Bauhaus-Universität Weimar

COBAYE. 
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de 5 à <8 kilogrammes, n’en possèdent qu’un centigramme. Même proportion d’un 
centigramme à un centigramme et demi chez le lapin, d’un centigramme chez le chat. 
Les pesées de Langlois démontrent le même fait sous une autre forme (loc. cit.). 
CHIEN. CHEVAL. HOMME. LAPIN. 
Capsules....... 1 . 1 1 j- 1 
Corps entiers..... 6000 a 3000 12000 10000 10000 
Comparé à la masse musculaire totale, le parenchyme capsulaire paraît au con¬ 
traire un peu plus abondant chez les jeunes sujets que chez les adultes. Un cobaye, 
pendant la première semaine qui suit la naissance a 0sr,17-0sr,18 de capsule pour 100 
grammes de muscles : à partir du [premier mois la proportion se maintient entre 14 et 
15 centigrammes. Il est intéressant de rapprocher la fixité de ce rapport du rôle que 
joue la capsule surrénale dans la fatigue musculaire (Abelous et Langlois, Albanese). 
Cuvier1 avait déjà comparé le volume de la capsule surrénale à celui du rein et 
signalé sa forte proportion chez les rongeurs, proportion qu’il estime chez le cochon 
d’Inde à 1/8, même 1/5. Nos recherches nous ont amené à considérer ces chiffres 
comme tout à fait exceptionnels et appartenant à des animaux dont les organes sur¬ 
rénaux sont hypertrophiés. En suivant la croissance du cobaye, on voit ces deux vis¬ 
cères, la capsule surrénale et le rein, suivre une marche inégalement rapide, tout 
au profit de la capsule surrénale qui se développe relativement deux fois plus que le 
rein, mais qui n’arrive jamais chez l’animal le plus gros qu’à représenter le 1/17 ou le 
1/18 du rein. Chez le cobaye nouveau-né, avant tout fonctionnement extra-utérin, elle 
n’en représente que la 36e partie. 
La prédominance de la capsule gauche sur la droite est aussi marquée que celle du 
rein gauche. 
3° Appareil génital mâle. — Le testicule est un gros ovoïde blanchâtre, plus ou moins 
arrondi, qui tantôt descend dans le scrotum, tantôt remonte dans l’abdomen. En position 
dans l’abdomen, il présente une face antérieure en rapport avec l’intestin, une face pos¬ 
térieure appliquée sur le psoas, une extrémité supérieure coiffée, d’une masse graisseuse, 
une extrémité inférieure unie à l’épididyme. Le bord interne est libre, le bord externe 
donne insertion au méso et reçoit près de l’extrémité supérieure les vaisseaux sperma¬ 
tiques. L’épididyme de forme conique a la même direction que le testicule. De son som¬ 
met se détache le canal déférent qui monte derrière le testicule, puis s’infléchit et descend 
dans le bassin entre la vessie et les vésicules séminales : après un trajet de 4 à 5 cen¬ 
timètres il se jette dans l’urètre. Son calibre est considérable et mesure 2mm,5 de 
diamètre. 
Du coude que forme le canal déférent à son union avec l’épididyme naît le musculus 
testis, dont Hénocque a donné une description incomplète2. Le musculus testis est un 
muscle strié étendu de l’épididyme au pourtour de l’anneau inguinal : il mesure 3 à 
4 centimètres sur le cobaye de 600 à 700 grammes. Il forme un cône creux dont la base 
adhère à l’anneau de telle sorte qu’un stylet introduit par l’orifice inguinal remonte 
jusqu’à l’épididyme. Un seul de ses faisceaux, l’interne, s’insère en dehors de l’orifice 
inguinal. Il croise l’extrémité inférieure du grand droit qui, après son entre-croisement 
sur la ligne médiane, forme la limite interne de cet anneau, et il se perd sur le ligament 
suspenseur de la verge. Les autres faisceaux restent dans l’abdomen. Les postérieurs 
passent derrière le pilier inférieur du grand oblique et s’insèrent avec le petit oblique et 
le transverse à l’arcade crurale en dehors du grand droit, les externes se portent vers 
l’épine iliaque avec ces mêmes muscles dont ils sont une dépendance. En avant, les 
faisceaux externe et interne s’étalent et se rejoignent, tout en restant unis par du tissu 
conjonctif au pourtour de l’anneau inguinal. Le. péritoine tapisse entièrement le testicule 
et son muscle, et forme un méso qui s’insère le long de leur bord externe et se prolonge 
COBAYE. 
jTTjI 
1500 2000 • 
1. Cuvier. Leçons d’Anatomie comparée, vin, Paris, 1846, 682. 
2. Hénocque. Époque d’apparition et caractères de l’aptitude des cobayes mâles à la reproduc. 
tion (A. de P., 1891, n° 1, p. 112). Hénocque nie à tort l’existence de l’anneau inguinal chez le 
cobaye : il est large, mais il existe (Voir Système musculaire, p. 878).
        

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