Bauhaus-Universität Weimar

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CIRCULATION. 
nom de Circulation (Circulatio sanguinis Césalpin) au mouvement que le sang exécute à tra¬ 
vers l’organisme, mouvement qui lui fait parcourir un système de canaux élastiques, 
formant un cercle fermé; de telle sorte que chaque particule de sang revient à son point 
de départ, après un trajet circulaire plus ou moins long, pour recommencer ensuite 
un mouvement analogue. 
Par extension, on applique la même dénomination de Circulation au mouvement pro¬ 
gressif et nullement circulaire des différents fluides de l’économie : lymphe, chyle, 
produits de sécrétion ou d’excrétion, sève des végétaux, etc. 
Il ne sera question ici que de la Circulation du sang. 
La nécessité de ce mouvement du sang saute aux yeux. En effet, le corps des animaux 
supérieurs est formé d’un nombre immense de cellules,' de fibres, etc. La plupart de 
ces éléments, vivant dans la profondeur des tissus, sont entièrement soustraits à l’action 
directe du milieu extérieur : pour respirer, pour puiser au dehors leur nourriture, pour 
se débarrasser ensuite des déchets de la nutrition, ces cellules ont besoin d’un inter¬ 
médiaire, le sang. 
Pour accomplir les échanges nutritifs et respiratoires auxquels il préside, le sang 
ne peut rester en repos au contact des organes; il se meut incessamment entre les diffé¬ 
rents organes et les surfaces d’échange du corps (poumon, intestin, reins). Ce mouve¬ 
ment du sang est réalisé par les battements du cœur, véritable pompe aspirante et fou¬ 
lante qui puise le liquide du côté du système veineux, pour.le pousser avec une grande 
force dans le système artériel. 
L’étude de la circulation dans le Cœur, les Artères, les Veines et les Capillaires est faite 
aux articles Cœur, Cardiographe, Pneumogastrique, Artères, Pouls, Pression sanguine, 
Sphygmographe, Veines, Capillaires, Pléthysmographe, Vaso-Moteurs, etc. 
Vous renvoyons également à Cerveau, Foie, Veine porte, Reins, Poumons, etc., pour 
l’étude des circulations cérébrale, hépatique, rénale, pulmonaire, etc. 
Nous ne traiterons ici que quelques questions générales se rapportant à la circu¬ 
lation : 
I. — Historique de la Découverte de la Circulation. 
II. — Appareil circulatoire dans la Série animale. 
III. — Généralités sur les Conditions mécaniques de la circulation et sur les procédés 
employés pour les réaliser artificiellement. 
IV. — Effets de la Suppression de la circulation, notamment, genèse de la circulation 
collatérale. 
V. — Influence de la Pesanteur sur la Circulation. 
VI. — Influence de la Respiration sur la Circulation. 
VII — Durée totale delà Circulation. 
§ I. Historique de la découverte de la circulation du sang. — Les anciens 
n’ignoraient pas que le sang est contenu dans des réservoirs en forme de tubes membra¬ 
neux : les vaisseaux. Mais ils n’avaient aucune idée du mouvement circulaire dont ce 
liquide est animé. Pour eux, le sang cheminait lentement, en partant du cœur ou du foie, 
vers les différents organes, pour s’y arrêter et les nourrir. 
Le respect religieux que les Grecs professaient pour les morts les empêchait de se 
livrer à des recherches anatomiques sur la structure du corps humain. Aussi n’est-il 
pas étonnant que les écrits ^Hippocrate et d’AmsTOTE témoignent d’une connaissance 
ipcomplète, et en grande partie erronée, de la disposition anatomique du cœur et des 
vaisseaux. 
A l’époque d Hippocrate (460 av. J.-C.))on distinguait cependant les Veines des Artères: 
mais les veines seules étaient censées contenir du sang : elles étaient chargées de con¬ 
duire ce liquide aux différentes parties du corps. Les artères contenaient de l’air. (L’éty¬ 
mologie, artère, de àr)p, air et Trjpeîv, conserver, est fort douteuse.) 
Aristote admettait également qu’il n’y a de sang que dans le cœur et dans les veines. 
« De l’intestin, par les veines mésentériques, les aliments vont au cœur, dit-il, qui les 
anime, les transforme et les rend semblables au sang. Ce sang contenu dans les veines se 
répand avec elles dans toutes les parties et sert à les nourrir... Le corps humain se 
renouvelle ainsi dans les intestins par les veines du mésentère, comme l’arbre se renou¬ 
velle dans la sève de sa racine.
        

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