Bauhaus-Universität Weimar

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CERVELET. 
sous le nom d’ataxie cérébelleuse. La troisième période, qui commence environ vers le 
sixième mois après l’opération, est caractérisée par un état de dénutrition générale qui 
mène à la mort. Luciani insiste particulièrement sur le défaut d’énergie des mouvements 
volontaires, sur la dénutrition, l’absence de tonicité des muscles et sur un affaiblissement de 
la force musculaire (asthénie), comme causes déterminantes de l’ataxie cérébelleuse. Le 
défaut d’énergie du système moteur, l’astbénie, est une conséquence directe de la perte 
des fonctions du cervelet à la suite de son ablation et ne doit pas être confondue avec la 
paralysie • il ne s’agit pas ici des phénomènes paralytiques, mais des phénomènes asthe- 
niaues comme résultat de la suppression de l’innervation cérébelleuse. Nous avons déjà 
dit que la théorie de Luciani est contredite par quelques auteurs, notamment par Ferrier 
Cf La déséquilibration provenant de la destruction du cervelet peut s’améliorer sensible¬ 
ment avec le temps, et l’animal, s’il survit longtemps à l’opération, peut retrouver son 
équilibre normal et coordonner ses mouvements adaptés à ce but. Il est probable que 
l’écorce cérébrale supplée à la fonction du cervelet en arrivant graduellement a compen¬ 
ser les troubles de l’innervation cérébelleuse. Plusieurs auteurs ont, du reste, note les 
rapports réciproques qui existent, au point de vue anatomo-physiologique, entre e cer¬ 
veau et le cervelet. Bianchi a même constaté, dans les cas de destruction du cervelet, nu 
très grand développement des hémisphères cérébraux et surtout du gyrus sygmoide. 
A part l’observation de Luciani, qui a vu dans la huitième période vers la fin de 
la vie de l’animal plusieurs symptômes d’une dénutrition générale, on peut dire que 
le cervelet n’influence pas directement les fonctions de la vie vegetative. 11 ne faut pas 
oublier que l’opération de l’ablation du cervelet peut et même doit retentir sur les par¬ 
ties voisines, dont quelques-unes sont en rapport direct avec les fonctions de la vie 
végétative par l’intermédiaire des nerfs qui prennent origine dans cette region. 
°Autres fonctions hypothétiques du cervelet. - 11 y a eu un temps ou Ion 
croyait que le cervelet était un des principaux foyers de la sensibilité generale, le siege 
du sensorium commune. Maintenant, tous les expérimentateurs sont d accord pour 
reconnaître que cet organe est étranger à la vie psychique, aux phénomènes sensitifs 
proprement dits. Vulpian a vu dans ses expériences sur le cervelet que dans un très petit 
nombre de cas seulement la sensibilité générale offrait une apparente exagération ; aussi 
pense-t-il qu’il s’agissait là simplement d’une irritation de voisinage des parties qui 
servent à la transmission des impressions. Les nouvelles données anatomiques semblent 
parler en faveur d’un certain rapport qui existerait entre le cervelet et les organes des 
sens (vue ouïe). Cette manière de voir trouve sa confirmation dans les experiences phy¬ 
siologiques et dans l’observation clinique. On trouve souvent dans les lesions du cerve¬ 
let des troubles de la vue et de l’ouïe. . , . . , ,, 
Jamais on n’a constaté de troubles de l’intelligence. Un animal privé de son cervelet 
diffère entièrement d’un animal auquel on a enlevé les hémisphères cérébraux Ce der¬ 
nier est absolument incapable de toute activité consciente, ne manifeste ni désir, ni 
sentiment, ni volonté, tandis qu’un animal auquel on a enleve le cervelet garde son 
activité spontanée; l’intelligence demeure intacte. L’animal prive de son cervelet 
n’est pas plongé dans la stupeur complète, comme après 1 ablation du cerveau . il est 
encore capable d’activité volontaire. Il paraît voir, entendre et sentir, c est-a-dire il 
peut percevoir les sensations provoquées par des agents extérieurs. Il est vrai que les 
désordres moteurs peuvent masquer les changements subtils (s il y en a eu) survenus 
dans l’état psychique de l’animal. Dans l’incapacité de produire un acte de volition, 
d’exécuter un mouvement volontaire, il n’est pas facile de determiner avec precision la 
part qui revient à l’affaiblissement du pouvoir de coordonner les mouvements et la part 
qui pourrait revenir au trouble de la vie consciente, volitionnelle. G est la peut-etre la 
cause de la divergence d'opinions entre les physiologistes, dont les uns refusent au cer¬ 
velet toute fonction psychique, d’autres (et c’est la bien grande minorité)la soupçonnent, 
et sans la connaître exactement, inclinent à l’admettre. La physiologie expérimentale ne 
pe’rmet jusqu’à présent de localiser dans le cervelet aucune fonction mentale de sorte 
que cet organe, d’après l’opinion de Ferrier, doit être exclu de la sphere de l ame pro¬ 
prement dite, en tant que signifiant le domaine de l’activité consciente. C était aussi 
l’avis de Flourens, qui disait que l’on ne pense pas plus par le cervelet que par le dia-
        

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