extrêmement faibles à des courants plus 
forts, on n’observe pas une augmentation graduelle de l’effet; au contraire le changement 
est soudain, et on passe de l’absence de tout effet à une contraction bien définie; de sorte 
que, à cet égard, le cœur du limaçon se comporterait comme le cœur de grenouille, en 
suivant la loi de Bowditch. 
Toutefois, l’analogie ne subsiste ni par rapport à l’intensité du courant, ni pour ce 
qui concerne la pause qui suit la contraction provoquée; car il paraît que, plus le choc 
électrique est fort, plus la contraction, dans de certaines limites, sera marquée ; et aucune 
relation ne paraît nécessaire entre la hauteur de la contraction et la longueur de la pause 
suivante.
        

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