Bauhaus-Universität Weimar

794 
CILS VIBRATILS. 
plus l’arrêt définitif, signe de la mort, se produit rapidement. Sur l’œsophage de la gre¬ 
nouille, par exemple, la mort survient immédiatement aux environs de 48°. Alors le 
corps de la cellule devient trouble par suite de la formation de précipités intra-proto- 
plasmiques albuminoïdes, et il se forme des vacuoles; on n’a pas pu dans cette rigidité 
thermique constater de formation d’acide. Les cils peuvent présenter dans ce cas une 
forte réfringence ; mais ils se désorganisent si la température s’élève encore, ils deviennent 
plus épais, se raccourcissent et se présentent sous la forme d’une masse amorphe, 
muqueuse et trouble. Si les cellules et les cils ont subi déjà l’action des agents chi¬ 
miques (eau et alcalis), alors réchauffement augmente la désorganisation, et le mouvement 
s’arrête à des températures bien plus basses que si la chaleur seule était en jeu. 
La rigidité par le froid est provoquée par des minima thermiques, mais les infusoires 
ciliés peuvent rester longtemps sans dommages apparents à une température de — 8° 
ou — 9° (Spallanzani). On peut refroidir, sans les tuer, les cils vibratils de l’Anodonte, 
jusqu’à — 6° (Roth) et les spermatozoïdes de l’homme jusqu’à — 19° (Mantegazza). 
L’influence des changements subits et notables de température n’a pas encore été étudiée 
d’une manière satisfaisante; mais il est probable qu’elle est analogue à celle des cou¬ 
rants électriques. 
2. Électricité.— Les actions des courants électriques n’ont été jusqu’ici étudiées avec 
quelque soin que sur la muqueuse pharyngienne de la grenouille. Les anciens observa¬ 
teurs n’avaient obtenu aucun effet, ou les résultats obtenus par eux pouvaient être attri¬ 
bués aux actions thermiques ou électrolytiques de l’électricité. Le premier Kistiatowsky 
a pu faire croître le travail des cils soit par le courant constant, soit par des courants 
d’induction alternatifs. Voici ce qu’une recherche plus approfondie nous a fait 
connaître (Engelmann). 
L’effet d’une excitation électrique dépend notamment de l’état de la muqueuse. Si le 
mouvement est très énergique, il n’y a pas d’effet produit, ou, si le choc électrique est 
très fort, le mouvement se ralentit, ce qui s’explique en partie par une altération chi¬ 
mique quelconque de la cellule, en partie par une sécrétion plus abondante de mucus 
qui se fait dans les cellules calyciformes. Dans d’autres cas, même avec des courants faibles 
(0,1 milli-ampère par exemple), on voit l’électricité produire un effet qui va croissant 
avec l’intensité et la durée du courant et qui, suivant diverses conditions spéciales, peut 
être une accélération passagère ou bien un arrêt du mouvement. 
Ces deux résultats opposés s’observent suivant la durée, la force et le mode de l’exci¬ 
tation électrique. 
L’accélération a lieu surtout quand on excite des membranes isolées, dans des con¬ 
ditions d’ailleurs aussi normales que possible et quand les cils sont devenus lents à se 
mouvoir, parce qu’ils sont tant soit peu desséchés, privés d’oxygène ou refroidis. 
L’arrêt s’observe quand le mouvement a diminué par suite d’une dissolution partielle 
de la cellule ou des cils par l’eau ou les alcalis dilués: on peut voir alors au microscope 
que l’électricité a augmenté la dissociation cellulaire. 
Les effets du courant électrique se manifestent dans tous les coins ’du circuit intra- 
polaire, mais même dans les parties extra-polaires ils peuvent agir aussi en se propageant 
de cellule en cellule. 
L’excitation que donnent un courant d’induction ou un brusque courant galvanique est 
suivie d’abord d’une période latente, qui, dans le cas d’excitation faible, peut durer plus 
de trois secondes, mais qui, dans le cas d’une excitation forte, ne paraît plus appréciable. 
L’effet alors croît pendant quelques secondes jusqu’à un maximum, pour ensuite diminuer 
progressivement, ou même pendant quelque temps donner une vibration en sens opposé* 
L’effet d’une action totale peut, dans le cas d’excitation forte et momentanée, durer plus 
d’une minute. On peut expliquer cette longue durée par ce fait que des excitations isolées 
inefficaces peuvent produire un effet appréciable lorsqu’elles se suivent, même à d’assez 
longs intervalles (1/3 ouf/2 de seconde), addition latente (Ch. Richet). Aussi par la téta¬ 
nisation a-t-on des effets bien plus forts et plus durables que par des excitations isolées 
de même intensité. Des courants constants de plus longue durée agissent surtout à la 
clôture, et, quoique plus faiblement, à la rupture. Mais, tant que le courant passe, appa¬ 
raissent manifestement des effets d’excitation. 
Les courants induits de rupture, à égale intensité, agissent plus que les courants de
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.