Bauhaus-Universität Weimar

888 
COBAYE. 
smegma ou les corps étrangers, donne au périnée du mâle quelque ressemblance avec 
celui de la femelle. 
4° Appareil génital femelle. —L’utérus, allongé, aplati, rectangulaire, appartenant tout 
entier à la cavité abdominale, monte au-devant du rectum et se divise en deux cornes 
de 4 centimètres de long, un peu bosselées, dont l’extrémité effilée se termine au-dessous 
des reins. Cornes et corps utérins sont rougeâtres et striés longitudinalement par la 
saillie des faisceaux musculaires. Au niveau de la bifurcation, un faisceau transversal 
est étendu d’une corne à l’autre en passant sur le fond de l’utérus. Le col utérin est situé 
un peu au-dessus de la vessie. Il lui est relié par deux ligaments antéro-postérieurs qui 
se perdent sur ses parties latérales et il est entouré par l’insertion du vagin qui se fait 
plus haut en arrière qu’en avant. La cavité du col utérin est unique, mais 4 ou 5 milli¬ 
mètres au-dessus de l'orifice commence le cloisonnement de la cavité du corps qui est 
complet sans qu’il y en ait trace apparente à la surface. L’utérus du cobaye est biscorne 
et la portion fusionnée est biloculaire. 
L’extrémité de la corne utérine se trifurque. Sa cavité se continue dans Yoviducte, 
cordonnet blanchâtre, arrondi, très flexueux, qui contourne), en décrivant des méandres, 
le bord externe de l’ovaire. Étendu, il mesure 5 à 6 centimètres de long; il se termine 
par un petit pavillon sans franges qui s’attache à l’extrémité supérieure de l’ovaire par 
un court ligament tubo-ovarien (2 millimètres de long). La paroi musculaire de la corne 
utérine donne deux autres prolongements : l’un interne ou ligament utéro-ovarien 
(5 millimètres), qui s’insère à l’extrémité inférieure de l’ovaire, l’autre, le muscle costo- 
utérin, qui monte derrière le rein et après un trajet de 3 centimètres se fixe à la face 
interne de la dernière côte, et envoie une expansion à l’avant-dernière. 
Le vagin est un conduit relativement assez large, de 4 centimètres de long, dont la 
concavité tournée en avant répond à la vessie, au cul-de-sac vésico-vaginal et à l’urètre. 
La moitié inferieure de ce dernier conduit se confond avec sa paroi et le méat fait saillie 
à l’extérieur. Chez le cobaye, comme chez le rat et la souris, il y a cloisonnement com¬ 
plet du sinus uro-génital, à partir du point d’abouchement des canaux de Muller, 
jusqu’à son extrémité cutanée, d’où absence de vestibule chez la femelle adulte. L’orifice 
extérieur du vagin vient affleurer la surface de la peau, et l’urètre sort au dehors1. 
Le revêtement épithélial du vagin a donné lieu chez les mammifères et notamment 
chez le cobaye à plusieurs travaux intéressants. Pour Retterer2, cet épithélium qui, 
chez la femelle adulte non gravide, est pavimenteux stratifié, subit dans ses couches 
superficielles, sous l’influence de la gestation, la transformation muqueuse. Les rongeurs 
semblaient faire exception à cette loi, car la femelle du cobaye présentait dans le seg¬ 
ment proximal du vagin, aussi bien à l'état adulte que longtemps avant son aptitude à 
la fécondation, un revêtement de cellules muqueuses. Mais l’exception n’était qu’appa¬ 
rente et tenait à l’état pour ainsi dire constant de gestation des femelles qui vivant en 
troupe avec les mâles sont fécondées dès qu’elles ont mis bas. Il suffit d’éloigner le mâle 
pour provoquer, au bout d’une vingtaine de jours, la transformation pavimenteuse de 
l’épithélium, qui, chez le cobaye comme chez la chienne, devient même corné et Rette¬ 
rer conclut que la gestation seule produit chez la femelle adulte de certaines espèces 
(chienne, lapine, cobaye) la modification muqueuse de l’épithélium vaginal3. 
Toùt autre est la manière dont Lataste4, Morau5 conçoivent les modifications de l’épi¬ 
thélium vaginal. Son évolution est rythmique et uniquement liée à l’ovulation. L’épithé¬ 
lium vaginal, cylindrique et muqueux dans les intervalles de repos génital, devient pavi¬ 
menteux stratifié, même corné dans quelques espèces à l’approche du rut. Ce rythme 
1. Retterer. Sur le développement comparé du vagin et du vestibule des mammifères (B. B., 
1891, n° 16, 313.) 
2. Retterer. Sur la morphologie et l’évolution de l’épithélium du vagin des mammifères 
(Mém. Soc. Biol. 26 mars 1892). — Évolution de l’épithélium du vagin (2e note) {B. B., 25 juin 
1892, 566). 
3. Retterer (B. B., 1892, 25 juin, 568). 
4. Lataste. Transformation périodiqtLe de l’épithélium du vagin des Rongeurs {Rythme vaginal) 
(B. B., 15 octobre 1892, n° 30, 765). 
5. Morau. Des transfo7'mations épithéliales physiologiques et pathologiques (Thèse de Paris, 
1889 et J. de TAnat. et de la Physiol., 1889).
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.