Bauhaus-Universität Weimar

CŒUR. 
211 
été provoquée de telle ou telle manière, dans un moment et dans un endroit quelconques, 
après un temps constant qui dépend de l’état de la musculature, il se produit toujours 
une nouvelle excitation spontanée et efficace. 
De cette manière de se comporter du centre automatique du cœur, on peut déduire 
des considérations variées. 
On pourrait penser à une production continuelle des causes excitantes dans 
les cellules musculaires isolées, production qui serait temporairement suspendue à chaque 
systole. Par exemple, pendant le métabolisme, il pourrait se former des produits qui, 
étant donné leurs qualité et quantité suffisantes, agiraient comme stimulants. La sys¬ 
tole, ou mieux le processus chimique intime de la systole, les détruirait, mais ils com¬ 
menceraient de nouveau à se former pour se détruire de nouveau, après s’être accumulés 
en quantité suffisante, en produisant une excitation ; et ainsi de suite. 
On pourrait aussi imaginer que la production des causes excitantes est vraiment con¬ 
tinuelle et que la systole, par suite seulement de l’abolition passagère de la contractilité 
et du pouvoir de conduction, suspend l’activité des stimulants qui se produisent inces¬ 
samment. Gela, pourtant, est invraisemblable pour diverses raisons (Engelmann). 
« Nous devons donc admettre, dit Engelmann, que c’est dans les cellules des veines car¬ 
diaques et du sinus que se produit continuellement la cause de l’excitation qui, lors¬ 
qu’elle arrive à une certaine intensité, provoque une onde de contraction. » 
En traduisant cela dans le langage que nous avons adopté en cet article et en 
nos publications spéciales, nous pouvons dire : quand les produits de l’anabolisme, les 
« anastates », sont arrivés à leur maximum de complexité, ils se désintègrent, et leur 
explosion est la cause efficiente de l’onde de contraction. Mais à l’explosion succède 
immédiatement la reconstitution des « anastates », en sorte qu’on peut la considérer 
comme incessante, interrompue seulement par les explosions rythmiques qui signalent 
la fin de la phase anabolique et le commencement de la phase catabolique, par laquelle 
se ferme le cycle de la révolution métabolique de la substance musculaire du cœur. 
Toutefois l’onde de contraction abolit temporairement la contractilité et le pouvoir 
de contraction dans la substance musculaire, évidemment parce qu’elle épuise les pro¬ 
duits anaboliques emmagasinés. Ces propriétés reparaissent avec la reconstitution de ces 
produits. La durée de la période pour chaque segment du cœur, et par suite aussi pour 
les embouchures des grosses veines, et par conséquent pour la fréquence des battements 
cardiaques, dépend de la rapidité de reconstitution des produits anaboliques, de la con¬ 
tractilité et du pouvoir de conduction, après chaque systole, c’est-à-dire après chaque 
explosion des produits. 
Pour ce cfui regarde particulièrement les embouchures des veines et le centre auto¬ 
matique, le temps sera toujours le même, et, en général, il sera le minimum possible. Et, 
puisqu’il est vraisemblable que dans toutes les cellules, les produits de l’anabolisme 
atteignent au même instant le maximum de leur complexité, le point d’origine de l’onde 
de contraction sera la cellule, dans laquelle les produits en question auront le plus vite 
atteint le degré de maturité nécessaire (Gaskell, Engelmann). 
La contractilité et le pouvoir de conduction aussi ne paraîtront pas partout au même 
moment, et en général ils reparaissent normalement avant que les produits anaboliques 
soient prêts à exploser. Les excitants artificiels, qui provoquent (une extra-systole avant 
le terme d’une période normale, sont pour cela toujours plus forts que les excitants phy¬ 
siologiques normaux, d’autant plus forts qu’ils agissent plus tôt après le décours d’une 
systole spontanée. Ceux qui frappent le muscle après la diastole et durant la pause se 
rapprochent davantage des stimulants physiologiques. 
On peut ajouter (Engelmann) que le ralentissement du rythme dans les cœurs mou¬ 
rants dépend de la lenteur avec laquelle les produits anaboliques se reconstituent et 
arrivent au degré où ils peuvent exploser : par conséquent la durée de la période est une 
mesure delà rapidité avec laquelle se reproduisent les stimulants automatiques du cœur. 
Ges considérations établies, on comprend facilement pourquoi dans les oreillettes et 
le ventricule on observe une pause compensatrice qui manque dans les grosses veines 
et dans le sinus. 
Lorsque, dans les ventricules, la prochaine excitation physiologique arrive au seg¬ 
ment Irappé par l’extra-systole, sa musculature ne répond pas, parce que l’extra-systole a
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.