Bauhaus-Universität Weimar

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Il accrochait la pointe du cœur suspendu in situ aux gros troncs artériels, et le faisait 
agir sur un levier d’une sensibilité extrême qui enregistrait ses mouvements sur un 
cylindre noirci. L’embryon entier, ou le cœur isolé de l’organisme, étaient maintenus 
durant l’expérience dans les meilleures conditions 
d’humidité et de chaleur. De cette manière, Bottazzi 
put répéter sur le cœur embryonnaire d’un animal 
homéotherme la plus grande partie des recherches 
faites presque exclusivement jusqu’alors sur les ani¬ 
maux hétérothermes (fig. 75 et 76). 
Avant les recherches graphiques, il voulut élucider 
la question de l’automatisme des divers segments car¬ 
diaques. Il fit alors plusieurs expériences de section¬ 
nement du cœur d’après les méthodes de STANNios,sur 
des cœurs extraits de l’organisme et tenus autant que 
possible éloignés de toute excitation mécanique, ther¬ 
mique ou chimique. 11 vit alors que le segment ventri¬ 
culaire, séparé des segments cardiaques supérieurs, est 
privé de tout automatisme, déjà au onzième jour de 
développement du cœur. Il ( 
faut donc admettre que la di¬ 
minution de l’automaticité, 
depuis les sinus veineux jus¬ 
qu’à la pointe ventriculaire, 
diminution affirmée par Fano, 
est à cette époque déjà pous¬ 
sée si loin que les ventricules 
sont restés complètement pri¬ 
vés d’automatisme. 
Afin d’étudier ensuite la 
distribution de la fonction 
automatique dans le sinus et 
dans les oreillettes, Bottazzi 
fit des expériences de sépara¬ 
tion physiologique d’une partie plus ou moins grande 
du segment veineux et des oreillettes, sur un cœur 
isolé, par de fortes pinces métalliques qui compri¬ 
maient les oreillettes à un niveau plus ou moins haut. 
Les mouvements des parties des oreillettes non com¬ 
primées et des ventricules étaient enregistrés graphi¬ 
quement. Ses résultats rappellent de très près ceux 
obtenus par Luciani sur le cœur de grenouille. (Ce der¬ 
nier avait attaché les oreillettes à des hauteurs diffé¬ 
rentes autour d’un tube introduit dans le ventricule.) 
Lorsque la pince sépare le sinus et une partie des 
oreillettes du reste du cœur, le cœur demeure arrêté 
pendant un temps relativement long (5 à 7 minutes). 
Les premières contractions spontanées sont isolées et 
assez espacées entre elles; ensuite apparaissent des 
groupes de contractions séparées par des intervalles 
plus ou moins longs. Cette première période, nommée 
par Bottazzi la période des contractions isolées et des 
groupes initiaux, est suivie d’une période intermédiaire 
plus longue, pendant laquelle les contractions car¬ 
diaques sont indubitablement plus fréquentes que 
dans la première période, pourtant toujours moins fréquentes que dans un tracé nor¬ 
mal. Mais, pendant cette période, on observe aussi de véritables groupes formés d’un 
nombre variable de contractions, et séparés par des intervalles de repos complet plus 
Fig. 76. — Cardiogrammes 
normaux de cœur de pou¬ 
let nouveau-né. Tempé¬ 
rature : 38°. Temps : 1/12" 
(Bottazzi.) 
o 45 »
        

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