Bauhaus-Universität Weimar

COCAINE. 
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faisait une injection de cocaïne, la vessie pendant quelques minutes cessait de répondre 
aux excitations douloureuses par la contraction habituelle. 
27. Action sur les sécrétions. — Enfin, dans la phase d’excitation, presque tous les 
observateurs ont signalé une augmentation des sécrétions, particulièrement de la saliva¬ 
tion sous-maxillaire et en général du ptyalisme (Hallsted Hall, Arloing, etc.). Mais dans 
la phase qui suit, on observe, au contraire, fréquemment, une diminution des sécrétions 
et une sécheresse marquée de la bouche. 
La sécrétion urinaire mérite une mention spéciale. Les mictions fréquentes ont été 
signalées par un grand nombre d’observateurs à la suite des empoisonnements cocaïniques. 
Il s’agit quelquefois d’une véritable polyurie'persistant assez longtemps [Lorenz (23)]. 
28. Action sur les muscles. — On avait méconnu, au début, l’action musculaire de 
la cocaïne. En réalité, la cocaïne exerce une action sur les muscles lorsqu’elle est mise 
en contact avec eux. Sighicelli (1883) avait observé qu’instillée dans l’œil du lapin, elle 
abolit, outre la sensibilité, la contractilité des muscles striés du bulbe oculaire (et il 
ajoutait : des muscles lisses de l’iris). De même, si on l’applique sur l’intestin, le courant 
d’induction n’en provoque plus la contraction. La même chose s’observe, enfin, pour les 
muscles lisses des vaisseaux. 
U. Mosso a étudié l’action de la cocaïne sur les muscles de la grenouille, du chien et 
de l’homme. Chez la grenouille, l’emploi de doses faibles favorise la contraction des 
muscles soustraits à l’influence nerveuse (par le curare); des doses plus fortes (20 milli¬ 
grammes dans l’abdomen) empêchent la contraction. Cette paralysie n’est que tempo¬ 
raire, puisqu’en lavant le muscle avec la solution physiologique de chlorure de sodium 
en circulation artificielle, celui-ci récupère ses propriétés. Si l’on inscrit, chez le chien, 
la contraction du muscle gastro-cnémien, on constate qu’à doses faibles (1 milligramme 
par kilogramme d’animal), la cocaïne exerce une action excitante sur.la contraction; la 
dosé de 3 milligrammes est déjà une dose forte et produit un effet paralysant. En prati¬ 
quant la circulation artificielle dans le train postérieur, on observe mieux encore les 
phénomènes de paralysie, sans être troublé par toute la symptomatologie de l’empoi¬ 
sonnement. On constate ainsi que les doses de 3 milligrammes par kilogramme du poids 
de l’animal produisent une augmentation de la contraction musculaire; des doses plus 
fortes produisent une diminution. 
Chez l’homme, U. Mosso a fait connaître les modifications provoquées par la cocaïne 
dans l’activité d’un groupe de muscles convenablement choisis pour l’étude, les fléchis¬ 
seurs du doigt médius. Il en a observé avec soin la contraction volontaire et la contrac¬ 
tion provoquée. Il a constaté ainsi que la cocaïne agit sur le système musculaire comme 
excitant, à doses faibles (1 décigramme par la voie de l’estomac) ; elle agit comme para¬ 
lysant si elle passe rapidement dans la circulation sanguine en doses plus fortes. L’effet 
de renforcement de la cocaïne sur le muscle apparaît plus nettement sur le muscle 
fatigué, où après le jeûne. On s’assure encore que cet agent améliore temporairement 
l’activité des muscles épuisés par la fatigue. 
En résumé, la cocaïne, indépendamment de son action sur le système nerveux, exerce 
une action directe sur les muscles, augmentant à petites doses la force des contractions ; 
tandis qu’à doses fortes elle la fait diminuer. 
Lorsque l’animal cocaïnisé ne succombe pas à l’empoisonnement, et lorsqu’il se rétablit, 
on observe, dans la période de retour, une certaine maladresse du système musculaire 
(neuro-musculaire) et des phénomènes de titubation qui ne se rattachent pas directement 
-à l’état des muscles, mais que l’on a expliqués par wie obtusion persistante de la sensibi¬ 
lité tactile. 
29. Action sur le foie. —- Comme d’autres alcaloïdes, la cocaïne serait retenue, puis 
fixée ou détruite partiellement par le foie. Gley (19) s’assure que le chlorhydrate de 
cocaïne est toxique pour le chien à la dose de 2 centigrammes par kilogramme d’animal, 
en injection dans une veine de la circulation générale. Or, si l’on injecte dans la veine 
porte, il faut 4cenli^r,23, d’où la conclusion que le foie retient plus de la moitié du poison ; 
de plus, les convulsions sont plus tardives et moins violentes. Dans le bout périphérique 
de l’artère fémorale il faudrait 3centi^r,48. Chouppe a contesté la précision de ces expé¬ 
riences, sans en apporter de contraires. 
D’autre part, le foie subit du fait de la cocaïne des modifications importantes.
        

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