Bauhaus-Universität Weimar

CŒUR. 
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« 3° Que les nerfs jouent les rôles d’agents accélérateurs des mouvements cardiaques, 
de telle manière que leur excitation augmente le nombre des pulsations et que leur 
rupture diminue ce nombre; 
« 4° Qu’apposée directement sur le cœur, la pince électrique ne produit qu'un effet 
local; la portion du muscle comprise entre les deux pôles de la pince s’arrête ; mais le 
reste de la masse du cœur continue à battre ; 
« 5° Que, sur un cœur arrêté, la pince électrique est impuissante à réveiller de véritables 
pulsations ; 
« 6° Que, dans beaucoup de cas, les résultats obtenus manquent de précision à cause 
de la double part que prennent à l’innervation du cœur les ganglions branchiaux et les 
masses ganglionnaires hypothétiques (sic) intra-cardiaques ; 
« 7° Que Ja séparation du cœur des ganglions pédieux n’altère pas sensiblement les 
mouvements cardiaques. » 
Ces résultats, tels que l’auteur nous les communique, ne peuvent toutefois être acceptés 
dans leur totalité. Il est évidemment persuadé que la fonction cardiaque est nécessaire¬ 
ment dépendante de la fonction de certains éléments nerveux internes et externes. Pour 
nous, au contraire, le résultat le plus important de ses recherches consiste en ce qu’elles 
confirment ce fait que la fonction motrice du cœur est absolument automatique et entiè¬ 
rement indépendante des appareils nerveux externes. 
L’existence de nerfs accélérateurs doit être acceptée avec réserve. Il paraît acquis 
désormais que de véritables nerfs cardiaques n’existent pas, ou que, s’ils existent, ils 
sont inhibitoires chez les Mollusques, toute action accélératrice étant due, par suite de 
l’excitation électrique des faisceaux nerveux, à la diffusion des courants et à l’excitation 
directe du muscle cardiaque. 
Des recherches de Yung, il ne résulte pas avec évidence qu’il y ait une excitation 
directe de la substance musculaire du cœur. Ce savant a également étudié l’action de la 
température et de certains poisons, et les résultats nous paraissent du plus grand intérêt. 
« 1° L’élévation de la température accélère les mouvements du cœur chez les Lamelli¬ 
branches, de même que chez les autres animaux où cette influence a été observée. Cette 
accélération se manifeste jusqu’à 40°. 
« 2° Les mouvements réflexes et l’excitabilité nerveuse disparaissent à la suite de 
l’augmentation de la température, bien avant que le cœur soit paralysé. 
« 3° Le cœur est passagèrement accéléré par le contact de l’eau douce. 
« 5Û Le curare n’exerce pas d’action précise sur le cœur. 
« 8° La strychnine injectée dans la masse du corps produit ordinairement un abais¬ 
sement et une diminution des battements du cœur, mais ce résultat n’est pas constant. 
« 9° Ce poison directement placé sur le cœur diminue le nombre de ses pulsations et 
l’arrête au bout de quinze à trente minutes. 
« 10° La nicotine accélère les battements du cœur : sous son influence, cet organe 
augmente sensiblement de volume. 
« 12° Le sulfate d’atropine, administré à de très fortes doses, ne produit pas d’effet 
sensible sur les lamellibranches. 
« 13° La digitaline n’agit sur le cœur de ces animaux que lorsqu’elle est directement 
portée sur cet organe. Dans ce cas, le nombre des pulsations diminue et quelquefois le 
cœur s’arrête après un temps plus ou moins long. L’abaissement du nombre des pulsa¬ 
tions n’est pas précédé d’une accélération initiale. 
« 14° La vératrine se comporte d’une façon très semblable à celle de la nicotine; elle 
accélère momentanément les mouvements du cœur et provoque une augmentation de 
volume par reflux du sang périphérique. 
« 15° La muscarine n’agit pas d’une manière très régulière. Elle produit dans la plupart 
des cas des convulsions dans les muscles du corps et du manteau, et une accélération 
passagère des mouvements du cœur qui précède une diminution rapide. 
« 16° L’upas antiar, mis en contact direct avec le cœur, agit comme paralysant. 
« 17° Le sulfocyanure de potassium à faible dose paraît accélérer les mouvements 
du cœur (?); mais, à dose plus forte, il l’arrête en diastole. Le cœur mis en contact du 
poison est tué ; aucun procédé ne réussit plus alors à réveiller ses mouvements. » 
Ainsi qu’on peut le voir, l’action de la nicotine, de la muscarine, et des autres poisons,
        

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