Bauhaus-Universität Weimar

COBAYE. 
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ploon et un épanchement séreux abondant dans les plèvres. Dans ce cas, comme Koch 
l’avait signalé déjà, la mort survient avant la production de tubercules visibles dans les 
organes (Straus et Gamaléia). 
Inoculation intra-pulmonaire. — La mort survient en deux semaines. On note à l’autop¬ 
sie une importante lésion locale, un foyer de pneumonie caséeuse, avec, au pourtour, un 
semis de fines granulations tuberculeuses. La rate, le foie, les ganglions présentent les 
lésions tuberculeuses signalées plus haut. 
Inoculation intra-veineuse. — On injecte dans la jugulaire externe des cobayes une 
émulsion d’organes tuberculeux frais ou de cultures de tuberculose humaine sur sérum 
ou gélose glycérinée. 
Les animaux succombent rapidement de dix à vingt jours après l’inoculation. A l’au¬ 
topsie, une lésion se manifeste toujours : c’est une éruption de fines granulations tubercu¬ 
leuses dans les divers organes. Si la mort a été relativement tardive, tous les ganglions 
lymphatiques sont hypertrophiés et souvent caséeux ; la rate est grosse, jaune, bosselée 
et remplie de granulations; le foie est jaunâtre et criblé de tubercules. Quand la mort 
est plus rapide, on constate une éruption presque confluente de très fines granulations 
dans le poumon; les ganglions sont engorgés; la rate est grosse et jaune, mais sans 
tubercules apparents; quelques granulations sur le foie (Straus et Gamaléia). 
Par les voies digestives l’infection peut se faire et réussit 39 fois sur 41 (Cadéac. 
B. B., 1894, 563). Les lésions ressemblent à celles décrites plus haut. 
En résumé, l’inoculation de la tuberculose humaine détermine chez le cobaye : 
a. Une lésion tuberculeuse locale; abcès sous-cutané; péritonite tuberculeuse; pneu¬ 
monie caséeuse, etc.; 
b. Une tuberculisation généralisée; splénique, hépatique, pulmonaire, ganglionnaire 
(Thoinot et Masselin). 
Le cobaye peut encore servir à augmenter la virulence du bacille de la tuberculose 
locale, qui ne tue le lapin qu’en passant par lui, comme l’a démontré Arloing. 
Des tentatives nombreuses ont été faites pour immuniser le cobaye et pour diminuer 
la virulence du bacille de la tuberculose. Ainsi, d’après Falk et Welsch, la putréfaction 
l’atténue au point qu’il ne produirait plus chez le cobaye qu’un trouble local, mais les 
résultats ont été contradictoires. 
Gilbert et Roger ont essayé de vacciner le cobaye contre la tuberculose humaine en 
se servant de tuberculose aviaire; mais les résultats ont été négatifs, comme l’avaient 
déjà vu Grancher et Martin. 
Emmerich a cherché à traiter par du streptocoque de Felheisen des cobayes tubercu- 
lisés, il a vu la tuberculose évoluer plus lentement que chez les animaux témoins. 
Quelle est l’action de la lymphe de Koch sur le cobaye? L’inoculation de la lymphe 
de Koch n’a pas d’action bien marquée sur sa santé à la dose de vingt centigrammes. Il 
n’en est pas de même chez les cobayes tuberculeux; chez ceux-ci, il en est qui résistent 
à de fortes doses, mais la plupart du temps une quantité de lymphe, beaucop plus faible 
que celle indiquée par Koch, provoque des accidents parfois assez graves pour entraîner 
la mort rapide des animaux. 
Les inoculations préventives ont été absolument inefficaces. 
Les inoculations pratiquées soit au cours, soit au début même de la tuberculose expé¬ 
rimentale, n’nnt en rien empêché l’évolution classique chez les animaux en expérience 
(H. Dubief. B. B. 1891, 113). 
Tuberculose aviaire. — Le bacille aviaire peut être inoculé avec succès au cobaye. 
Inoculé sous la peau, il ne tue pas toujours, ainsi que Rivolta et Maffucci en avaient 
fait la remarque, mais souvent l’animal succombe en deux à quatre semaines. Au lieu 
d’inoculation on trouve un abcès nodulaire, qui ne s’est ni ouvert ni ulcéré. Les lésions vis¬ 
cérales sont quelquefois nulles; ailleurs, la rate est très grosse, rouge, mais ne présente 
pas la couleur jaunâtre qu’elle montre chez les animaux avec le bacille de la tuberculose 
humaine. A cela se bornent les lésions visibles à l’œil nu, et jamais on ne trouve dans 
ce cas de tubercules apparents dans les organes. Les bacilles sont très nombreux dans le 
pus au lieu d’inoculation; ils existent aussi dans les ganglions. Souvent aussi on les 
trouve, mais en petit nombre, dans le stroma des organes internes : rate, foie, poumon 
(Straus et Gamaléia). 
DIOT. DE PHYSIOLOGIE. 
TOME III. 
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