Bauhaus-Universität Weimar

846 
COAGULATION DU SANG. 
sang? L’extirpation des thyroïdes ou des reins, ou du pancréas, est sans influence 
appréciable sur le phénomène. La substance en question ne paraît pas non plus se 
produire dans les muscles. Contejean (A. d. P., 1895, 244-251) isole par une ligature en 
masse une des pattes postérieures chez un grand chien vivant, en ne laissant que l’artère 
et la veine, en dehors de la ligature. 11 traverse par une canule piquante la paroi de l’artère, 
et injecte sans interruption dans ce vaisseau une solution de peptone (7 grammes). Cette 
injection n’a pas d’effet sur la coagulabilité du sang qui s’écoule par la veine crurale. 
Dans une autre série d’expériences, Contejean élimine l’action du foie et des organes 
abdominaux, en provoquant au moyen d’un ballon de caoutchouc, introduit à l’intérieur 
de l’aorte thoracique, l’obstruction de ce vaisseau, ou en liant le tronc cœliaque, la grande 
et la petite mésentériques et la veine porte (avec ligature en masse du rectum) : l’injection 
de propeplone n’a plus qu’un effet peu marqué sur la coagulabilité du sang. Le sang se 
coagule un peu moins vite, et le caillot formé subit ultérieurement la fibrinolyse. 
Contejean considère comme probable que toutes les cellules de l’organisme, dont en 
somme le protoplasma est plus ou moins identique, produisent plus ou moins de sub¬ 
stance anticoagulante sous l’influence de l’excitation apportée par la peptone. Le foie 
et la masse intestinale se distingueraient seulement par une superactivité notable. 
L’expérience suivante prouve d’après lui que d’autres organes que le foie peuvent con¬ 
tribuer à produire l’incoagulabilité du sang, sous l’influence d’une injection de propep- 
tone. Un chien à jeun est abattu par section de la moelle allongée. Trachéotomie et 
respiration artificielle. On sectionne entre deux ligatures tous les organes entrant dans 
le hile du foie : artère hépatique, veine porte, lymphatiques, etc. On déchire Je petit 
épiploon et le ligament hépato-rénal. Le foie complètement libéré n’est plus retenu que 
par le ligament suspenseur. On serre en masse le pédicule, en ayant soin de ne pas 
entraver la circulation dans la veine cave supérieure. On injecte alors immédiatement 
de la propeptone dans une veine. Le sang, coagulable auparavant, se coagule maintenant 
très mal, et est ultérieurement le siège d’une fibrinolyse plus ou moins complète. Ce 
sang liquéfié immunise en outre des chiens lorsqu’on le transfuse dans leur péritoine. 
Il semble donc qu’il peut se produire de la substance anticoagulante dans d’autres 
organes que le foie. 
Contejean (A. d. P., 1896, 157-166) a constaté aussi que l’intégrité des ganglions 
cœliaques et des nerfs qui en émanent, est nécessaire pour qu’une injection intra¬ 
veineuse de peptone puisse agir normalement. 
Le rôle prépondérant, ou même unique, que le foie joue dans la fabrication de la sub¬ 
stance anticoagulante a été mis hors de doute par les expériences de E. Gley [et V. Pachon 
(A. d. Ph., 1895, 710-718). Ils ont d’abord découvert que la ligature des lymphatiques 
du foie apporte un obstacle à l’action anticoagulante de la peptone. Ce fait permet déjà 
de supposer que c’est le foie qui, sous la provocation de la peptone, fabrique la substance 
anticoagulante. 
Il est vrai que Starling (J. P., 1895) n’a pas confirmé les résultats de ces expériences. 
Contrairement à Gley et Pachon, il a observé, qu’après la ligature des lymphatiques du 
foie, et même après ligature simultanée des lymphatiques et du canal cholédoque, une 
injection de peptone suspendait encore la coagulation du sang. Starling suppose que 
les résultats négatifs obtenus par Gley et Pachon sont dus à ce que ces physiologistes 
ont expérimenté sur des animaux en immunité naturelle vis-à-vis de la peptone. 
Delezenne (1896) et Contejean n’ont pas été plus heureux que Starling, 
Mais, dans une autre série d’expériences, Gley et Pachon (A. d. P., 1896, 715-723) 
ont fourni une preuve plus directe du fait avancé. Ils ont vu que toute cause qui diminue, 
suspend ou supprime le fonctionnement hépatique, entrave l’action de la propeptone sur 
la coagulation du sang. Cette action est supprimée complètement chez le chien après 
destruction des cellules hépatiques, au moyen d’une injection dans le canal cholédoque 
d’une solution d’acide acétique à 2C0,5 p. 100, et surtout par l’extirpation du foie 
que l’on peut pratiquera peu près complète, en s’adressant à des chiens de petite taille. 
Quant aux lésions des nerfs du foie ou à la cocaïnisation du plexus cœliaque, elles ont 
une action suspensive moins marquée. 
Le système nerveux central n’a pas d’action sur le phénomène (piqûre, section de la 
moelle allongée, cervicale, dorsale).
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.