Bauhaus-Universität Weimar

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CŒUR. 
trouve le cœur. Voilà les résultats des expériences de Dreser : « Les quantités de sang 
lancées par le cœur en 10 systoles, avec des charges variables, tandis que 1 ouverture 
d’efflux et les réservoirs d’afflux se trouvaient au même niveau, étaient : 
TRAVAIL ÉVALUÉ 
par la quantité de sang, 
p 10 i avec une pression de 10 centimètres......... 0,795 gr. sang. 
p 10 — 20 — 1,397 — 
p 10 _ 30 — (optimum). 1,566 —- 
P10 — 40 — 1,186 — 
p 10 — 50 — 0,825 — 
Un autre exemple : 
P 10 avec une pression de 10 centimètres......... 1,321 gr. sang. 
P10 — 15 — 2,126 — — 
P10 — 20 — (optimum). 2,158 — — 
P10 — 25 — . . . ....... 1,958 — — 
P10 — 30 — 1,697 — — 
PIO — 40 — 0,873 — 
P10 — 50 — 0,338 — — 
P10 — 60 — 0,151 — — 
L’optimum de la pression dans le premier exemple était à 30 centimètres de la colonne 
sanguine, dans le second à 20 centimètres : dans la plupart des cœurs de grenouilles, 
il se trouve entre 20 et 30 centimètres. 
Dreser résume ainsi les résultats de ses expériences sur le cœur normal de grenouille. 
« Il existe dans le muscle cardiaque, comme dans les muscles organiques, une certaine 
charge pour laquelle les contractions accomplissent le plus grand travail (charge opti¬ 
mum). Dans un cœur chargé d’un poids optimum, les volumes de chaque systole vont 
en diminuant suivant une ligne droite, tandis que les surcharges augmentent de même. 
En d’autres termes, la courbe de distension du cœur actif s’écoule presque en ligne 
droite à partir d’une colonne de sang de 30 centimètres de hauteur, avec l’augmenta¬ 
tion des surcharges. L’optimum de travail se trouvera donc à la moitié de cette hauteur 
de surcharge, qui correspond à la force absolue du muscle cardiaque. » 
Ce qui, pour le cœur, répond à l’expression de force absolue d’un muscle strié ressort 
clairement du passage suivant que nous empruntons au même auteur : « Comme il est à 
prévoir, à force d’augmenter la charge, on atteindra un moment où le cœur ne pourra 
plus rien fournir, de même que le muscle strié, de plus en plus chargé, ne pourra plus 
à un certain moment fournir de travail. Ce poids représente la force absolue de la sec¬ 
tion transversale physiologique du muscle. Les hauteurs de la colonne sanguine indiquant 
la force absolue de la section physiologique du muscle cardiaque sont très différentes 
entre elles et dépendent de la force et de l’état de nutrition du cœur de grenouille (de 
35 à 75 centimètres) 2. » 
Nous avons vu comment Franck est parvenu, au moyen d’un appareil expressément 
construit dans ce but, à enregistrer les courbes isométriques et isotoniques du muscle 
cardiaque. Relativement à la dépendance du décours de la courbe isométrique, obtenue 
en évitant la variation du volume du cœur, de la tension initiale, il a posé la loi suivante : 
Les maxima des courbes isométriques augmentent si on augmente la tension initiale et 
par conséquent la réplélion du cœur, pour diminuer à partir d’un certain point. Avec 
la réplétion croissante, les courbes s’élargissent de plus en plus, et la surface comprise 
entre la courbe de tension et l’axe des abscisses (l’intégrale des tensions) augmente tou¬ 
jours, et peut encore plus augmenter dans la seconde partie. Fick a trouvé la même loi 
pour les muscles striés. 
1. P 10 — Sang lancé en 10 contractions sans égard à la fréquence (Note de Dreser). 
2. Au fond, cette expression ne correspond pas tout à fait à l’usage, pour le coeur dans ces 
conditions, car, pour les muscles striés, lorsqu’on veut déterminer la force absolue, on part de la 
longueur de repos du muscle avec une charge égale à zéro, tandis que dans le cœur on part de 
la longueur de repos correspondant à la charge optimum (Dreser).
        

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