Bauhaus-Universität Weimar

COBAYE. 
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D’après Anderson Stuart, les sels de cobalt auraient une action paralysante des vaso¬ 
moteurs. CorroLA a constaté, au contraire, par la méthode de la circulation artificielle 
dans des organes extirpés, que le chlorure de cobalt a une action vaso-constrictive 
durable, antagoniste de l’action vaso-dilatatrice de l’antipyrine. 
Absorption et élimination. — L’estomac et le tube digestif absorbent les sels de 
cobalt, car on peut en déceler la présence dans les urines, et même on a pu, quoique 
difficilement, causer la mort en introduisant des sels de cobalt par voie buccale. L’élimi¬ 
nation se fait, d’après Anderson Stuart, principalement par les urines, auxquelles le cobalt 
communique une teinte brun rouge foncé, dont l’intensité est proportionnelle à la quan¬ 
tité de cobalt qu’elles contiennent. Il s’en élimine aussi par les fèces à l’état de sulfure 
noir, même lorsqu’on a introduit le cobalt directement dans les veines. 
D’après Coppola, la voie d’élimination du cobalt varie suivant le mode d’introduction. 
Si on l’introduit dans l’estomac, il s’élimine exclusivement dans les fèces. 
Si l’on a fait une injection sous-cutanée, il s’en élimine par les urines; mais la 
majeure partie s’excrète par l’intestin à l’état de sulfure. 
La couleur brun rouge est due à une combinaison particulière du cobalt qui n’a pas 
encore été déterminée. Si on laisse reposer et se putréfier une urine ayant cette colora¬ 
tion, il se dépose des sels ammoniacaux magnésiens, dont la forme cristalline n’a pas 
varié, mais qui sont colorés en violet pourpre. 
Une urine brune cobaltifère, traitée par l’acétate de plomb, donne un précipité brun. 
La liqueur surnageante contient encore beaucoup de cobalt. Le précipité redissous dans 
l’eau donne la solution brun foncé de l’urine dont on était parti. 
Recherche toxicologique. — Pour retrouver le cobalt dans les liquides, tissus et 
organes, il suffit d’incinérer et de redissoudre la cendre dans l’acide chlorhydrique. On 
caractérisera le cobalt dissous à l’état de chlorure par les réactions usuelles décrites au 
début de cet article. 
Bibliographie. — D. D., article Cobalt, par Hénocque. — Anderson Stuart. Ueber 
den Einfluss der Nickel und des Kobaltverbindungen auf den thierischen Organismus (A. P. 
P., xvm, 131) ; — Nickel and Cobalt; their -physiological action on the animal organism (Journ. 
ofAnat. and Physiol., xvii, 89, 1883). — Azary (Orvosi Hetilep, 1879). — Buchheim. Arz¬ 
neimittellehre, Leipzig, 1878. — Buchner. Toxicologie, 1827. — Coppola. Sull’Azione fisio- 
logica del Nickel e del Cobalto (Sperimentale, lv, 373 et lvii, 43). — Gmelin (Bull. sc. 
mèd., vu, 116). — Hasselt. Giftlehre, 1862. — Huseman. Toxicologie, Berlin, 1867. — 
Orfila. Toxicologie, Paris, 1843. — Rabuteau (B.B., 1873). — Siegen (Neue Rep.f. Pharm., 
xxii, 307, 1873). 
ALLYRE CHASSEVANT. 
CO BAVE. — Vulgairement appelé cochon d’Inde, le cobaye est un petit 
mammifère, de l’ordre des rongeurs, des caviadés, genre cobaye. L’espèce la plus com¬ 
mune dont nous allons nous occuper est le Cavia cobaya. Pall. ; Mus porcellus. Lin. (Guinea 
pig, en anglais; Meerschswein, en allemand; Porcellino d'india, en italien.) 
Cette espèce est très répandue actuellement en Europe, où on l’élève en domesticité, 
parce que l’on croit que son odeur chasse les rats; elle est devenue dans tous les labo¬ 
ratoires un animal précieux pour les expériences. 
Le cobaye est sans doute originaire de l’Amérique du Sud, où l’on trouve, à l’état sau¬ 
vage, au Brésil et dans le Paraguay, une espèce très voisine Je Cavia aperea. Lin. de 
même taille, mais à pelage entièrement gris-roussâtre, de laquelle Cuvier le fait des¬ 
cendre (Cuvier, Règne animal, 238). Pour Claus (Traité de Zoologie, 2e éd. 1884, 1497), on 
peut bien le considérer comme originaire de l’Amérique méridionale, mais sa souche 
sauvage est inconnue, car, dit-il, l’opinion qui voudrait le faire dériver du Cavia aperea 
offre peu de vraisemblance, attendu que le croisement ne réussit jamais entre eux et 
qu’il n’est pas possible d’obtenir la moindre variété du C. aperea domestiqué. 
Les caractères principaux que présente le cobaye sont les suivants : de petite taille, à 
jambes courtes, il a le corps ramassé, manque de queue et a les pieds plantigrades, les 
antérieurs à quatre doigts et les postérieurs à trois. Son pelage est assez grossier, géné¬ 
ralement blanc, roux et noir. Ces couleurs sont très irrégulièrement distribuées à la 
surface du corps et présentent de grandes plaques. On en trouve quelquefois qui sont
        

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