Bauhaus-Universität Weimar

CICATRISATION. 
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niveau du cal. Dans les cas heureux, cas fréquents, les fonctions de l'organe sont donc 
complètement conservées. Parfois, cependant, on voit ce tissu cicatriciel être le point de 
départ d’une localisation infectieuse ou néoplasique comme tousles tissus cicatriciels en 
général. Des causes locales et des causes tenant à l’état général du sujet peuvent rendre 
cette cicatrisation incomplète, d’où une pseudarthrose. 
Si la plaie osseuse est infectée, la suppuration retarde de beaucoup la cicatrisation, elle 
peut même la compromettre complètement. Toutefois le tissu cicatriciel peut naître len¬ 
tement et évoluer vers la formation du cal suffisant; mais ce cal peut être douloureux, 
exubérant, difforme, en un mot vicieux, suivant l’expression consacrée. 
Il est des plaies osseuses dans lesquelles la cicatrisation est des plus difficiles, nous 
voulons parler des cavités résultant Je plus souvent d’une intervention chirurgicale. Ces 
cavités osseuses se comblent avec une lenteur désespérante. La physiologie du tissu 
osseux explique cette longue durée. N’est-ce pas le périoste et la moelle sous-périostée 
qui contribuent le plus à la cicatrisation de l’os ? Or, ici, ces éléments ont été détruits, d’où 
la nécessité de faire soit des greffes d’os vivants ou d’os morts, ou de moelle osseuse, 
soit des ostéoplasties. Cependant la cicatrisation de ces grandes cavités osseuses serait 
peut-être plus active si la plaie n’était pas anfractueuse et difficile à désinfecter complè¬ 
tement. 
Tissu cartilagineux. — Tantôt la cicatrisation résulte de la prolifération de tous 
les éléments constitutifs du cartilage, mais surtout aux dépens du périchondre, comme 
le prouve la réparation des plaies de l’oreille ou du lobule du nez. 
Tantôt la cicatrisation d’une plaie cartilagineuse se fait par l’apparition du tissu 
osseux; témoin la cicatrisation des plaies des cartilages du larynx ou des côtes. Tantôt, 
enfin, c’est le tissu fibreux qui uuit définitivement les extrémités sectionnées du car¬ 
tilage. 
Tissu conjonctif. — La cicatrisation du tissu conjonctif & déjà été étudiée. Celle du 
tissu séreux ne présente rien de particulier : la réparation est complète et rapide. Le 
tissu fibreux se régénère aussi très rapidement, trop rapidement parfois. Quant au cris¬ 
tallin et à la cornée, la cicatrisation de leurs plaies est des plus remarquables; car, si la 
plaie est aseptique, la transparence du tissu persiste, sinon elle disparaît ; fait bien impor¬ 
tant au point de vue de la physiologie de cet organe. (Voir les expériences de Fortu- 
nato, Lo Sperimentale, août ï888.) 
La cicatrisation des plaies tendineuses est connue depuis longtemps, comme le 
prouvent les nombreuses opérations de ténotomie soit sous-cutanée, soit à ciel ouvert. 
Mais ici une condition importante intervient : il ne faut pas que les deux extrémités 
tendineuses sectionnées soient trop éloignées l’une de l’autre. Wolter (Archiv für klin. 
Chirurgie, 1888, 157) a bien étudié cette limite d’écartement pour plusieurs tendons, le 
tendon d’Achille surtout. La régénération se fait aux dépens du mésotendon, de la gaine 
fibreuse et du tissu cellulaire voisin. Le sang épanché aurait aussi un rôle important. 
Les chirurgiens physiologistes sont même allés plus loin; ils ont pratiqué des greffes 
tendineuses provenant du même sujet ou provenant d’un animal tel que le lapin (Gluck, 
Assaky, Fargin, Peyrot, etc.— Voir Fargin, D. Paris, 1885). Parfois il suffit de faire une 
ténorraphie par suture à distance au catgut pour voir la régénération se reproduire 
(Seen. American J. of med. Assoc., 28 avril 1894). 
La régénération tendineuse est donc des plus intéressantes et des plus importantes. 
Ses résultats sont les mêmes, si, au lieu d’une plaie, il s’agit d’une rupture. 
Les recherches plus récentes d’YAMAGiwA (Archiv f. path. Anat., cxxxv) et Enderlen 
[Arch. f. klin. Chirurg., xlvi) n’ont pu que confirmer les faits physiologiques précédents 
dans les cas de plaies tendineuses aseptiques. 
Si la plaie est infectée, la régénération tendineuse est compromise ; le tendon s’ex¬ 
folie, il adhère aux parties veineuses, il s’atrophie, il se détruit : les deux extrémités ne 
s’unissent plus que très imparfaitement et souvent nullement. 
Tissu musculaire. — Comment se cicatrise le tissu musculaire? Si la plaie est asep¬ 
tique, le tissu musculaire se régénère; Kirby [Ziegler's Beiträge zur path. Anat., 1892, 
302) et Ascanary l’ont démontré. Il ne faut donc plus admettre, comme on l’a fait 
pendant longtemps, que le muscle se cicatrise par du tissu fibreux. Le fait est cependant 
exact si les deux extrémités rompues sont loin l’une de l’autre.
        

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