Bauhaus-Universität Weimar

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CŒUR. 
cardiaque (paroi externe) ne sont composées que de cellules simples. Ces cellules doivent, 
en vertu de la contractilité qui leur est propre, se mouvoir toutes ou presque toutes à 
chaque systole. 
Une autre question également insoluble est celle de la nature intime et du détermi¬ 
nisme de la première contraction cardiaque. Wernicke et Preyer admettent tous deux 
que la contraction est due à l’hémolymphe circulante, par laquelle la paroi interne du 
cœur serait directement excitée. Fano, toutefois, n’a jamais observé ce fait, rapporté 
par Preyer, que les régions ventriculaires éloignées l’une de l’autre se contracteraient 
simultanément. De plus, à une époque quelconque de son développement, étant isolé 
de l’organisme, le cœur embryonnaire continue pendant longtemps encore à se con¬ 
tracter, quoique vide; et on ne peut pas admettre, avec Preyer, que les mouvements 
de ces petits cœurs soient dus à l’excitation par le traumatisme opératoire de l’isolement. 
En effet, si nous voûtons nous faire une idée de la nature intime et du déterminisme 
des premières contractions rudimentaires du cœur, nous devons avoir recours à l’ana¬ 
logie, et nous contenter d’admettre que le phénomène des contractions dans les éléments 
cellulaires constituant le tube cardiaque doit se produire dans les mêmes conditions que 
dans les myoïdes des protistes ou dans les pseudopodes d’une amibe. L’action synergé- 
tique des divers éléments ne peut même pas présenter de difficultés d’interprétation, 
puisque nous savons que les cellules du tube cardiaque sont depuis les premiers instants 
unies par anastomoses, de sorte que nous pouvons le considérer schématiquement 
comme un tube de protoplasme vivant qui se contracte rythmiquement par impulsions 
automatiques. 
La fréquence des contractions d’un cœur de poulet embryonnaire soustrait à son 
milieu normal est peut-être ce qu’on peut imaginer de plus variable. Cette variabilité ne 
dépend pas tant du degré de développement de l'embryon et peut-être aussi de ses par¬ 
ticularités individuelles, que des variations de température et des lésions mécaniques 
auxquelles le cœur a été exposé. Ainsi seulement peut s’expliquer pourquoi, dans les pre¬ 
miers jours, pendant une minute, Remak compte 40 systoles, Baer 150, Kölliker de 40 à 
60; Wernicke de 90 à 146, pendant le deuxième et le troisième jour, de 112 à 180, au cin¬ 
quième jour de développement. Il résulte des nombreuses observations de Preyer que les 
contractions des premiers jours ne sont pas plus fréquentes que par la suite, et que du 
quatrième au onzième jour il n’existe pas de différence notable, puisque, à cette époque, 
la fréquence des contractions oscille entre 120 et 170 par minute. « De plus, ajoute-t-il, 
les nombres minima et maxima (86 et 181) sont si rares, et survenant toujours à la suite 
de l’intervention d’agents artificiels, qu’on doit les attribuer à ces agents. Bien qu’on 
sache que, dans le cours de la vie individuelle, la fréquence des contractions cardiaques 
diminue toujours à mesure que l’animal se développe; toutefois, en considérant la struc¬ 
ture des cellules myocardiques aux premiers degrés de développement, cellules que nous 
pouvons comparer à des éléments protoplasmatiques indifférenciés, nous devons admettre, 
par analogie, que la fréquence et l’énergie des toutes premières contractions cardiaques 
sont inférieures à celles des contractions qui suivront. Ce n’est probablement qu’après la 
complète différenciation des fibrilles contractiles dans l’intérieur des cellules que survient 
la plus grande fréquence des contractions cardiaques. 
Les savants que nous avons cités ne se sont pas bornés à une simple étude du cœur 
embryonnaire : ils lui firent subir également l’action de plusieurs agents. 
Les excitations mécaniques, même lorsqu’elles sont faibles, produisent, selon Preyer 
et Sonnenkalb, un accroissement passager de la fréquence, accroissement qui ne dépasse 
toutefois pas 10 contractions par minute. 
Un grand nombre d’auteurs s’accordent pour affirmer que la fréquence des contrac¬ 
tions dans le cœur embryonnaire diminue en général avec le froid, et augmente avec la 
chaleur ; à + 10°, et à + 49°,5, ou 50°, elles cesseraient complètement. 
Toutefois les contractions, devenues moins fréquentes par le froid ou trop fréquentes 
par la chaleur, peuvent être ramenées à la moyenne normale, si on réchauffe ou si on 
refroidit le cœur, pourvu qu’on ne lui ait pas fait atteindre les limites thermiques 
extrêmes, auquel cas il cesse de battre. Avec des températures trop élevées on peut obtenir 
la rigidité du cœur. 
Selon Preyer, la dessiccation a pour effet constant une diminution de la fréquence
        

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