Bauhaus-Universität Weimar

CŒUR. 
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(TEngelmann et de Bottazzi sur l’électro-physiologie des oreillettes dans le cœur de gre¬ 
nouille et dans le cœur embryonnaire de poulet, celles cI’Engelhann sur le bulbe artériel 
du cœur de grenouille et sur les extrémités centrales des gros vaisseaux veineux débou¬ 
chant dans les oreillettes, etc. 
Pour ne pas trop nous écarter des usages, nous commencerons par traiter des 
propriétés fonctionnelles du muscle ventriculaire, afin de donner ensuite à la physiologie 
des autres segments du cœur toute l’attention qu’elle mérite. 
Nature de la contraction cardiaque. — 1° Étant donné la nature des éléments consti- 
tuantles parois ventriculaires, il est établi que, relativement au sarcoplasme qu’ils ren¬ 
ferment, ils tiennent le milieu entre les cellules lisses (ou striées seulement dans le sens 
longitudinal) et les fibres musculaires. Il en résulte que les courbes de contraction du 
muscle ventriculaire occupent, elles aussi, une place intermédiaire entre celles du tissu 
musculaire lisse et du tissu strié1. 
La forme de ces courbes ne se différencie pas de celle d’un ,muscle strié (Marey, Trav. 
du Laboratoire, 1877, 41); c’est par la durée de ses diverses phases qu’elle diffère de la 
courbe de contraction d’un muscle strié. 
En général, on peut affirmer, avec Biedermann, que la contraction du muscle cardiaque 
doit être considérée comme une contraction élémentaire, ralentie et prolongée dans toutes 
ses phases2. Elle a en effet un temps d’excitation latente égal à 0",30 — 0",22 dans le 
cœur de grenouille (Marchand), et à 0", 146 dans le cœur embryonnaire de poulet (Bottazzi), 
tandis que le temps pour un muscle strié est égal ou inférieur à 0",005. La durée d’une 
contraction est égale à 2'/,0 — 2",6 3, dans le cœur de grenouille (Marchand, Beiträge zur 
Kenntniss der Reizwelle und Contractionswelle des Herzenmuskels. (A. g. P., xv, 1887, 517- 
519), tandis qu’elle est de beaucoup inférieure dans le muscle strié. Il ne faut d’ailleurs, 
comme cela est évident, nullement considérer ces valeurs comme absolues. 
Nous avons traité jusqu’ici de la contraction simple, qui peut être produite dans 
un ventricule immobile, au moyen d’une excitation quelconque. 11 s’agit maintenant de 
savoir de quelle nature est la contraction automatique du cœur. De l’avis de tous les 
physiologistes, la contraction automatique ventriculaire, c’est-à-dire la systole, doit 
être considérée comme une contraction simple, élémentaire, absolument analogue à 
celle qu’on provoque artificiellement. 
Cependant Fredericq (lieber das Cardiogramm und den Klappenschluss am Anfang der 
Aorta. C. P., 1888, n° 1, 1. — La pulsation du cœur chez le chien, Liège, 1888. Arch, de 
Biol., vin, 3, 497. — Die Deutung des menschlichen Cardiogramms und Sphygmogramms. 
C. P., 1891, n° 19, 582) s’est fait récemment le défenseur d’une hypothèse d’après 
laquelle, dans le chien, les trois ondulations inscrites sur le plan supérieur systolique 
du cardiogramme correspondraient à trois secousses ou contractions simples qui compo¬ 
seraient la systole des muscles ventriculaires, de sorte que celle-ci serait une contraction 
tétanique (Y. Cardiographe). 
Que la courbe de contraction du muscle cardiaque ne soit pas la même que celle 
d’un muscle composé de fibres ayant toutes une même direction, mais qu’elle soit la 
résultante de plusieurs mouvements d’extension et de raccourcissement des divers fais¬ 
ceaux musculaires des ventricules, c’est un fait indéniable (quoique qu’il n’en soit pas en 
général suffisamment tenu compte), mais que les ondulations du plateau systolique 
soient vraiment des contractions élémentaires, nous ne pouvons l’admettre, d’autant plus 
1. Voici comment Marchand décrit, avec grands détails à l’appui, la courbe de contrac¬ 
tion : « Elle monte graduellement, d’abord convexe, puis concave relativement à l’axe des 
abscisses, se maintient quelque temps à la même hauteur, et descend par une courbe concave, 
puis convexe vers l'axe de l’abscisse. Dans les meilleurs graphiques le maximum n’est pas repré¬ 
senté par une série d’ordonnées égales, mais par une seule ordonnée, de sorte que la courbe, à 
son sommet, est légèrement concave vers l’axe des abscisses. Lorsque la fin de la contraction 
peut être établie avec certitude, le maximum se trouvera plus près du commencement que de la 
fin. La longueur totale est soumise à de grandes variations. » 
2. Ce fut Ranvier (Leçons d'Anatomie générale, 1877-1878. Paris, 1880, 60) qui, le premier, porta 
son attention sur cette analogie, et sur d’autres existant entre le muscle cardiaque et les muscles 
striés, rouges ou blancs, et qui institua des recherches à cet égard. 
3. Par une erreur, d’imprimerie peut-être, Biedermann attribue cette valeur à la période d’éner- 
nergie croissante, ce qui serait absolument invraisemblable !
        

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