Bauhaus-Universität Weimar

CŒUR. 
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de 0,167 secondes pour une période de contraction de 0,203 secondes; chez le chien, de 
0,208 secondes pour une période de 0,343 secondes, et chez le cheval de 0,309 pour une 
période de 0,837 secondes. Notons cependant que Cyon (103) a observé des latences d’une 
durée de 3 à 10 secondes, et cela pendant certaines phases de l’action des extraits supra¬ 
rénaux. 11 attribue cette durée extraordinaire à une forte excitation des nerfs accéléra¬ 
teurs que le pneumogastrique ne parvient momentanément a vaincre qu’après un certain 
temps. 
Les deux pneumogastriques exercent-ils une action de force égale sur les contractions 
du cœur? Il est très rare que chez le même animal l’excitation des pneumogastriques des 
deux côtés produise des ralentissements tout à fait égaux. D’ordinaire un pneumogas¬ 
trique est moins excitable que l’autre. A. B. Meyer (104) et Gaskell ont bien souvent con¬ 
staté ce phénomène chez certaines espèces de tortues. Ils ont rencontré chez elles des cas 
où le pneumogastrique gauche était sans action sur le cœur. Chez des vertébrés on a 
également observé des différences notables entre l’action des deux nerfs pneumogas¬ 
triques dont l’un est souvent plus puissant que l’autre. 11 est donc probable que la distri¬ 
bution des fibres modératrices n’est pas toujours la même dans les pneumogastriques 
des deux côtés; les variations anatomiques dans la disposition des nerfs cardiaques 
sont, d’ailleurs, très nombreuses. Mais c’est à tort qu’on cherche à attribuer une prépon¬ 
dérance constante au pneumogastrique d’un certain côté. La preuve en est dans les 
opinions divergentes des observateurs, dont les uns accordent ceLle prépondérance au 
nerf situé à droite, tandis que d’autres, au contraire, affirment que le gauche est le plus 
puissant. Ces contradictions apparentes trouveront en partie leur explication dans le 
chapitre sur les Poisons physiologiques du cœur, où nous exposons l’action de plusieurs 
substance's sur l’excitabilité des nerfs cardiaques. 
Autrement difficiles à concilier sont les nombreuses contradictions des auteurs sur 
le rôle même des nerfs modérateurs du cœur et sur leur mode d’action. Il est évident 
que la destination physiologique des nerfs pneumogastriques ne peut être que de régu¬ 
lariser les battements du cœur, de maintenir l’harmonie de leur rythme et de modifier 
ce rythme selon les exigences variables de la circulation dans les organes. L’arrêt com¬ 
plet du cœur qu’on obtient par une forte excitation artificielle du pneumogastrique ne 
doit être considéré que comme une manifestation exagérée, anormale de sa fonction 
physiologique : le ralentissement des battements. 
Et ce n’est pas uniquement le rythme de ces battements qui doit être soumis à un 
réglage d’une précision parfaite : le travail du cœur, lui aussi, doit pouvoir s’adapter aux 
variations dans la quantité du sang qu’il est destiné à propulser, ainsi qu’à l’importance 
des obstacles que le passage de ce liquide rencontre dans les différentes parties de l’ap¬ 
pareil circulatoire. Les nerfs cardiaques doivent donc régler aussi bien le nombre que la 
force des battements du cœur. Nous avons vu qu'au moment de la découverte des nerfs 
accélérateurs les frères Cyon avaient déterminé comme il suit le mode d’action des nerfs 
du cœur : Les pneumogastriques ralentissent les pulsations et en augmentent la force, tan¬ 
dis que les accélérateurs en augmentent la fréquence et en diminuent la force. En un mot, 
ces nerfs antagonistes ne font que modifier la division du travail du cœur dans le 
temps. 
Lorsque les deux expérimentateurs réussirent à observer le fonctionnement des nerfs 
du cœur provenant du grand sympathique — sans aucune intervention des nerfs vaso¬ 
moteurs, ■— leur attention dut se fixer sur ce fait capital : en même temps que la fréquence 
des battements du cœur augmentait, leur amplitude diminuait. L’inverse s’observe, 
comme on sait, pendant l’excitation des pneumogastriques : la hauteur des excursions 
manométriques augmente en même temps que leur fréquence diminue. Selon la for¬ 
mule de Cyon, l’intervention des nerfs cardiaques laissait donc la somme du travail du 
cœur constante. Une pareille constance du travail du cœur découlait déjà des recherches 
faites antérieurement par Cyon pour étudier l’influence des variations thermiques, 
(23) sur le nombre, la durée et la force des battements du cœur. Au cours de ces expé¬ 
riences, Cyon avait déterminé le laps de temps que le cœur soumis à diverses tempéra¬ 
tures emploie pour arriver au maximum de la contraction. En multipliant ce laps de 
temps par le nombre des contractions accomplies en une minute, il avait obtenu des 
indications sur l’activité du cœur sous l’influence de diverses températures. Le résultat 
PICT. DE PHYSIOLOGIE. — TOME IV.
        

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