Bauhaus-Universität Weimar

CHOREE. 
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niste, le mouvement. Et ce mouvement de cause extrinsèque, variable, brutale (un poison) 
est forcément involontaire, irrégulier, imprévu. Ce mouvement ne veut pas dire, d’ailleurs, 
que la cellule ait acquis une nouvelle force, au contraire, il y a affaiblissement muscu¬ 
laire (mesuré au dynamomètre), et, si la dose toxique augmente, c’est la paralysie vraie 
qui se montre. C’est si bien une question de proportions toxiques, que nous ne voyons 
pas la paralysie se montrer indifféremment dans tous les cas. Il faut une intoxication 
profonde, et les accidents parétiques surviennent d’autant plus vite, et d’autant plus 
accusés que la folie motrice était plus prononcée. 
La diffusion de l’agent toxique nous explique la possibilité des localisations les plus 
rares (larynx, langue, cœur, iris). Puisque toutes les cellules peuvent être touchées, toutes 
les manifestations sont possibles. 
Le désordre cardiaque n’entraîne pas la mort subite (fait qui répond au caractère 
de superficialité des altérations qui domine dans la chorée). 
Pour la même raison, l’atrophie musculaire n’est pas durable; l’anéantissement de la 
fonction trophique, tout momentané, en permet la récupération facile. 
Nous avons déjà signalé le fait de l’influence des affections fébriles sur le mouvement 
choréique; les cliniciens ont remarqué que, suivant telles ou telles circonstances acces¬ 
soires se justifie ou non l’adage : febris accedens spasmos solvit. A notre avis, il n’est 
peut-être pas de question en chorée où la notion de l’infection portera plus de lumière. 
Nous avions été frappé de ce fait que la diphtérie, si fréquente dans l’enfance, n’est pas 
signalée parmi les antécédents immédiats du choréique (un seul cas douteux, 1875). Lar 
chose s’explique-t-elle par la nature même du poison dipthérique qui paralyse brutale¬ 
ment? Y a-t-il là un antagonisme toxique? Nous n’osons pas nous prononcer au sujet 
des autres maladies infectieuses, mais nous croyons avoir remarqué que la grippe, que 
la rougeole (affections qui paraissent avoir tant d’affinités avec la septicémie à strepto¬ 
coque), que l’érysipèle surtout, ont déterminé une recrudescence toute particulière. Évi¬ 
demment, l’avenir de la question appartient à l’étude des poisons microbiens qui, seuls» 
après élimination définitive, ou par un antagonisme à constater, peuvent solvere spasmos. 
Voici bien des arguments en faveur de la théorie infectieuse; permettent-ils une con¬ 
clusion ferme? Peut-on poser une loi définitive? Assurément non. 
Nous avons dit ce que devait expliquer une théorie de la chorée; nous avons fait voir 
que la donnée de l’infection, plus qu’aucune autre interprétation, répondait au maximum 
des points obscurs à éclaircir. Mais avons-nous établi autre chose qu’une hypothèse? 
On parle aisément aujourd’hui de l’infection; mais, si l’on invoque le terme, encore 
faut-il par des preuves palpables en donner une justification précise pourtonsles cas; et 
le succès de certaines recherches microbiennes spécifiques estde nature à rendre exigeant. 
Or, dans notre cas, malheureusement, il ne s’agit nullement de spécificité microbienne, 
et de là vient toute la difficulté. 
Sans doute, il serait tout à fait convaincant de retirer de l’organisme des choréiques 
un microbe toujours le même qui, cultivé et inoculé aux animaux, pût reproduire le 
désordre choréique. C’est un succès qu’avait fait espérer Pianese de Naples; mais nous 
ne pouvons accepter de semblables conclusions puisque l’exposé étiologique montre 
avant tout la variété extrême des infections causales. Ce 'qui est spécifique, c’est l’état 
momentané du sujet (âge); c’est aussi son avoir particulier (hérédité nerveuse). Sur un 
terrain ainsi préparé, disons-nous toujours, bien des états infectieux peuvent agir pour 
produire la chorée. Mais, même acceptée dans son sens le plus large, la notion d’infec¬ 
tion reste encore difficile à prouver. 
Il s’agit dans l’étiologie d’affections à microbes inconnus encore, fièvres éruptives le 
plus souvent, auxquelles se surajoutent fréquemment des associations microbiennes 
diverses (cocci). Ceux-ci se retrouvent seuls dans les recherches bactériologiques. 
Existe-t-il réellemement en circulation chez le choréique des poisons microbiens? 
Quelle est leur nature? Quelle est leur toxicité? Qu’est-ce en physiologie générale que 
le mouvement choréique? Quelle est cette convulsion? Quels sont les agents pathogènes 
à toxine convulsivante? Tout ce qu’on sait se réduit aujourd’hui aux travaux de Cour- 
mont et de Roger, travaux dont nous avons parlé. 
Pour les affections dont le parasite est trouvé, il reste à faire, à notre point de vue, 
une étude des conditions biologiques du microbe (sécrétions des poisons, par exemple).
        

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