Bauhaus-Universität Weimar

CŒUR. 
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l'influence' des variations de. la tension. Cetle partie est traitée plus au long dans le 
chapitre des poisons physiologiques du cœur. 
Par contre, les recherches de Cyon sur les fonctions de l’hypophyse (121, 138), 
jettent une lumière nouvelle sur le mécanisme même à l’aide duquel l’augmentation de 
la tension artérielle agit sur certains centres cardiaques. 
Après avoir établi que l’excitation de l’hypophyse par l’augmentation de la pression 
provoque une forte excitation des nerfs pneumogastriques, Cyon cherche à déterminer 
si l’excitation des terminaisons centrales de ces nerfs, qu’on observe pendant l’augmenfa- 
tion de la pression intracrannienne, ne se produit pas par la voie de l’hypophyse. Les 
compressions de l’aorte abdominale avant et après l’extirpation de l’hypophyse lui per¬ 
mirent de constater chez le lapin que tel est réellement le cas : l’augmentation de la pression 
artérielle reste sans effet sur les terminaisons centrales des pneumogastriques après une 
pareille extirpation. La pression intracrânienne agit par conséquent sur ces terminaisons 
par voie réflexe : elle met en excitation l’hypophyse, et c’est cette excitation qui se 
transmet, au pneumogastrique. On voit à quel point sont complexes les mécanismes qui 
permettent au cœur de maintenir son travail constant. En effet le but immédiat de 
l’hypophyse est d,e préserver le cerveau d’une trop haute pression. Mais, si cette pression 
est amenée par une augmentation des résistances dans l’appareil circulatoire, l’interven¬ 
tion de cet organe permet également au cœur de vaincre ces résistances, cette fois par 
un ralentissement de ses contractions et une augmentation de leur amplitude. 
Comme on le voit, si les centres des nerfs cardiaques sont à même de modifier nota¬ 
blement leur action sous l’influence des variations dans la tension artérielle, cette 
faculté n’est pas une chose fortuite, mais possède au contraire une grande portée fonc¬ 
tionnelle.' Nous sommes là en présence d’un des nombreux mécanismes automatiques 
dont nous avons parlé au début de notre exposé, par lesquels il est donné au cœur de 
régler la circulation dans les divers organes et (de parer lui-même aux divers accidenLs 
qui, à chaque instant, se rencontrent dans l’appareil circulatoire, si complexe par son rôle 
physiologique ainsi que par la multiplicité de ses organes. 
Ajoutons encore que déjà, avant les recherches de Cyon, Roy et Adami (181 J, en étu¬ 
diant la compression cérébrale et ses effets sur les centres des pneumogastriques, 
avaient émis l’avis qu’ils sont probablement destinés à protéger d’une manière quel¬ 
conque le cerveau contre les dangers de la compression. Des recherches ultérieures 
démontreront certainement que l’excitation des nerfs accélérateurs par la diminution de 
ta pression cérébrale ou par l’anémie du cerveau a une destination également protectrice. 
En effet, les conséquences de l’augmentation de la tension artérielle sur la pression infra* 
crânienne doivent varier en sens opposé, suivant la cause qui l’a amenée. Une compression 
de l’aorte, par exemple, augmentera certainement cette pression. Par contre, un rétrécis¬ 
sement général des petites artères, tout en augmentant la tension artérielle, pourrait 
plutôt amener une diminution de la pression intracrânienne et même une anémie céré¬ 
brale, comme l’a établi Cyon (146, 108). L’entrée en jeu des pneumogastriques, qui favorise 
l’écoulement du sang hors de la boîte crânienne, serait d’un grand secours dans le 
premier cas. L’excitation des accélérateurs et les conséquences de l’accélération des 
battements cardiaques pourraient, au contraire, agir efficacement contre l’anémie 
cérébrale. 
On voit que les apparentes contradictions constatées par les différents auteurs dans 
la diversité d’action de la tension artérielle sur les centres nerveux cardiaques, ne sont 
pas le résultat d’accidents capricieux. Ces variations oiR, au contraire, une grande portée 
physiologique et répondent aux besoins de l’organisme qui réagit différemment, selon 
les causes qui ont amené les changements de la tension artérielle. 
K. Action des nerfs sensibles sur les nerfs du cœur. — Tous les nerfs sensibles, comme 
tous les nerfs sensoriels, exercent une action réflexe sur ceux du cœur. Dès 1838 Claude 
Bernard (182) avait démontré que l’excitation des nerfs sensibles ou des racines posté¬ 
rieures de la moelle épinière provoque un ralentissement des battements du cœur. Depuis 
lors d’innombrables recherches furent faites pour préciser les conditions dans lesquelles 
les nerfs sensibles influencent les divers nerfs cardiaques. Ces conditions sont encore 
plus complexes dans les expériences de ce genre que quand il s’agissait d’étudier les 
effets de la pression sanguine sur les mêmes nerfs. Non seulement, en effet, les nerfs
        

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