Bauhaus-Universität Weimar

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CILS VIBRATILS. 
colorantes, ne réfractent pas doublement la lumière, cependant les réactions chimiques' 
paraissent prouver qu’ils sotit surtout constitués par des matières albuminoïdes. 
Les racines vibratiles qui se prolongent de la base d’implantation des cils dans le pro¬ 
toplasma cellulaire sont extrêmement délicates et fragiles : leur constitution chimique 
paraît montrer qu’elles sont aussi de matière protéique ; mais elles diffèrent des cils et de 
la base par la manière dont elles fixent les matières colorantes. Dans les cellules de la 
muqueuse intestinale des bivalves, elles sont manifestement biréfringentes et l’axe 
optique comme pour les cils, coïncide avec l’axe longitudinal. 
Développement. — Le développement des cils au dépens du protoplasma cellu¬ 
laire n’a été bien observé avec soin que chez les infusoires (Oxytrichines, Stentor et autres 
en segmentation, Vorticella) (Stein). Au début il se forme une substance homogène qui 
tout de suite devient contractile et biréfringente et qui apparaît en des points détermi¬ 
nés de l’ectoplasme. 
Chez les spores des myxomycètes, des flagellés, et dans l’épithélium vibratil des 
éponges calcaires, on a vu les cils provenir directement de-pseudopodes protoplasmiques 
contractiles, et inversement on a vu les cils se transformer en pseudopodes (de Bary, 
Haeckel, Clark, et autres). Ce qui est une preuve importante pour admettre l’identité du 
mécanisme du mouvement vibratil et du mouvement protoplasmique. 
Physiologie. — Le mouvement des cils se distingue essentiellement du mouvement 
protoplasmique ordinaire, en ce que les parties contractiles se meuvent sur des régions 
fixes. En cela ils se comportent comme les fibres musculaires et les myopodes, mais 
leur mouvement diffère du mouvement musculaire en ce qu’il ne s’exerce pas symétri¬ 
quement sur l’axe longitudinal de la fibre, par des raccourcissements ou allongements 
rectilignes, mais par des mouvements alternatifs d’incurvation ou de redressement de ses- 
faisceaux. Il faut noter que le mode du mouvement varie beaucoup suivant la nature 
des cils et que chez les mêmes cils il n’est pas toujours identique. 
Chez les métazoaires, les cils ont en général un mouvement de va et vient régulier, 
périodique, rythmique, dans des plans constants, parallèles et perpendiculaires par 
rapporta la surface des cellules. 
Si les cellules sont disposées en rangées, alors les mouvements oscillatoires se font paral¬ 
lèlement (épithélium intestinal, respiratoire, urogénital, rames natatoires des Cténo- 
phores, etc.), mais dans d’autres cas (cellules latérales des bivalves, organes rolatoires- 
des rotifères) les plans des mouvements sont perpendiculaires par rapport à la direction 
des rangées. 
Chaque période se décompose en deux demi-oscillations de durée inégale, entre les¬ 
quelles on ne peut guère voir d’interruption. Tous les cils de la même région battent 
rapidement dans le même sens, et par conséquent unissent leur action mécanique. Si 
l’on appelle état de repos la position des cils qui coïncide avec l’absence d’excitation, 
par exemple dans la narcose par l’éther ou le chloroforme, alors, pour la plupart des 
vertébrés et beaucoup d’invertébrés, la première demi-oscillation (mouvement en 
arrière) est la plus lente, et la seconde demi-oscillation (retour à l’état de repos) est la 
plus rapide (rythme trocaïque). Chez les Cténophores en général ce mouvement est 
inverse (rythme iambique). D’ailleurs on peut voir chez les cils vibratils des Moules se 
modifier soudain le rythme des deux demi-vibrations : de même chez les infusoires et 
autres organismes unicellulaires (Valentin, Engelmann, Verworn, et autres). 
A l’état de repos, la plupart des cils vibratils paraissent légèrement inclinés en avant, 
avec la concavité dirigée dans le sens du côté où ils se meuvent le plus rapidement. 
Dans d’autres cas, spécialement dans les organes des Cténophores, ils sont fortement 
inclinés en arrière, quoique leur concavité soit nettement tournée en avant. 
Les formes et les positions que prend séparément chaque cil vibratil dans son mou¬ 
vement de va et vient, slobservent le mieux en regardant perpendiculairement au plan 
du mouvement. Fréquemment, surtout avec les cils courts, la forme des cils dans son 
ensemble ne semble pas changer, et ils ne se meuvent activement que par la partie 
basale. De cette forme de mouvement, il y a toutes les séries de passage possibles jus¬ 
qu’au mouvement en crochet (motus uncinatus de Valentin) où le cil s’incline et se 
replie fortement dans sa longueur comme un doigt qui se fléchit. Il y a encore le 
mouvement en forme de vague ou de fouet (motus undulatus). Ce dernier s’observe sur-
        

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