Bauhaus-Universität Weimar

SU CIRCULATION. 
temps qui s’écoule entre deux passages successifs d’un globule sanguin au même endroit 
de l’appareil vasculaire. 
Pour déterminer ce temps chez le cheval, E. Hering (Zeits. f. Physiologie, 1829, m, 
85, et 1833, v, 58; Archiv f. physiol. Heilkunde, 1853, xii, 112; Rep. der Thierheilkunde, 
il, 105, 1879) injectait dans le bout central de la jugulaire une solution de ferro- 
cyanure de potassium (4 grammes de ferro-cyanure dissous dans 30 grammes d’eau). 
Aussitôt un aide recevait dans des verres qu’il changeait de cinq secondes en cinq 
secondes, le sang qui s écoulait par le bout céphalique de la jugulaire de l’autre côté. 
On recherchait le ferro-cyanure dans le sérum de ces échantillons au moyen de per- 
chlorure de fer (formation de bleu de Prusse). E. Hering constatait que le ferro-cyanure 
apparaît dans le sang du bout périphérique de la jugulaire du cheval vingt-cinq à trente 
secondes apres que ce sel a été injecté dans le bout central du vaisseau symétrique. 
Volkmann (Hämodynamik, 254) avait objecté aux expériences de Hering que l’écou¬ 
lement du sang par un vaisseau ouvert pouvait avoir contribué à accélérer le cours du 
sang. Hering montra que cette influence est insignifiante. Le temps de la circulation 
reste le même, que la jugulaire soit ouverte au moment de l’injection, ou seulement 
vingt ou vingt-cinq secondes plus tard. 
Poiseuille {Ann. des Seien, nat., (2), Zool., xix, 30) répéta les expériences de 
Hering. Il constata que l’acétate d’ammoniaque ou le nitrate de potassium, ajoutés au 
sang en solution diluée, ont pour effet de raccourcir la durée de la circulation, que l’alcool 
1 allonge au contraire. Ces résultats concordaient avec les expériences de Poiseuille sur 
les variations de vitesse d’écoulement de l’eau par les tubes capillaires, sous l’influence 
de l’addition des substances en question. 
Vierordt {Die Erscheinungen und Gesetze der Stromgeschwindigkeiten des Blutes. 
Frankfurt a M., 1858, et Das Abhängigkeitsgesetz der mittleren Kreislauf Zeiten von der 
mittleren Pulsfrequenz, etc. Arch. f. physiol. Heilkunde, N. F., ii, 527, 1858) perfectionna 
le procédé de Hering. Le vaisseau qui doit fournir le sang d’épreuve est muni d’une 
canule par laquelle le sang s’écoule, à partir du moment de l’injection, d’une manière 
continue, dans une série de quatre-vingt-un petits entonnoirs carrés, fixés autour d’un 
disque horizontal animé d’un mouvement circulaire uniforme. 
Le disque fait un tour en cinquante secondes. Il en résulte que chaque entonnoir 
vient se présenter pendant un temps assez court = 0",6 environ) au tube d’écoule¬ 
ment. Le temps se trouve ainsi mesuré plus exactement et la méthode devient applicable 
à de petits animaux. 
Ainser et Lohe {Zeits. f. rat. Med., xxxi,33,1868) ont appliqué le même procédé. 
Hermann (A. g. P., 1884, xxxm, 169) l’a simplifié, en recevant le sang qui s’écoule de la 
jugulaire, sur une feuille de papier buvard, fixée sur le cylindre horizontal de l’appareil 
enregistreur, animé d’un mouvement de rotation uniforme. Après l’expérience on 
détache la feuille, on la sèche, on la découpe en languettes dont la largeur correspond à 
une fraction déterminée de temps. Chaque languette est soumise à l’ébullition dans une 
éprouvette avec un peu d’eau. Cette décoction est essayée au perchlorure de fer. Hermann 
a substitué le ferro-cyanure de sodium, au ferro-cyanure de potassium, afin d’éviter 
l’action toxique du sel de potassium. 
Enfin E. Meyer {Procédé spectroscopique pour l'étude de la vitesse moyenne de la circu¬ 
lation du sang. B. B., 1892, 963) propose de remplacer la solution de ferro-cyanure, par 
une injection de sang contenant de la méthémoglobine, facile à reconnaître au spec¬ 
troscope. Il intercale sur le trajet de l’autre jugulaire une canule spéciale permettant 
1 examen spectroscopique direct du sang circulant dans la veine. Quant au sang contenant 
de la méthémoglobine, il est fourni par un autre animal empoisonné par l’aniline ou la 
pyrodine. 
Wolff (lieber die Umlaufsgeschwindigkeit des Blutes im Fieber. A. P. P., xix, 265, 
1885), appliquant la méthode de Hermann, trouve que la durée de la circulation est de 
5",5 chez le lapin. Cette durée augmente sous l’influence de la fièvre. 
Stewart (A new method of measuring the velocity of the blood. J. P., xi, p. xv, 1890) 
utilise une méthode analogue pour déterminer la vitesse du courant sanguin. Il injecte 
une solution saline dans une veine et détermine le moment de l’arrivée de la solution
        

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