Bauhaus-Universität Weimar

$36 COAGULATION DU SANG. 
On sait aujourd’hui par les recherches de Hammarsten que certains sérums (cheval, 
bœuf) contiennent plus de fibrinoplastique (paraglobuline) que l’albumine. Il est maté¬ 
riellement impossible que les 3 ou 4 p. 100 de paraglobuline du sérum de cheval se 
forment aux dépens des leucocytes au moment de la coagulation. 
Quant au ferment, il présente les propriétés générales des ferments solubles ou 
enzymes : solubilité dans l’eau ou la glycérine, insolubilité dans l’alcool ; sa solution perd 
immédiatement sou activité par l’ébullition, lentement par une température de 65° envi¬ 
ron. A sec le ferment peut supporter impunément une température de + 100°. On le 
prépare en s’adressant soit au sérum de bœuf (Schmidt, 1875,-76), soit au sang coagulé, 
lavé au préalable (Gamgee-1879), soit aux globules [blancs. On coagule par une grande 
quantité d’alcool (15 à 20 volumes) qu’on laisse agir pendant fort longtemps (plusieurs 
semaines ou mieux plusieurs mois); on recueille le précipité, on l’expose à l’air pour 
éliminer l’alcool et l’on reprend par l’eau. L’extrait aqueux contient le ferment dont on 
essaye l’action sur les liquides proplastiques. 
Le sang circulant, reçu directement au sortir du vaisseau dans l’alcool, ne contient 
pas de ferment ou seulement des traces insignifiantes, et n’a pas d’action sur les liquides 
proplastiques. Le sang de la saignée présente une richesse croissante en ferment depuis 
le moment où on l’a tiré, jusqu’à la consommation du phénomène de coagulation. 
La quantité de fibrine fournie par un liquide varie avec la proportion de sels et de 
paraglobuline. 
Schmidt a constaté qu’une certaine proportion de sels neutres (NaCl par exemple) est 
indispensable au phénomène de la coagulation, qui ne s’établit pas si le liquide est trop 
pauvre ou trop riche en sel. Il existe pour chaque sel un optimum de teneur, pour lequel 
un atteint le maximum du poids de fibrine. L’addition de paraglobuline augmente égale¬ 
ment, et dans certaines limites, la récolte de fibrine. 
Une série de substances accélèrent la coagulation, sans augmenter le poids de la 
fibrine formée. Il faut citer en premier lieu les globules rouges, ou, ce qui revient au même, 
la solution d’hémoglobine. Schmidt recommande d’ajouter de l’hémoglobine (on laisse 
reposer du sang de cheval pendantîun ou deux jours, on décante le sérum et les couches 
supérieures de cruor pour ne garder que la bouillie de globules du fond. On lave à plu¬ 
sieurs reprises les globules avec deux fois leur volume d’eau que l’on rejette, de manière 
à éliminer les dernières traces de sérum. Le résidu est finalement dissous dansjine plus 
grande quantité d’eau et filtré pour éloigner le stroma des globules rouges) aux liquides 
qui ne contiennent que peu de ferment et dont on veut provoquer la coagulation. La 
plupart des corps qui décomposent l’eau oxygénée agissent plus ou moins activement dans 
le même sens que l’hémoglobine : charbon animal, mousse de platine, fibrine lavée à la 
solution diluée d’acide acétique, papier à filtrer, etc. L’hémoglobine en cristallisant perd 
la faculté de catalyser l’eau oxygénée et d’agir sur la coagulation. 
Schmidt a constaté que chez les oiseaux, les amphibiens, la substance des globules 
rouges (noyau) fournissait, aussi bien que le plasma, le substratum matériel de la fibrine. 
Schmidt (1892, 1895) s’est occupé dans les dernières années de déterminer l’origine 
du fibrinogène et de la paraglobuline, et a émis à ce sujet une théorie assez compliquée, 
pour les détails de laquelle nous renvoyons à ses dernières publications. 
Le point de départ de cette théorie, ce sont ses recherches sur la constitution chimique 
des leucocytes et des cellules en général. Les cellules contiennent une substance soluble 
dans l’eau, insoluble dans l’alcool, à laquelle Schmidt donne le nom de cytoglobine. La 
cytoglobine se transforme facilement sous l’action de l'acide acétique en préglobuline. 
Les deux substances contiennent du phosphore et sont sans doute voisines ou identiques 
au fibrinogène des tissus de Wooldridge, à la nucléo-histone de Lilienfeld ou à la nucléo- 
protéide de Pekelharing. 
La cytoglobine ainsi que la préglobuline se transforment toutes deux en paraglobuline, 
au contact du sérum sanguin. Enfin Schmidt admet une transformation ultérieure de 
paraglobuline en fibrinogène. 
D’autre part le résidu insoluble des cellules, provenant de la préparation de la cyto- 
giobine, résidu auquel il donne le nom de cytine (voir ce nom), se transforme facile¬ 
ment lui-même en cytoglobine. Il suffit pour cela de traiter la cytine par du carbonate 
de sodium.
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.